Des éditeurs protestent aussi contre le limogeage d’Olivier NORA

0

De nombreux éditeurs, parmi les plus influents de la place parisienne, et même italienne, ont apporté à OLIVIER NORA et aux 170 auteurs qui ont décidé de ne plus resigner de contrat avec GRASSET un soutien actif et public. Choqués par le licenciement brutal du premier par le groupe VIVENDI, à la main de Vincent BOLLORE, les dirigeants des maison GALLIMARD, ACTES SUD, SOUS-SOL, BOUQUINS, ADELPHI etc.. ont publié le texte suivant

Hommage à un prince de l’édition

0

Tristesse, accablement, colère, tels sont les sentiments suscités par le renvoi brutal d’Olivier

(Olivier Nora, 06/11/2017 par Sophie Bassouls)

NORA, à la tête depuis 26 ans de la maison GRASSET, par le groupe HACHETTE, désormais propriété de Vivendi, au sein du groupe BOLLORE. Il a suffit d’un désaccord au sujet de la date de sortie du prochain livre de Boualem SENSAL, récemment débauché par le groupe au détriment de GALLIMARD pour raconter son incarcération à Alger, et plus encore, semble-t-il, du refus d’Olivier NORA de publier le prochain essai de Nicolas DIAT, éditeur chez FAYARD de Philippe de VILLIERS et du cardinal Robert SARAH, entre autres auteurs de la droite dure, pour acter un divorce que beaucoup redoutait en silence, FAYARD servant déjà de vitrine idéologique au groupe et GRASSET ayant toujours été d’abord une maison littéraire, très ouverte esthétiquement et idéologiquement.

Les auteurs GRASSET sont aujourd’hui unanimes à célébrer la compétence, la courtoisie, l’intelligence, le brio et et l’humanité d’un éditeur qui aura eu le don de créer avec chacun une relation de confiance et d’intimité devenue rare, dans un monde de plus en plus verrouillé par des financiers. Ils n’attendent qu’une chose: qu’Olivier NORA reprenne ailleurs du service et fasse à nouveau vivre la littérature dans les conditions optimum de confiance et d’humanité. L’histoire n’est pas fini.

115 d’entre eux, dont Claude ARNAUD  – et ils affluent encore – ont rédigé hier soir un texte de soutien à Olivier NORA publié par l’Agence France-Presse. Pour en savoir plusOu encore...

Pour découvrir le texte intégral de ce texte

Sadness, despondency, anger: these are the feelings aroused by Olivier NORA’s abrupt dismissal. NORA, who had headed the GRASSET publishing house for 26 years, was part of the HACHETTE group, now owned by Vivendi, within the BOLLORE group. A disagreement over the release date of Boualem SENSAL’s next book—SENSAL having recently been poached by the group from Gallimard to recount his imprisonment in Algiers—and even more so, it seems, Olivier NORA’s refusal to publish the next essay by Nicolas DIAT, Fayard’s editor of Philippe de VILLIERS and Cardinal Robert SARAH, among other far-right authors, were enough to seal a divorce that many had silently feared. Fayard already served as an ideological showcase for the group, while Grasset had always been primarily a literary house, open aesthetically and ideologically.

Grasset authors are now unanimous in praising the competence, courtesy, intelligence, brilliance, and humanity of an editor who had the gift of creating with each of them a relationship of trust and intimacy that has become rare in a world increasingly controlled by financiers. They are waiting for only one thing: for Olivier NORA to return to work elsewhere and once again bring literature to life in the best possible conditions of trust and humanity. The story is not over. 115 of them, including Claude ARNAUD —and more are to come — sent a statement of support for Olivier NORA last night, published by Agence France-Presse. Read this statement

Dans le POINT du 26 mars…

0

Claude Arnaud

…numéroté 2800, est sorti un papier de Claude ARNAUD consacré au dernier roman de Valentin RETZ, La Longue Vie, publié chez Gallimard, étonnant récit situé à mi chemin de l’ histoire, de la science  et de la mystique montrant comment trois personnages vivant en des temps éloignés – un biologiste, un écrivain d’aujourd’hui et un juif d’Alexandrie contemporain du Christ – s’interroger sur la possibilité de prolonger la vie… jusqu’à l’immortalité.

