Archive for octobre, 2015

LA DUCHESSE DE GUERMANTES DESHABILLEE AU PALAIS GALLIERA

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Du 7 novembre 2015 au 20 mars 2016, le Palais Galliera (10 avenue Pierre 1er de Serbie,Paris 16e) présente les robes trésors de la comtesse Greffulhe dans le cadre de l’exposition La Mode retrouvée”. Celle qui inspira partiellement à PROUST le personnage de la duchesse de Guermantes ayant légué l’ensemble de sa garde-robe, ce sera l’occasion unique d’explorer l’univers d’une femme remarquable, l’intime de Robert de MONTESQUIOU son cousin. Qui régenta la vie mondaine et culturelle parisienne de la fin du Second Empire aux Années folles, aida les opéras de Wagner ou les Ballets russes à se produire, « assit » mondainement la réputation de Gustave Moreau et de James Whistler et soutint les recherches de Marie Curie ou d’Édouard Branly, tout en défendant la cause du capitaine Dreyfus. Pour en savoir plus

A l’occasion de cette exposition, qui sera montrée ensuite au Museum at FIT (Fashion Institute of Technology), New York (septembre 2016), le Palais Galliera et Paris Musées publient un catalogue, sous la direction d’Olivier Saillard. Claude Arnaud y a contribué avec un texte intitulé “La Colombe poignardée” commençant ainsi: “Au temps de Henri IV et de Louis XIV, on distinguait le corps physique du roi — périssable et mortel — et le corps mystique de la monarchie, par essence éternelle. Morte il y a un demi-siècle, Élisabeth de Caraman Chimay, comtesse Greffulhe par son mariage, s’offre à nous sous des formes presque aussi extrêmes. Sa dimension la plus mondaine s’affiche dans les parures qu’elle commanda aux meilleurs couturiers sa vie durant; sa dimension la plus secrète illumine le personnage de la duchesse de Guermantes, pilier féminin de la cathédrale de papier que bâtit Proust. La première a tout, beauté, fortune, naissance, châteaux et valets ; la seconde souffre en silence, faute d’être aimée…” Pour en savoir plus… (Une petite erreur s’est faufilée dans le texte, il faut remplacer Jules de Goncourt, trois fois cités, par son frère Edmond!)

“Leah’s choice: La Mode Retrouvee. Les Robes Tresors de la Comtesse Greffulhe, by Olivier Saillard, Claude Arnaud, Laure Hillerin, Sylvie Lecallier and Valerie Steele (2015).

“This book is the catalogue for an exhibition of the same name, currently running at the Palais Galliera in Paris (7th November 2015– 20th March 2016). Because I am not yet sure whether I am going to be able to see the show before it ends this book is on my Christmas wishlist as substitute for the real deal, which displays a selection of the clothes, but also photographs and films of the Countess Greffulhe – an influential and impressive society figure in early twentieth century Paris and Marcel Proust’s inspiration for the Duchess Guermantes in his novel In Search of Lost Time.” Leah’s choice, The Courtauld Institut of arts. Read the blogGet this catalogue

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In NEW YORK, at the Fashion Institute of Technology, Special Exhibitions Gallery (September 23, 2016 – January 7, 2017) “Proust’s Muse, The Countess Greffulhe” features extraordinary fashions from the legendary wardrobe of Élisabeth de Caraman-Chimay, the Countess Greffulhe (1860–1952). A famous beauty celebrated for her “aristocratic and artistic elegance,” the countess was a fashion icon. Read more

REQUIEM POUR LES HEROS MANQUES

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Dans son numéro 2249, daté du jeudi 15 octobre 2015, LE POINT a publié un article de Claude ARNAUD intitulé “Requiem pour les héros manqués” et consacré à “Génération perdue” (Le Seuil), un essai de Maurizio SERRA sur ces écrivains qui se rêvèrent en héros, dans les années 30, et ne trouvèrent souvent que la mort ou l’exil. ” L’histoire manque de nuance. Elle transforme les vainqueurs en héros et les vaincus en vilains, repeint en rose et noir une réalité souvent grise, et même en se «révisant» reste daltonienne. Remarqué pour ses biographies de Malaparte et d’Italo Svevo, après son livre fondateur sur Les Frères séparés (Aragon, Drieu, Malraux) Maurizio SERRA persiste à récrire notre entre-deux-guerres sans juger ni moraliser – il préfère les chemins de contrebandier aux guichets de douane.  Il cherche ici à isoler les ressorts esthétiques communs à des écrivains aussi éloignés idéologiquement que Crevel et Montherlant, Klaus Mann et W.H. Auden, mais tout aussi impatients de redessiner une réalité trop médiocre pour eux. Fascinés par l’action, ils rêvent d’acquérir l’aura entourant leurs aînés qui  s’illustrèrent durant les combats de la première guerre, de Lawrence d’Arabie à D’Annunzio. Attirés par le communisme aussi bien que par le fascisme, ils brûlent de quitter leur donjon pour lancer des mots aussi efficaces que des balles…” Pour lire cet article

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