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308 auteurs rejoignent les écrivains en partance de chez Grasset pour réclamer une clause de conscience…

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Le journal La Tribune Dimanche publie, ce 10 avril 2026, une pétition signée par 308 auteurs – beaucoup sont en train de les rejoindre -, dont Claude ARNAUD, pour demander l’établissement d‘une clause de conscience pour les écrivains, comme en bénéficient les journalistes face à leurs actionnaires, quand leur maison d’édition passe dans les mains d’un groupe ou d’une entité décidée à changer de ligne éditoriale. C’est le début d’une longue lutte juridique qui va être difficile, mais qui devrait avoir le mérite de permettre a d’autres, à l’avenir, d’échapper à la situation pénible que nous, auteurs GRASSET, vivons aujourd’hui. Pour lire ce texte, et découvrir la liste de ses signataires

Des éditeurs protestent aussi contre le limogeage d’Olivier NORA

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De nombreux éditeurs, parmi les plus influents de la place parisienne, et même italienne, ont apporté à OLIVIER NORA et aux 170 auteurs qui ont décidé de ne plus resigner de contrat avec GRASSET un soutien actif et public. Choqués par le licenciement brutal du premier par le groupe VIVENDI, à la main de Vincent BOLLORE, les dirigeants des maison GALLIMARD, ACTES SUD, SOUS-SOL, BOUQUINS, ADELPHI etc.. ont publié le texte suivant

En ce 18 avril, ils ont été rejoints pas un flot d’éditeurs, portant leur nombre à 371 – du jamais vu dans notre petit monde !

Pour découvrir cette nouvelle liste

Hommage à un prince de l’édition

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Tristesse, accablement, colère, tels sont les sentiments suscités par le renvoi brutal d’Olivier

(Olivier Nora, 06/11/2017 par Sophie Bassouls)

NORA, à la tête depuis 26 ans de la maison GRASSET, par le groupe HACHETTE, désormais propriété de Vivendi, au sein du groupe BOLLORE. Il a suffit d’un désaccord au sujet de la date de sortie du prochain livre de Boualem SENSAL, récemment débauché par le groupe au détriment de GALLIMARD pour raconter son incarcération à Alger, et plus encore, semble-t-il, du refus d’Olivier NORA de publier le prochain essai de Nicolas DIAT, éditeur chez FAYARD de Philippe de VILLIERS et du cardinal Robert SARAH, entre autres auteurs de la droite dure, pour acter un divorce que beaucoup redoutait en silence, FAYARD servant déjà de vitrine idéologique au groupe et GRASSET ayant toujours été d’abord une maison littéraire, très ouverte esthétiquement et idéologiquement.

Les auteurs GRASSET sont aujourd’hui unanimes à célébrer la compétence, la courtoisie, l’intelligence, le brio et et l’humanité d’un éditeur qui aura eu le don de créer avec chacun une relation de confiance et d’intimité devenue rare, dans un monde de plus en plus verrouillé par des financiers. Ils n’attendent qu’une chose: qu’Olivier NORA reprenne ailleurs du service et fasse à nouveau vivre la littérature dans les conditions optimum de confiance et d’humanité. L’histoire n’est pas fini.

115 d’entre eux, dont Claude ARNAUD  – et ils affluent encore – ont rédigé hier soir un texte de soutien à Olivier NORA publié par l’Agence France-Presse. Pour en savoir plusOu encore...

Pour découvrir le texte intégral de ce texte

Sadness, despondency, anger: these are the feelings aroused by Olivier NORA’s abrupt dismissal. NORA, who had headed the GRASSET publishing house for 26 years, was part of the HACHETTE group, now owned by Vivendi, within the BOLLORE group. A disagreement over the release date of Boualem SENSAL’s next book—SENSAL having recently been poached by the group from Gallimard to recount his imprisonment in Algiers—and even more so, it seems, Olivier NORA’s refusal to publish the next essay by Nicolas DIAT, Fayard’s editor of Philippe de VILLIERS and Cardinal Robert SARAH, among other far-right authors, were enough to seal a divorce that many had silently feared. Fayard already served as an ideological showcase for the group, while Grasset had always been primarily a literary house, open aesthetically and ideologically.

