Affinités

La Villa Gillet en danger…

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Des coupes sombres dans les subventions accordées à la Villa Gillet, ce lieu unique qui attire chaque année, à Lyon et dans sa région, des centaines d’écrivains de tout pays et des milliers de visiteurs, font craindre pour l’avenir de ce lieu unique: la villa Gillet organise chaque année les « Assises Internationales du Roman« , le festival des idées « Mode d’emploi« , sans parler des multiples rencontre qui voient écrivains et collégiens se rencontrer dans la région lyonnaise… Une diminution de plus de la moitié des subventions (dont -70% de la Région Auvergne-Rhône-Alpes) laissent entrevoir une restructuration qui impliquera de nombreux licenciements, au lendemain des Assises du Roman. Pour avoir souvent constaté la qualité des échanges proposés, l’implication et l’enthousiasme des équipes concernées – la villa Gillet est l’exemple même de » l’élitisme pour tous » -, Claude ARNAUD encourage à signer la pétition en ligne demandant la restauration de ces subventions, vitales pour la bonne marche de cette institution, dirigée de longue date par Guy WALTER

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La 16° bourse Cioran à Bruce Bégout…

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La 16e bourse Cioran, décernée par un jury composé de Claude Arnaud, écrivain et ancien lauréat, d’Emmanuelle Bensimon-Weiler, directrice générale du CNL (représentant Vincent Monadé, président), de Belinda Cannone, essayiste et romancière, et de Verena von der Heyden-Rynsch, auteure, traductrice et spécialiste de l’œuvre de CIORAN, a été attribué à Bruce BEGOUT pour un projet d’essai intitulé « La Grande fatigue «  – un projet ambitieux, dont la forme aphoristique, ouverte, plurielle, à rebours de tout dogmatisme, exprime avec élégance les perplexités de l’auteur face à l’époque et son ambiance catastrophique« .  Le projet se présente comme « une tentative de compréhension du nihilisme qui caractérise l’Occident depuis le début du XIXe« .
Né en 1967, Bruce Bégout est déjà l’auteur de nombreux essais, publiés pour la plupart chez Allia, dont un remarquable « De la décence ordinaire » (2008) consacré à Orwell, et de quelques romans.
Décernée tous les ans à un essayiste de langue française afin de lui permettre de mener à bien un projet d’écriture si situant dans la lignée du grand essayiste roumain, créée grâce au legs de Simone Boué sur les droits d’auteurs de l’œuvre d’Emil CIORAN dont elle fut la compagne, cette bourse est dotée d’un montant de 12.000 euros. En 2015, elle avait été à l’auteur d’origine mexicaine Santiago ESPINOSA, en 2014, à Jean-Philippe ROSSIGNOL.

DANS LA RENTREE LITTERAIRE 2015

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Le jeudi 20 août 2015, LE POINT a publié un article de Claude ARNAUD consacré à l’Imposteur, l’impitoyable roman vrai que Javier CERCAS vient de consacrer à Enric Marco, cet octogénaire espagnol qui dirigea pendant des années la CNT, le syndicat anarchiste, la Fédération des Parents d’élèves de Barcelone puis l’amicale des déportés de Mathausen, en témoignant dans tous les médias du martyr vécu par lui en Allemagne, durant la guerre, avant d’être démasqué par un jeune historien inconnu… Réflexion sur l’identité, l’histoire, le sentimentalisme kitsch orchestré par les médias, le livre montre, avec une grande maestria, comment l’Espagne s’est menti à elles-même en célébrant l’imposteur, et s’est offerte à travers lui un passé de Résistante, d’Anarchiste ou de déportés là elle n’avait souvent connu que résignation et attentisme.

Pour découvrir cet article (suivi, dans l’hebdomadaire, d’un long entretien entre Javier CERCAS et Claude ARNAUD)…

Pour découvrir une présentation et des extraits de ce livre, sur le site web du Point

Toujours dans le numéro du POINT daté du 20 août, Claude ARNAUD a publié un long article sur « Ma collection littéraire »,  les notes de lectures d’Alexandre SOLJENITSYNE, toutes consacrée au romanciers russes et traduites et annotées par Georges et Lucile Nivat (Fayard). Pour avoir accès à cet article

LA BOURSE CIORAN 2015…

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La bourse CIORAN 2015, pour 15° édition a été décernée à Santiago ESPINOSA pour un projet d’essai intitulé Le Traité des Apparences.

Composé de Vincent MONADE, Président du Centre national du livre, de Verena von der HEYDEN-RYNSCH, écrivain, traductrice allemande de CIORAN, de Cécile GUILBERT et Claude ARNAUD, anciens lauréats, le jury a salué la qualité et la profondeur de la réflexion mise en oeuvre dans ce projet, tournant autour des propriétés intraduisibles de la musique, en droite ligne de l’oeuvre du moraliste d’origine romaine, dont les droits d’auteurs alimentent le montant de cette bourse annuelle.

