Evénements
Au légendaire château de CERISY-LA-SALLE
0CLAUDE ARNAUD est intervenu, ce mardi 5 août 2025, au colloque » JEAN COCTEAU, DÉNIAISEMENT DES LETTRES ET DES ARTS« , au château de CERISY-LA-SALLE, lieu de rencontre légendaire où se croisèrent les ténors du NOUVEAU ROMAN et de la NOUVELLE CRITIQUE après avoir pris le relai des rencontres de PONTIGNY, qui réunissaient régulièrement GIDE, MAURIAC ou MALRAUX. Il est longuement revenu sur la genèse de sa biographie de COCTEAU devant un public attentif
de chercheurs, d’universitaires et de curieux, en compagnie de David GULLENTOPS, éminent spécialiste de l’œuvre et auteur de plusieurs essais sur l’intermédialité chez COCTEAU.
GAZA persécuté
0L’armée israélienne a fini par reconnaître une « erreur » après que son protecteur américain se soit étonné que l’église catholique de la Sainte Famille de Gaza ait été bombardée, mais ce sont des dizaines d' »erreurs », à cette aune, que Tsahal commet chaque jour dans cette bande martyr – à ceci près que ce sont d’ordinaire des mosquées, des hôpitaux, des écoles, des dispensaires, des immeubles civils qui sont visés par centaines. Personne ne doute que certaines de ses installations n’abritent encore dans leurs sous-sols des cellules du Hamas, mais cette stratégie militaire, après plus de deux ans de pilonnages massifs censés avoir éradiqué le groupe islamiste, ne peut plus masquer le désir quasi-assumée de vider la bande de ses habitants en les dégoûtant d’y survivre plus longtemps. L’incapacité de l’Europe à sanctionner Israël de ce nettoyage ethnique à peine déguisé n’est pas acceptable. Pourquoi l’Ukraine occupée, la Birmanie des putschistes ou la Biélorussie dictatoriale et pas Gaza? Comment peut-on tolérer que chaque jours des dizaines de malheureux venus chercher de l’aide alimentaire soient tirés comme des lapins? La vengeance sans fin ne peut servir de stratégie militaire, les standards humanitaires doivent être les mêmes partout.
HAÏTI martyr
0Les gangs port-aux-princiens, dirigés par un ancien policier de la Police Nationale d’Haïti connu sous le nom flatteur de BARBECUE, au sein d’un consortium ironiquement baptisé « Vivre Ensemble », ont incendié en début de semaine le légendaire hôtel OLOFFSON. Là, depuis plus de cinquante ans, défilaient tous les amis d’HAÏTI, des plus modestes intervenants internationaux agissant au sein des ONG aidant le pays, aux plus glamour des célébrités qui prenaient alors plaisir à honorer » la perle des Antilles », de Graham GREENE, qui évoqua le lieu dans Les Comédiens, à Aubelin
JOLICOEUR, célèbre chroniqueur de la vie locale et de Mick JAGGER, des Rolling Stones, au cinéaste danois Jurgen LETH, le mentor de Lars von TRIER – tous y avaient une chambre à leur nom, tout comme Charly NAJMAN, qui tourna de remarquables films sur place, de ROYAL BONBON, prix Jean VIGO 2002, aux ILLUMINATIONS de Mme NERVA. La perte de cet hôtel, comme l’a dit son animateur Richard MORSE, qui est aussi le leader du groupe musical RAM, n’est rien à côté des milliers des victimes des gangs, kidnappés, violés, rackettés, raffalés depuis des années, mais elle est symptomatique de la spirale autodestructrice qui emporte le pays, créant des dizaines de milliers de réfugiés, détruisant écoles, hopitaux, commissariats, fermant aéroports, ports et routes par dizaines, traumatisant des myriades de simples gens et précipitant ce pays, autrefois l’héroïque auteur de son affranchissement contre les colons français qui l’avaient réduit en esclavage, à une atroce impuissance. Qui a de nombreux et anciens liens avec ce pays ne peut que souhaiter un sursaut national, et un armement massif de la population pour qu’elle se libère de cette tyrannie, la plus sanglante qu’il ait connu depuis son indépendance entre 1789-1804.
Le 6 octobre, en hommage à Edmund WHITE
0Le 6 octobre 2025, à 19 heures, à la Maison de l’Amérique Latine, 217 bld Saint-Germain, Paris 75007, un groupe d’éditeurs, d’écrivains et de chercheurs composé de Claude ARNAUD, Dominique BOURGOIS, René de CECCATTY, Olivier COHEN, Albert DICHY, Ivan NABOKOFF et Gilles SIOUFFI animera un hommage à EDMUND WHITE, décédé ce mois de juin, où de nombreux auteurs prendront la parole. L’auteur d’Un jeune américain, de La Tendresse sur la peau, de La Symphonie des adieux et de tant d’autres grands livres, aura marqué deux générations de lecteurs, et pas seulement homosexuels, tout comme il aura conquis la plupart de ceux qu’il aura croisé, entre New-York, Paris, Rome, Venise et Londres, ses villes d’élection, aux cours de ses vies. Pour en savoir plus…
MAÏA HRUSKA, 25ÈME BOURSE CIORAN
0Pour sa 25ème édition, la Bourse CIORAN a été décernée à Maïa HRUSKA pour son essai à venir intitulé Pokoï, mot tchèque signifiant à la fois la chambre et la tranquillité, sur le polyglottisme littéraire à travers les cas d’écrivains comme GOMBROWICZ, NABOKOV, CONRAD.., qui purent penser dans une langue et écrire dans une autre. Tout en reconnaissant au projet autobiographique de Jean-Paul CIVEYRAC une grande tenue, le jury, composé de Régine HATCHUNDO, présidente du Centre Nationale du Livre, de Pascal PERRAULT, son directeur général, de Claude ARNAUD, écrivain, ancien lauréat, de Belinda CANONNE, essayiste et romancière et de Bernard LACARELLE, éditeur et ex-lauréat, a reconnu dans celui de Maïa HRUSKA une thématique entrant idéalement en écho avec celle de CIORAN, dont les droits de vente des livres continuent d’abonder chaque année le montant de la bourse. Maïa HRUSKA avait déjà signé l’an dernier, avec Dix version de Kafka, un excellent essai, publié chez Grasset, sur les dix écrivains qui avaient les premiers traduits l’auteur de La Métamorphose, en le « réécrivant » à chaque fois dans leur langue.
