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Le prix Sevigné 2025 a été remis!

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Le 30 ème prix SEVIGNE a été remis ce mardi 20 janvier 2026 dans les locaux parisiens de SOTHEBY’S France, aux quatre maitres d’oeuvre de l’extraordinaire correspondance entre Gustave COURBET et l’énigmatique MATHILDE, une jeune aventurière que le peintre ne rencontra jamais mais avec qui il entretint, entre 1872 et 73, une correspondance obscène, pareille à une plongée dans son légendaire tableau « L’Origine du monde « : Ludovic CARREZ, Pierre-Emmanuel GUILLERAY, Berenice RIGAUD-HARTWIG et Laurence MADELINE ont tour à tour raconté l’histoire incroyable de la découverte de ces lettres, oubliées dans une armoire située dans les combles de la bibliothèque de Besançon, que les éditions Gallimard, appuyée par la ville de Besançon, ont éditées en avril de l’an passé dans la collection Arts et Artistes publiée par Jean-Loup CHAMPION. Pour en savoir plus

Le jury du prix est composé de Claude ARNAUD, Jean BONNA, Jean-Pierre de BEAUMARCHAIS, Manuel CARCASSONNE, Jean-Paul CLEMENT, Charles DANTZIG, Natalie DAVID-WEILL, Anne de LACRETELLE (fondatrice du prix), Marc LAMBRON, Gilbert MOREAU, Christophe ONO-DIT-BIOT, Daniel RONDEAU, et Anne-Marie SPRINGER.

(Courbet: l’homme blessé)

Le pirate des Caraïbes

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C’est l’ordre international instauré, vaille que vaille, par les puissances victorieuses de l’Axe en 1945 qui s’effondre chaque jour un peu plus sous les coups de buttoir des impérialismes réassumés. Après l’invasion de l’UKRAINE, décidée par le seul autocrate du KREMLIN voici quatre ans, le kidnapping de MADURO sur ordre de TRUMP, tout comme à un tout autre niveau la publication d’une carte du GROENLAND aux couleurs de la bannière étoilée par l’épouse du directeur adjoint du cabinet de la Maison Blanche, signalent le retour des grands aligators autour du marigot mondial. Personne ne regrettera l’affreux caudillo vénezuelien, mi-bourreau mi-clown, responsable direct de la paupérisation fulgurante de son pays et de l’exil de 7 millions de ses habitants – sur 28 ! – et qui menaçait lui-même, en bon impérialiste local, d’envahir le GUYANA voisin pour s’emparer du tiers pétrolifique de ce petit pays, très pauvre jusque-là. Mais cette politique de la canonnière que le nouveau pirate des Caraïbes menace d’étendre à tout pays lui désobéissant, dans la zone d’influence édictée en 1823 par le président MONROE – toutes les Amériques, étendues  jusqu’au DANEMARK donc – confirme que le XXI° siècle sera fertile en guerres majeures. Plus rien n’empêche XI d’envahir TAÏWAN, MOSCOU de venir à la rescousse des russophones « opprimés » d’ESTONIE, la TURQUIE de sauter sur les îles grecques qui restreignent son accès à la mer, etc… – au nom du respect des zones d’influence, selon la logique impériale qui avait poussé l’EUROPE à se partager l’AFRIQUE au Congrès de BERLIN, en 1885. Logique qui nous a valu trois guerres atroces, dont deux mondiales, mais que nous semblons chaque jour moins nombreux à ne plus vouloir suivre. Et d’envahisseur à envahi, il n’y a pas loin. Zelenski n’a-t-il pas été qualifié de « dictateur » par Trump? Qu’est-ce qui l’empêcherait de le kidnapper, s’il refusait un accord de paix que les deux empires, russe et américain, auraient concocté dans son dos? Et pourquoi pas s’incorporer aussi le Canada, le Panama, Gaza, et d’autres territoires que les USA ont explicitement revendiqués? Les dieux ont soif, et nous sommes le marigot.