Pour découvrir cet article

Claude ARNAUD recommande…

0

...la grande exposition « MATISSE 1941-1954 » qui s’est ouverte hier soir au Grand Palais de Paris, magistrale rétrospective couvrant les années les plus douloureuses du peintre (il sort d’une lourde opération qui limite ses gestes et le rend dépendant d’assistantes) et les plus colorées. Mis en valeur par un accrochage exceptionnellement aérien, les trois cent oeuvres montrées célèbrent l’étrange libération d’un « réssuscité » qui profite de son handicap pour abandonner (partiellement) les pinceaux et la peinture et inaugurer une nouvelle vie artistique fondée sur le découpage et le collage – un bref documentaire signé Frédéric ROSSIF et Henri LANGLOIS le montre actionnant avec une aisance d’ogre d’énormes ciseaux de couturière – inventant ainsi une nouvelle façon d’organiser l’espace qui va profondément marquer les peintres américains de l’après-guerre. Claudine GRAMMONT et Alix AGRET, les deux commissaires, ont eu la possibilité de faire venir , non seulement des Etats-Unis mais du monde entier, des oeuvres jamais vues ici et l’intelligence de montrer le plus vibrant du travail acharné d’un créateur qui pouvait passer des mois à choisir le jaune citronné qu’exigeaient ses vitraux : une leçon de courage pour quiconque se donne une ambition artistique et essaye de réenchanter la vie.

Une performance signée Olivier Saillard et Tilda Swinton

0

Ce dimanche 22 mars 2026, Olivier SAILLARD a orchestré dans la salle Marie-Claude BEAUD de la Fondation CARTIER, à Paris 1er, une remarquable performance interprétée par Tilda SWINTON. Il a présenté l’interprète fétiche de Pedro ALMODOVAR non comme Peter USTINOV  « offrant » au public LOLA MONTES, dans le film de Max OPHÜLS, mais comme un mannequin Stockman qu’il se plaisait à habiller et dévêtir, articuler et désarticuler, faire sourire ou grimacer, à mesure des postes qu’il lui faisait prendre, dans un hommage parodique aux présentations de mode des années 50. Mi homme mi femme, mi belette mi lévrier, l’ambiguité essentielle de Tilda SWINTON était mise  comme jamais en valeur, avant qu’elle ne retrouve l’inertie ligneuse  des mannequins de vitrine durant les dix dernières minutes, cernée par une foule la photographiant. On pensait à une GALATEE à rebours, ramenée à l’état de statue, ou une DAPHNEE changée en bois…

La mondialisation malheureuse

0

Dans son numéro 2799, en date du jeudi 19 mars 2026, LE POINT a publié un papier de Claude ARNAUD consacré au dernier roman de Jérôme FERRARI, Très brève théorie de l’enfer (Actes Sud) récit de la désillusion d’un Expat confronté avec sa jeune famille au cauchemar climatisé d’Abou Dhabi. Pour découvrir cet article…

Cap au pire…

0

Plus les jours passent, plus l’offensive israélo-américaine censé mettre à genou l’Iran des Ayatollahs s’avère non seulement une transgression brutale du droit international, tout comme une agression non justifiée, au delà du caractère odieux d’un régime qui assassine une partie de son peuple, de l’indéniable risque nucléaire que fait peser l’Iran et ses menaces récurrentes d’en finir physiquement avec Israël, mais une entreprise à très haut risque menaçant toute la région. La capture éclair de MADURO au Venezuela, et la mort dès le premier jour de l‘Ayatollah KHAMENEÏ sous les bombes a encouragé l’hybris maladive du NERON américain. Est-il en train de tomber dans le piège où s’est enlisé POUTINE qui, après sa victoire foudroyante en CRIMEE, grande comme trois fois la CORSE et reprise en une seule journée, s’est senti à la fois invincible et s’est lancé à l’assaut de l’UKRAINE, où elle patine depuis plus de quatre ans? La guerre est une chose trop sérieuse pour être laissée à l’initiative d’un tel psychopathe.

ZWEIG altéré…

0

Dans son numéro 2798, en date du 12 mars 2026, LE POINT publie un article de Claude ARNAUD intitulé « Dans la peau des autres » consacré à la publication, dans la collection « Bouquins », de « Vies d’écrivains », une sélection des meilleurs portraits littéraires de Stefan ZWEIG préfacée par Pierre DUCROZET. Pour lire cet article

A propos d’un premier roman prometteur…

0

Dans son numéro 2796 daté du 26 février 2026, LE POINT a publié un article de CLAUDE ARNAUD consacré à « Reste l’océan », premier roman prometteur de Marie POINTURIER publié aux éditions Liana Levi sur l’adultère « maritime » d’une surfeuse de cinquante ans. Pour découvrir cet article

Sur l’extraordinaire collection de Roger CAILLOIS

0

LE POINT, dans son numéro 2792, en date du 29 janvier 2026, publie un article de Claude ARNAUD dédié à l’extraordinaire collection de minéraux que l’écrivain Roger CAILLOIS (1913-1978) constitua, dans un premier temps en Argentine, à partir de 1952, puis enrichit sans cesse jusqu’à sa mort. Abritée par le Muséum d’histoire naturelle de Paris, cet ensemble somptueux de pierres rares est encore visible, jusqu’au 29 mars, à l’Ecole des Joailliers de Paris, 16 bis boulevard MONTMARTRE, 75009. L’entrée est libre. Pour découvrir cet article…

Go to Top