Pour découvrir le communiqué du Centre National du Livre…
Pour célébrer Georges LIEBERT…
0La revue trimestrielle COMMENTAIRE, dans son numéro 190 daté de l’été 2O25, rend hommage au remarquable éditeur et essayiste que fut George LIEBERT (1943-2025). CLAUDE ARNAUD y a contribué avec un texte intitulé « LA TEMPÊTE GEORGES ». Pour lire l’amorce de cette contribution... Et pour découvrir ses premiers paragraphes…
La première sélection du Prix Sevigné
0Le jury du prix Sévigné, créé en 1996 par Anne de Lacretelle pour les 300 ans de la disparition de la marquise de Sévigné, et qui récompense chaque année la ou les personnes ayant édité une correspondance remarquable, a opéré ce 10 juin 2025 une présélection de trois titres:
Gustave COURBET, Correspondance avec Mathilde (éd. Gallimard/ville de Besançon), édition de L. Carrez, P.E. Guilleray, B. Hartwig et L. Madeline.
Marcel PROUST, Bernard Grasset, Correspondance, édité par Pascal FOUCHE (ed. Grasset)
Michel TOURNIER, L’invention de l’écrivain par lui-même ( Lettres écrites à Hellmut WALLER 1962-2012), édition établie par Arlette BOULIMIE, édition Gallimard
Le jury réunit Jean Bonna, président, Claude Arnaud, Jean-Pierre de Beaumarchais, Manuel Carcassonne, Jean-Paul Clément, Charles Dantzig, Natalie David-Weill, Anne de Lacretelle, Marc Lambron et Daniel Rondeau, ainsi que Gilbert Moreau, Christophe Ono-dit-Biot et Anne-Marie Springer.
Une nouvelle jurée au prix Décembre
0Ce mercredi 11 juin 2025, le jury du prix DECEMBRE se sont réunis pour remplacer Oriane GALIGNIANI-JONCOURT, partie rejoindre le prix FEMINA. C’est Maylis de KERANGAL qui a été choisie pour la remplacer. Romancière et styliste née en 1957, elle est entre autres l’autrice de Corniche Kennedy,
qui l’a fait connaître en 2010, de Naissance d’un pont,
qui a reçu à l’unanimité le prix Médicis et de Réparer les vivants, grand prix RTL LIRE en 2014.
Adieux émouvants à Angelo RINALDI
0Ce vendredi 16 mai 2025, les parents venus de Corse, les amis parisiens d’Angelo RINALDI comme ses admirateurs de toutes origines se sont réunis en l’église SAINT-GERMAIN-DES-PRÉS à Paris pour rendre un dernier hommage à l’auteur de « La dernière fête de l’Empire », décédé ce 7 mai à Paris. De nombreux écrivains (Amin MAALOUF, Charles DANTZIG, Jean-Maris BESSET…) ont témoignés de la présence singulière d’un auteur qui avait placé plus haut que tout la littérature et qui, comme critique, avait imposé un magister d’une rare rigueur, celle d’un incorruptible qui aurait eu de l’humour. Jacques-François LOISELEUR des LONGCHAMPS, qui l’aura accompagné dans les dernières années, a chanté L’invitation au voyage de DUPARC et le comédien Charles GABRIEL a récité un poème d’Olivier LARRONDE, un des poètes préférés du défunt.
Pour découvrir le témoignage lu dans l’église par Claude ARNAUD…page 1. page 2. page 3.
Pour lire l’article que Claude ARNAUD avait consacré, dans Le Point, au dernier roman publié d’Angelo Rinaldi, Torrent… Ou encore…
Pour lire ou relire l’article qu’Angelo RINALDI avait consacré à sa biographie de COCTEAU, parue chez Gallimard en 2003 : page 1. page 2. page 3. page 4
Claude ARNAUD recommande…
0…le remarquable essai publié aux éditions PLON par Dominique BOURGOIS, sous-titré « Histoire du racisme et usages d’un mot contreversé », qu’un juriste africain-américain enseignant à Harvard, Randall KENNEDY, consacre au mot le plus dévastateur de la langue anglaise, devenu si insupportable aux Etats-Unis qu’il n’est plus toléré que sous la forme euphémisée de « N word ». KENNEDY montre que « Nigger » survit en vérité à l’intérieur de la communauté noire, qu’il est
revendiqué par les artistes africain-américains du stand-up comic et même par certains Blancs entre eux. L’étude de ce seul mot explosif, bien plus péjoratif que le « Negro » lui aussi délaissé, s’avère un extraordinaire révélateur de la société américaine, de son racisme fondateur et de ses difficultés à vivre hors des critères de couleur.
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