Pour les fêtes, Claude ARNAUD recommande…

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« L’Agent secret », film du brésilien Kleber MENDONCA FILHO, situé à Recife, sous la dictature, lors du carnaval de 1977, où l’on suit la dérive d’un anti-héros, incarné par l’extraordinaire Wagner MOURA (prix d’interprétation à Cannes), qui fuit les sbires du régime et cherche à se refaire une identité mais aussi à retrouver son fils, qu’il a confié à ses beaux-parents,  tout en enquêtant sur sa propre mère, qu’il n’a pas connu et qui s’avère avoir été engrossée par le fils de ses patrons – chronique à la fois drôle, charmante et languide, qui frise un instant le fantastique mais dont les personnages sont d’une vérité confondante, jamais frontalement politique et d’autant plus efficace pour rendre  l’époque, avant que les tueurs ne se rapprochent  et hissent le film au rang des meilleurs thrillers. Ou comment montrer la dictature dans un pays fait pour le plaisir, sans presque jamais montrer d’uniformes – c’est  vraiment ce que l’ont peut faire de plus singulier, de plus attachant et de plus exacte en guise de reconstitution et d’invention formelle. 

Il faut aussi absolument voir aussi « Sound track to a Coup d’Etat », du belge Johan GRIMONPREZ, remarquable documentaire consacré au renversement, par la CIA, les services secrets belges et anglais, de Patrice LUBUMBA, le premier ministre du Congo ex-belge tout juste indépendant (1960), après qu’ils aient suscité « l’indépendance » du Katanga, province richissime en minerais rares ( dont l’uranium qui servit à la première bombe A). L’instrumentalisation de Louis ARMSTRONG par les golpistes, tout comme les protestations sonores de Max ROACH et d’Abbey LINCOLN au siège de l’ONU, permettent au film de vivre au moins autant par sa bande-son, saturée de jazz, de soul, de salsa et de mambos, que par ses extraordinaires images d’archives (discours inoubliables de Kroutchev à l’ONU). Deux heures et demi de bonheur synthétique, dédiées à une époque qui se voyait un avenir, contrairement à d’autres.

Les mocassins volants d’Olivier SAILLARD

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Ce mardi 9 décembre 2025, Olivier SAILLARD a présenté au public de la Ménagerie de verre (Paris 75011), dans une performance menée par Axelle DOUÉ et  Kayjije KAGAME, les 19 paires de mocassins  » à la trace » qu’il a spécialement créés, avec les les artisans des ateliers WESTON, pour 19 de ses

proches, de Rachida BRAKNI à Emanuele COCCIA, d’Eric CANTONA à Hélène DELPRAT, de Sophie FONTANEL à Mathilde MONNIER, à partir de vêtements qu’elles et ils ont portés. Tirée d’un pantalon corsaire, le modèle ici présenté a été conçu et executé pour Claude ARNAUD. Pour lire le texte de présentation d’Olivier SAILLARD. Et celui où Claude ARNAUD retrace l’histoire de ce pantalon métamorphosé en chaussures. « Dans un coton rayé d’espoirs/ Contrariés par un berlingot d’eau de Javel amnésique/ Un pantalon porté par Claude Arnaud/ Taillé en mocassin Dandy de circonstances/ Et de grands boulevards errants », conclue Olivier SAILLARD. Tous ces modèles sont visibles à la  galerie-boutique Weston  du  Marais,  46  rue  des  Archives,  75004,  jusqu’au  17  janvier, puis  partiront  pour  le  Japon,  où  ils seront exposés  à  Tokyo, dans le magasin Weston d’Hamacho, jusqu’au  25  février.

