Thélyson Orélien prend enfin sa défense!

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Claude Arnaud, essayiste et biographe français

Dans un communiqué transmis  à l’Agence France-Presse par son éditeur français, GRASSET, Thélyson ORELIEN a enfin répondu à ceux qui l’accusaient d’avoir fait écrire par une Intelligence Artificielle générative son roman, largement salué à cette rentrée littéraire, C’était ça ou mourir. Tout en reconnaissant des plagiats de jeunesse qu’il juge inacceptables, il affirme avec force être l’unique auteur de chacune des phrases de ce livre qui a déjà reçu le prix FNAC du roman et reste en course pour les prix RENAUDOT et MEDICIS. On attend néanmoins encore les preuves concrètes de l’élaboration exclusivement humaine, sur huit ans, de ce livre remarquable, qui reste le plus frappant de la rentrée, et on espère qu’elles ne tarderont pas trop. Voici ce communiqué:

« Ce roman que j’ai écrit

Depuis le 21 septembre, beaucoup de choses se disent à mon sujet. Des ‘experts’ s’en prennent à mon roman en l’attribuant à une intelligence non-humaine et d’autres, sous ce prétexte ou en revenant sur d’anciens textes, s’en prennent tout simplement à moi.

Un écrivain parle par ses écrits et ses écrits parlent pour lui. Mais le silence a son prix: à force de me taire, je laissais les autres raconter mon histoire à ma place.

J’ai commencé à écrire ‘C’était ça ou mourir’ à l’automne 2017, sur un coin de table à Laval (au Québec, NDLR). J’ai terminé un premier jet de ce texte en 2019, plus de 300 pages, au moment où j’apprenais la mort de ma mère, un mercredi de Pâques.

Puis j’ai supprimé des scènes, retravaillé des passages, déplacé des éléments, changé des personnages. Jonas Dorléon existait dans ma tête bien avant que des lecteurs ne connaissent son nom. Haïti, la mère biologique, habite ce roman depuis le premier jour, tout comme le Québec adoptif, la migration, l’exil : des histoires que j’ai moi-même vécues et d’autres que j’ai entendues au fil des années. Et puis la fiction s’est déployée, un univers que j’ai inventé pour qu’un homme, Jonas Dorléon, existe sur la page avec ses mots à lui – quand il pense, quand il parle.

On dit que ‘C’était ça ou mourir’ a été rédigé par une intelligence artificielle. C’est une calomnie et une hérésie. J’ai eu recours çà et là à des outils pour des recherches, s’agissant notamment des idiomes étrangers. Mais aucune phrase de ce livre n’a été créée par une machine, pas plus que le sens ou l’ordonnance d’un récit qui vient de mes tripes.

L’expérience que je vis est cruelle. En attribuant à une machine un texte qui est mien, qui est celui de tous les miens, on n’est pas seulement venu contester ma qualité d’écrivain mais mon humanité.

Ensuite il y a le passé et mes erreurs de jeunesse. En 2010, j’ai quitté Haïti après le terrible tremblement de terre, en passant par la République dominicaine, tout comme Jonas Dorléon. J’avais un peu plus de vingt ans, j’étais sans doute un peu trop pressé, sans vraiment mesurer ce que j’avais encore à apprendre. Je voulais écrire, je lisais beaucoup. Il m’arrivait de découvrir un écrivain et de vouloir aussitôt lire tout ce qu’il avait écrit. Depestre, Glissant, Césaire, Chamoiseau, Alexis, Char, Péguy, Hemingway, Márquez, Dostoïevski, etc. J’admirais des rythmes, des manières de raconter des phrases qui restaient dans ma tête pendant des jours. ‘Le Matin des magiciens’, de Louis Pauwels et Jacques Bergier, m’a par exemple renversé. Mais admirer n’autorise pas à prendre, à m’attribuer des textes qui ne sont pas les miens. J’ai commis des erreurs inacceptables, malgré la jeunesse et l’inexpérience. Je le regrette profondément et présente mes excuses sans réserve.