Né à Mexico en 1978, Santiago ESPINOSA a déjà fait paraître deux essais en français (et nombre d’autres en espagnol) : L’ouïe de Schopenhauer (L’Harmattan, 2007) et L’inexpressif musical (en collaboration avec Clément ROSSET, Les Belles Lettres, 2013). Pour en savoir plus…   Et encore... Et aussi

CLAUDE ARNAUD RECOMMANDE…

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Dans son numéro 2230 daté du 4 juin 2015, LE POINT publie un article de Claude ARNAUD consacré à Savannah, le livre de Jean ROLIN:

« Une femme a disparu. On ne saura longtemps que son prénom, Kate, son goût prononcé pour la vidéo, son oreille irrégulière, comme grignotée par une souris. La grande Toile nous ayant rendu indiscrets, notre petit doigt nous dit pourtant que Jean ROLIN tente ici de remettre au monde Kate Barry, l’une des filles de Jane Birkin : elle fut un temps sa compagne et mourut voici plus d’un an, en tombant de son balcon parisien, dans des circonstances mal élucidées. »

Pour lire la suite de cet article

 

 

COUP DE MAÎTRE…

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Dans son numéro 2221, daté du Jeudi 2 avril 2015, LE POINT a publié un article de Claude ARNAUD consacré au remarquable seconde roman de Jean-Philippe ROSSIGNOL, Juan Fortuna, publié aux éditions CHRISTIAN BOURGOIS:  »Qu’est-ce qui peut bien pousser un jeune écrivain français à faire de l’Argentine la trame de son second roman, sans y introduire la moindre référence à son propre pays : un violent désir d’ailleurs? L’épuisement du grand ressort national? » Pour lire la suite de cet article

Photo: Matthieu Bourgois

LE BONHEUR DU CRAPAUD

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Dans ces neuf nouvelles italo-marocaines, Umberto PASTI évoque sa vie amoureuse, depuis l’enfance jusqu’à aujourd’hui. La singularité de ce recueil ne tient pas au sexe de ses partenaires, ou à la nature de leurs pratiques, mais à leur appartenance à d’autres espèces. Il effectue son initiation avec Carolina, une coronelle lascive qui s’endort après l’amour, lovée sous ses aisselles. Il s’épanouit avec Darling, une mante religieuse à qui il fait boire des dés de Lemoncello, puis connait une véritable symbiose avec un adorable ténia glouton. La découverte d’un iris « anglais » dans les contreforts du Rif lui fait retracer l’histoire du fameux bandit Raïssouni, l’agonie de la faune de Rohuna, sur le littoral atlantique marocain, les ravages exercés par le mauvais développement. Ecrit avec une grâce, un humour, et un charme irrésistibles, merveilleusement illustré par Pierre LE-TAN, Le Bonheur du crapaud (Flammarion) fait penser à Vladimir Nabokov, Jean-Henri Fabre et Lewis Caroll à la fois.

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CLAUDE ARNAUD RECOMMANDE…

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Claude ARNAUD recommande la lecture du livre d’entretiens qu’Olivier ASSAYAS vient d’accorder à Jean-Michel FRODON. Intitulé Assayas par Assayas (Ed. Stock, 358 p, 24 €), l’ouvrage est un document passionnant qui éclaire, de l’intérieur, les innombrables problèmes matériels, humains et artistiques qu’un metteur en scène doit affronter, avant même d’envisager de tourner un plan. Il s’impose aussi comme un témoignage unique sur une génération, celle de l’après 68, l’époque qui s’ouvrit avec les années 80 et qui s’achève sous nos yeux, et une famille (non seulement la biologique, passionnante en l’occurrence, mais aussi la culturelle).

LE MEILLEUR ROMAN DE LA RENTREE…

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Saluant, dans le Point du 28 août, n°2189, Terminus radieux (Le Seuil, 624 p. 22 €) qu’il tient pour le meilleur roman de cette rentrée littéraire 2014, CLAUDE ARNAUD  écrit au sujet de son auteur, Le chamane Volodine: « Les vrais écrivains font parfois figures de monstres. Leurs livres étranges semblent des défis arrogants aux fictions molles et aux documents romancés qui prolifèrent. Antoine VOLODINE fait partie de ces résistants qui préfèrent parier sur notre intelligence littéraire plutôt que de nous taper dans le dos à chaque phrase. Un pur et un voyant.

Nous sommes dans les confins sibériens, parmi les décombres, des décennies après notre ère. La seconde Union soviétique dont rêve Poutine a eu le temps à son tour de s’écrouler, après des accidents nucléaires en cascade; les survivants errent en quête d’abri croisent un train en panne chargé de soldats désoeuvrés  (…)

A l’image du train qui mène soldats et rescapés vers les camps « salvateurs », l’intrigue de VOLODINE s’arrête parfois au milieu de nulle part pour accueillir de nouveaux zeks. Il faut donc posséder du souffle et de l’ironie pour jouir pleinement de son univers, sans parler de ce fatalisme russe qu’il exploite à merveille; mais quelle jubilation, alors! Touillant les herbes les plus noires dans son chaudron, ce Français russophone s’avère un redoutable chamane« .

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Le 4 novembre 2014, Antoine VOLODINE a reçu le prix MEDICIS  pour ce Terminus radieux,  par huit voix contre une à Laurent MAUVIGNIER (Autour du monde), et ce dès le 1er tour du scrutin.

CLAUDE ARNAUD RECOMMANDE…

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Saisie poétique du séisme qui a ravagé Port-au-Prince, il y a tout juste 4 ans, « L’Ange de charbon« , que les éditions Zulma publient ce 1° mars 2014, témoigne avec éclat de la ferveur des mythes dont Haïti continue de se nourrir, qu’ils remontent aux récits bibliques ou émanent du panthéon vaudou. D’une vrai richesse « prophétique », il fait entendre la voix étrange et singulière de Dominique BATRAVILLE, écrivain et acteur haïtien, découvert ici dans Royal Bonbon, le long-métrage de Charles NAJMAN (Prix Jean Vigo 2002), tout en donnant les clefs romanesques de l’imaginaire d’une île qui, par-delà son calvaire, reste une des zones les plus fécondes de la Caraïbe, sinon sa plus grande puissance culturelle avec Cuba.

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