En souvenir de Guy GOGEVAL

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Ancien pensionnaire de la Villa MEDICIS,  à la tête des Musée des monument français au Trocadéro, où il organisa des fêtes mémorables, puis des Musées des Beaux-Arts de Montréal, où il montra l’extraordinaire exposition dédiée à Alfred HITCHCOCK conçue par son complice Dominique PAÏNI et présentée ensuite au CENTRE POMPIDOU – la première à rendre hommage à un cinéaste dans des musées -, Guy COGEVAL vient de mourir à 70 ans à Paris d’une pneumopathie. Aussi inventif dans le domaine des arts plastiques que dans celui de la musique, des arts décoratifs ou de la littérature, il laisse la mémoire d’un esprit inclassable,  généreux et tyrannique, accueillant et sadique, jamais convenu ou prévisible. Après avoir mené une magnifique exposition VUILLARD au grand Palais, puis édité avec Mathias CHIVOT le catalogue raisonné d’un peintre dont il fut le spécialiste incontesté, il prit à partir de 2008 la tête du Musée d’Orsay, dont il repensa de part en part le parcours. Il confia alors à Claude ARNAUD le soin d’écrire un texte d’introduction au catalogue de l’exposition « Le Mystère et l’Eclat », dédiée aux pastels du Musée, puis en 2012 à celui du catalogue de l’expo dédiée à la grande Misia SERT. En 2013, il  lui proposa encore de participer à celui de l’exposition  » Masculin/Masculin », un des plus grands succès du Musée, et enfin de rédiger une vingtaine de notes pour commenter 20 des principaux tableaux montrés à la grande rétrospective VALLOTTON menée au Grand Palais en 2014. Ils eurent à la même époque le projet d’une exposition dédiée à BAUDELAIRE à ORSAY qui ne put aboutir, et qui fait d’autant plus regretter ce qu’aurait pu encore accomplir Guy COGEVAL si un cancer lié au Sida n’avait cassé son élan.

Claude ARNAUD recommande…

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… » Rêveries de pierres », l’exceptionnelle exposition des minéraux et de gemmes de la collection personnelle de l’écrivain Roger CAILLOIS (1913-1978) à l’Ecole des Arts Joailliers, sise à l’Hôtel de Mercy-Argenteau, 16 bld Montmartre, 75002 Paris. C’est un ensemble inoubliable de pièces d’onyx, de quartz, d’agates, de jaspes, de labradorites… où la main humaine n’est  intervenue que pour les trancher et les polir, et qui démontrent l’inépuisable génie formelle de la nature : certaines évoquent un ciel ennuagé, d’autres des villes fortifiées, d’autres des sexes humains, des masques, des écritures ou des monstres – tout un répertoire de silhouettes aux couleurs  éblouissantes et dotées d’un extraordinaire volume qui semble reléguer la peinture, la sculpture et l’architectures humaines au rang d’esquisse. Le commissariat en est assuré par François FARGES,  professeur au Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et responsable scientifique de ses collections de gemmes et d’objets d’art. Admirablement mise en scène, dans un des derniers grands hôtels particuliers des grands boulevards, l’exposition est gratuite et visible qu’au 29 mars 2026. Pour en savoir plus

(ph :Geneviève TURNIER)

Boualem Sensal libéré

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C’est une excellente nouvelle que celle de la libération de Boualem SENSAL, obtenue grâce à l’intervention du président de la République Fédérale d’Allemagne, après un an de détention arbitraire dans les geôles algériennes : atteint d’un cancer,  embastillé pour avoir évoquer le rôle de la France dans le délimitation à l’ère coloniale de la frontière algéro-marocaine, mais avant tout l’otage du bras-de-fer diplomatique opposant l’Algérie à la France, l’écrivain octogénaire n’avait aucunement sa place en prison. Reste à obtenir la libération du journaliste sportif Christophe GLEIZES, emprisonné aussi depuis des mois pour avoir eu des contacts avec des membres du mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, et condamné à sept ans de prison pour ces seuls faits. Partout le retour en force des régies autoritaires et dictatoriaux menacent un peu plus la libre expression des opinions, c’est notre devoir d’y résister.