Les journalistes peuvent faire leur travail d’enquête, les lecteurs peuvent relire d’anciennes publications et les critiquer, certains peuvent trouver le roman mauvais ou décider de ne pas le lire du tout. La critique est toujours légitime, mais les menaces, le lynchage médiatique et le harcèlement raciste que je subis depuis des semaines sont insoutenables.

Ce que je demande tient désormais en une phrase: qu’on juge le roman ‘C’était ça ou mourir’ pour ce qu’il est. Je sais que le passé est capable de susciter des questions légitimes et je ne demande pas qu’on les écarte. Mais une erreur de jeunesse ne peut tenir lieu de preuve contre un roman débuté en 2017 et qui sera finalement publié en 2026.

Je ne veux pas effacer mon passé ni prétendre être un homme sans fautes. Mais ce roman, je l’ai écrit moi-même. Il vient de mes blessures et de celles des autres migrants. Cette blessure de l’exil dont on ne guérit pas. Ce roman en est le fruit, c’est le fruit de mon travail, c’est ma création.

Je n’ai pas écrit ce livre pour gagner des prix ou devenir célèbre. Je n’ai rien à prouver aux gens qui m’accusent. J’espère simplement qu’on lira l’histoire de Jonas Dorléon pour ce qu’elle raconte, qu’elle permettra à ses lecteurs d’ouvrir leurs yeux et leur cœur sur le monde, sur ceux qui le peuplent. Quelle que soit leur origine ».

Pour entendre la réaction de Renaud ROUSSEL, l’un des éditeurs quebecquois du livre, à cette déclaration de T. ORELIEN...

La seconde selection du prix SEVIGNE 2026

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(Le jury, moins Charles Dantzig)

Composé de Natalie David-Weill (présidente), Claude Arnaud, Jean-Pierre de Beaumarchais, Manuel Carcassonne, Jean-Paul Clément, Charles Dantzig, Hortense de Labriffe, Anne de Lacretelle (présidente d’honneur), Marc Lambron, Christophe Ono-dit-Biot, Gilbert Moreau et Anne-Marie Springer, le jury du prix SEVIGNE a resserré sa seconde liste sur quatre titres:

François Mauriac, « Je te dis toute ma tendresse ». Correspondance 1926-1970 avec Claude Mauriac, Albin Michel

Nadja, Lettres à André Breton, Gallimard

Marcel Proust, Cent lettres inédites. Correspondance retrouvée. 1886-1922, Honoré Champion – BnF

Vanessa Bell et Virginia Woolf, Baisers du Singe, préface de Cécile Wajsbrot, traduction de Carine Bratzlavsky et Anne-Marie Smith-Di Biasio, La Table Ronde

Créé en 1996 par Anne de Lacretelle, pour les 300 ans de la disparition de la marquise de Sévigné, le prix récompense chaque année une correspondance inédite ou une réédition enrichie.

Doté de 1500 euros par la Fondation d’Entreprise La Poste, et soutenu par la maison Hermès, le Prix Sévigné est associé au festival de Grignan, ville de la fille de la marquise, qui se tient chaque été en juillet.

Existera-t-il encore un jour de vrais visages?

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Dans son numéro 2828, daté du 8 octobre 2026, LE POINT a publié un article de Claude ARNAUD sur  » Le nouveau visage », le récit-enquête que Nathalie AZOULAI  consacre, aux éditions L’Iconoclaste,  à l’industrie de remodelage du visage dont La Mecque se situe à Los Angeles: liposucsion, lifting, rhinoplastie, elle explore toutes les étapes de cette refonte des faciès, en même temps que l’IA est en passe de reconfigurer nos cerveaux, avec tous les risques que l’on sait. C’est drôle, cruel, et inquiétant.

Pour lire cet article…

La seconde selection du prix DECEMBRE 2026

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Composé de Laure ADLER, Claude ARNAUD (président), Maxime CATROUX, Charles DANTZIG, Chloé DELAUME, Christophe HONORE (absent sur la photo) , Maylis de KERANGAL, Patricia MARTIN, Amelie NOTHOMB (absente de la photo) et Arnaud VIVIANT, le jury du prix DECEMBRE a rendu ce mardi 6 octobre 2026 sa seconde sélection:

« Nous aussi » par Anne GODARD (Actes sud)

« Tuer le vieux » par Daria MARX ( Flammarion)

« Mais que fait ce sang sur le pull de Jennifer? » par Lucie RICO (POL)

La lauréate sera désignée et récompensée (d’une somme de 15 000 euros, dotée par la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, lors de la proclamation, qui aura lieu chez PRUNIER le 27 octobre.