Grasset authors are now unanimous in praising the competence, courtesy, intelligence, brilliance, and humanity of an editor who had the gift of creating with each of them a relationship of trust and intimacy that has become rare in a world increasingly controlled by financiers. They are waiting for only one thing: for Olivier NORA to return to work elsewhere and once again bring literature to life in the best possible conditions of trust and humanity. The story is not over. 115 of them, including Claude ARNAUD —and more are to come — sent a statement of support for Olivier NORA last night, published by Agence France-Presse. Read this statement

Claude ARNAUD recommande…

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...la grande exposition « MATISSE 1941-1954 » qui s’est ouverte hier soir au Grand Palais de Paris, magistrale rétrospective couvrant les années les plus douloureuses du peintre (il sort d’une lourde opération qui limite ses gestes et le rend dépendant d’assistantes) et les plus colorées. Mis en valeur par un accrochage exceptionnellement aérien, les trois cent oeuvres montrées célèbrent l’étrange libération d’un « réssuscité » qui profite de son handicap pour abandonner (partiellement) les pinceaux et la peinture et inaugurer une nouvelle vie artistique fondée sur le découpage et le collage – un bref documentaire signé Frédéric ROSSIF et Henri LANGLOIS le montre actionnant avec une aisance d’ogre d’énormes ciseaux de couturière – inventant ainsi une nouvelle façon d’organiser l’espace qui va profondément marquer les peintres américains de l’après-guerre. Claudine GRAMMONT et Alix AGRET, les deux commissaires, ont eu la possibilité de faire venir , non seulement des Etats-Unis mais du monde entier, des oeuvres jamais vues ici et l’intelligence de montrer le plus vibrant du travail acharné d’un créateur qui pouvait passer des mois à choisir le jaune citronné qu’exigeaient ses vitraux : une leçon de courage pour quiconque se donne une ambition artistique et essaye de réenchanter la vie.

ZWEIG altéré…

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Dans son numéro 2798, en date du 12 mars 2026, LE POINT publie un article de Claude ARNAUD intitulé « Dans la peau des autres » consacré à la publication, dans la collection « Bouquins », de « Vies d’écrivains », une sélection des meilleurs portraits littéraires de Stefan ZWEIG préfacée par Pierre DUCROZET. Pour lire cet article

Sur l’extraordinaire collection de Roger CAILLOIS

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LE POINT, dans son numéro 2792, en date du 29 janvier 2026, publie un article de Claude ARNAUD dédié à l’extraordinaire collection de minéraux que l’écrivain Roger CAILLOIS (1913-1978) constitua, dans un premier temps en Argentine, à partir de 1952, puis enrichit sans cesse jusqu’à sa mort. Abritée par le Muséum d’histoire naturelle de Paris, cet ensemble somptueux de pierres rares est encore visible, jusqu’au 29 mars, à l’Ecole des Joailliers de Paris, 16 bis boulevard MONTMARTRE, 75009. L’entrée est libre. Pour découvrir cet article…

Le prix Sevigné 2025 a été remis!

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Le 30 ème prix SEVIGNE a été remis ce mardi 20 janvier 2026 dans les locaux parisiens de SOTHEBY’S France, aux quatre maitres d’oeuvre de l’extraordinaire correspondance entre Gustave COURBET et l’énigmatique MATHILDE, une jeune aventurière que le peintre ne rencontra jamais mais avec qui il entretint, entre 1872 et 73, une correspondance obscène, pareille à une plongée dans son légendaire tableau « L’Origine du monde « : Ludovic CARREZ, Pierre-Emmanuel GUILLERAY, Berenice RIGAUD-HARTWIG et Laurence MADELINE ont tour à tour raconté l’histoire incroyable de la découverte de ces lettres, oubliées dans une armoire située dans les combles de la bibliothèque de Besançon, que les éditions Gallimard, appuyée par la ville de Besançon, ont éditées en avril de l’an passé dans la collection Arts et Artistes publiée par Jean-Loup CHAMPION. Pour en savoir plus

Le jury du prix est composé de Claude ARNAUD, Jean BONNA, Jean-Pierre de BEAUMARCHAIS, Manuel CARCASSONNE, Jean-Paul CLEMENT, Charles DANTZIG, Natalie DAVID-WEILL, Anne de LACRETELLE (fondatrice du prix), Marc LAMBRON, Gilbert MOREAU, Christophe ONO-DIT-BIOT, Daniel RONDEAU, et Anne-Marie SPRINGER.

(Courbet: l’homme blessé)