Pour lire le communiqué d’Antoine GALLIMARD, président du comité de soutien à BOUALEM SANSAL...

MAÏA HRUSKA, 25ÈME BOURSE CIORAN

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La remise de la 25ème édition de la Bourse CIORAN  à donné lieu à une remise publique au Centre National du Livre, à Paris, ce 10 octobre 2025. Maïa HRUSKA a donné envie à tous les présents, à travers une conférence brillante qui a tourné à la performance,  de découvrir son essai à venir intitulé Pokoï, mot tchèque signifiant à la fois la chambre et la tranquillité, suret qui va traiter deu polyglottisme littéraire à travers les cas d’écrivains comme GOMBROWICZ, NABOKOV, CONRAD.., qui purent penser dans une langue et écrire dans une autre. Régine HATCHUNDO, présidente du Centre Nationale du Livre, a confirmé l’enthousiasme du jury (composé de Pascal PERRAULT, son directeur général, de Claude ARNAUD, écrivain, ancien lauréat, de Belinda CANONNE, essayiste et romancière et de Bernard LACARELLE, éditeur et ex-lauréat) pour le projet de Maïa HRUSKA qui entre idéalement en écho avec l’oeuvre de CIORAN, dont les droits de vente des livres continuent d’abonder chaque année la la bourse. Maïa HRUSKA avait déjà signé l’an dernier, avec Dix version de Kafka, un excellent essai, publié chez Grasset, sur les dix écrivains qui avaient les premiers traduits l’auteur de La Métamorphose, en le « réécrivant » à chaque fois dans leur langue.

Claude Arnaud

Pour découvrir le communiqué du Centre National du Livre

Le prix DECEMBRE remis à Laura VAZQUEZ

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Ce mardi 28 octobre 2025, le prix DECEMBRE a été attribué à Laura VAZQUEZ, dans les salons de chez Prunier, avenue Victor Hugo, Paris, pour son superbe récit initiatique « Les Forces » (Editions du Sous-Sol), long et puissant monologue intérieur d’une jeune femme ayant gardé, de l’adolescence, sa rage antifamiliale, et qui porte un regard à la fois féroce et comique sur le conformisme des majorités, mais aussi des minorités (scène splendide dans un bar lesbien). Un récit qui attaque à l’acide les normes dominantes mais fore aussi un espace littéraire inédit où les mots, en s’émancipant des phrases toutes faites,  semblent trouver la force de s’engendrer eux-mêmes. En la félicitant pour sa maestria, Claude ARNAUD, président du jury, a comparé « Les Forces » à  » L’homme du sous-sol  » de Dostoïevsky,  autre monologue halluciné d’une conscience aux prises avec l’absurdité du monde social. C’est la 37 ème fois que le prix ( qui s’est appelé Novembre les dix premières années) est décerné, et il est doté d’un chèque de 15.000 euros par la Fondation Bergé-Saint-Laurent. Pour en savoir plus… Et encore… 

Pour connaître les lieux où Laura VAZQUEZ doit présenter son livre en cette rentrée

(ph. de droite : Laura Vazquez à la Villa Médicis, photo de droite, remerciant le jury, ph. Klara BUDA)

En hommage à Angelo RINALDI

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Le mardi 4 novembre 2025, un hommage a été rendu à Angelo RINALDI dans sa ville natale de BASTIA. Claude ARNAUD devait participer à la table ronde animée par Pierre NEGREL dans la Méditathèque du centre-ville, rue Favalelli, en compagnie de Bernadette SPAGNOLI, co-réalisatrice d’un documentaire consacré à l’écrivain, et de Ferdinand LAIGNIER-COLONNA, mais il n’a pu accéder à son avion, faute de pièce d’identité papier, et a été remplacé par Francis BERETTI. Pour en savoir plus….

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