Le pirate des Caraïbes

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C’est l’ordre international instauré, vaille que vaille, par les puissances victorieuses de l’Axe en 1945 qui s’effondre chaque jour un peu plus sous les coups de buttoir des impérialismes réassumés. Après l’invasion de l’UKRAINE, décidée par le seul autocrate du KREMLIN voici quatre ans, le kidnapping de MADURO sur ordre de TRUMP, tout comme à un tout autre niveau la publication d’une carte du GROENLAND aux couleurs de la bannière étoilée par l’épouse du directeur adjoint du cabinet de la Maison Blanche, signalent le retour des grands aligators autour du marigot mondial. Personne ne regrettera l’affreux caudillo vénezuelien, mi-bourreau mi-clown, responsable direct de la paupérisation fulgurante de son pays et de l’exil de 7 millions de ses habitants – sur 28 ! – et qui menaçait lui-même, en bon impérialiste local, d’envahir le GUYANA voisin pour s’emparer du tiers pétrolifique de ce petit pays, très pauvre jusque-là. Mais cette politique de la canonnière que le nouveau pirate des Caraïbes menace d’étendre à tout pays lui désobéissant, dans la zone d’influence édictée en 1823 par le président MONROE – toutes les Amériques, étendues  jusqu’au DANEMARK donc – confirme que le XXI° siècle sera fertile en guerres majeures. Plus rien n’empêche XI d’envahir TAÏWAN, MOSCOU de venir à la rescousse des russophones « opprimés » d’ESTONIE, la TURQUIE de sauter sur les îles grecques qui restreignent son accès à la mer, etc… – au nom du respect des zones d’influence, selon la logique impériale qui avait poussé l’EUROPE à se partager l’AFRIQUE au Congrès de BERLIN, en 1885. Logique qui nous a valu trois guerres atroces, dont deux mondiales, mais que nous semblons chaque jour moins nombreux à ne plus vouloir suivre. Et d’envahisseur à envahi, il n’y a pas loin. Zelenski n’a-t-il pas été qualifié de « dictateur » par Trump? Qu’est-ce qui l’empêcherait de le kidnapper, s’il refusait un accord de paix que les deux empires, russe et américain, auraient concocté dans son dos? Et pourquoi pas s’incorporer aussi le Canada, le Panama, Gaza, et d’autres territoires que les USA ont explicitement revendiqués? Les dieux ont soif, et nous sommes le marigot.

Pour les fêtes, Claude ARNAUD recommande…

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« L’Agent secret », film du brésilien Kleber MENDONCA FILHO, situé à Recife, sous la dictature, lors du carnaval de 1977, où l’on suit la dérive d’un anti-héros, incarné par l’extraordinaire Wagner MOURA (prix d’interprétation à Cannes), qui fuit les sbires du régime et cherche à se refaire une identité mais aussi à retrouver son fils, qu’il a confié à ses beaux-parents,  tout en enquêtant sur sa propre mère, qu’il n’a pas connu et qui s’avère avoir été engrossée par le fils de ses patrons – chronique à la fois drôle, charmante et languide, qui frise un instant le fantastique mais dont les personnages sont d’une vérité confondante, jamais frontalement politique et d’autant plus efficace pour rendre  l’époque, avant que les tueurs ne se rapprochent  et hissent le film au rang des meilleurs thrillers. Ou comment montrer la dictature dans un pays fait pour le plaisir, sans presque jamais montrer d’uniformes – c’est  vraiment ce que l’ont peut faire de plus singulier, de plus attachant et de plus exacte en guise de reconstitution et d’invention formelle. 

Il faut aussi absolument voir aussi « Sound track to a Coup d’Etat », du belge Johan GRIMONPREZ, remarquable documentaire consacré au renversement, par la CIA, les services secrets belges et anglais, de Patrice LUBUMBA, le premier ministre du Congo ex-belge tout juste indépendant (1960), après qu’ils aient suscité « l’indépendance » du Katanga, province richissime en minerais rares ( dont l’uranium qui servit à la première bombe A). L’instrumentalisation de Louis ARMSTRONG par les golpistes, tout comme les protestations sonores de Max ROACH et d’Abbey LINCOLN au siège de l’ONU, permettent au film de vivre au moins autant par sa bande-son, saturée de jazz, de soul, de salsa et de mambos, que par ses extraordinaires images d’archives (discours inoubliables de Kroutchev à l’ONU). Deux heures et demi de bonheur synthétique, dédiées à une époque qui se voyait un avenir, contrairement à d’autres.

Les mocassins volants d’Olivier SAILLARD

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Ce mardi 9 décembre 2025, Olivier SAILLARD a présenté au public de la Ménagerie de verre (Paris 75011), dans une performance menée par Axelle DOUÉ et  Kayjije KAGAME, les 19 paires de mocassins  » à la trace » qu’il a spécialement créés, avec les les artisans des ateliers WESTON, pour 19 de ses

proches, de Rachida BRAKNI à Emanuele COCCIA, d’Eric CANTONA à Hélène DELPRAT, de Sophie FONTANEL à Mathilde MONNIER, à partir de vêtements qu’elles et ils ont portés. Tirée d’un pantalon corsaire, le modèle ici présenté a été conçu et executé pour Claude ARNAUD. Pour lire le texte de présentation d’Olivier SAILLARD. Et celui où Claude ARNAUD retrace l’histoire de ce pantalon métamorphosé en chaussures. « Dans un coton rayé d’espoirs/ Contrariés par un berlingot d’eau de Javel amnésique/ Un pantalon porté par Claude Arnaud/ Taillé en mocassin Dandy de circonstances/ Et de grands boulevards errants », conclue Olivier SAILLARD. Tous ces modèles sont visibles à la  galerie-boutique Weston  du  Marais,  46  rue  des  Archives,  75004,  jusqu’au  17  janvier, puis  partiront  pour  le  Japon,  où  ils seront exposés  à  Tokyo, dans le magasin Weston d’Hamacho, jusqu’au  25  février.

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