Pour en savoir plus…

ou encore…

Sur DRIEU LA ROCHELLE et Colette JERAMEC

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Claude ARNAUD a publié, dans le numéro 2825 du magazine LE POINT, daté du 17 septembre 2026, un article dédié au dernier roman biographique, La Rédemption (ed Grasset)  que Noël ORENGO a consacré à l’histoire fatale ayant unie, jusque dans la mort, Colette JERAMEC et Patrice DRIEU LA ROCHELLE. Pour lire cet article…

L’Union Européenne, nid d’espions?

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Dans son numéro 2823, en date du 3 septembre, l’hebdomadaire LE POINT a publié un comte-rendu par Claude ARNAUD du dernier roman de JEAN-PHILIPPE TOUSSAINT, La Hantise, publié aux éditions de Minuit., un vrai-faux roman d’espionnage où un OSS amateur, travaillant pour l’Union Européenne, se retrouve au centre d’une vaste entreprise d’influence et de corruption diligentée par les autorités chinoises.

Pour lire page 1… et page 2…

Les auteurs quittant GRASSET publient un livre collectif

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Ce 10 Septembre 2026, 80 des auteurs ayant décidé de ne plus signer de nouveaux contrat avec les Editions GRASSET, après l’éviction brutale par le groupe HACHETTE, ce 14 avril, de son éditeur d’exception, OLIVIER NORA, ont publie leur témoignage dans un livre collectifs intitulé LA GRANDE EVASION  publié au Editions BUCHET-CHASTEL. De Claude ARNAUD à Carole ZALBERG, en passant par Laure ADLER, Frédéric BEIGBEDER, Laurent BINET, Sorj CHALANDON, Thélyson ORELIEN…, ils racontent, chacun à sa façon, le choc qu’a représenté ce licenciement aussi brutal qu’absurde. Lancé par Colombe SCHNECK, Virginie DESPENTES, Tania de MONTAIGNE, Anne BEREST, Vanessa SPRINGORA, Laure LIMONGI, et baptisé ETATS-GENEREUX, le collectif s’emploie depuis à trouver des solutions légales pour améliorer le statut des auteurs et leur  offrir un droit de retrait, en cas de changement de ligne éditoriale de leur maison, comme ce fut le cas ce printemps.

Pour lire le Manifeste d’origine du collectif publié dans Le MONDE et la première page de la contribution de Claude ARNAUD à LA GRANDE EVASION…  COMME LA SECONDE…

Sur certains livres de la rentrée 2026

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Dans son numéro 2824, en date du 10 septembre 2026, LE POINT a publié trois papiers de Claude ARNAUD sur certains des livres notables de la rentrée. Il s’agit de « Grenouille », de Sergueï SHIKALOV (au Seuil), de « Joseph dans la nuit » d’Olivier GONDREAU (à l’Iconoclaste) et de « La solitude des professeurs est infinie  » de Yannick HAENEL (chez Gallimard). 

Pour découvrir ces trois articles:

Shikalov 

Grondeau

Haenel.

La première sélection du prix DECEMBRE 2026

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Ce mardi 1er Septembre 2026, le jury du Prix DECEMBRE a publié sa première sélection parmi les romans de cette rentrée 2026 en langue française.

Pour découvrir cette liste…

Doté par la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent, d’une récompense de 15.000 €. le prix sera décerné le 27 novembre à Paris. La seconde sélection sera annoncée le 6 octobre.

Présidé cette année par Claude ARNAUD, le jury réunit Laure ADLER, Maxime CATROUX, Charles DANZIG, Chloé DELAUME, Christophe HONORE (absent sur la photo), Maylis de KERANGAL, Patricia MARTIN, Amélie NOTHOMB (absente de la photo) et Arnaud VIVIANT. 

Pour en savoir plus, sur BibliObs…

Thélyson Orélien, le livre à lire, à cette rentrée!

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LE POINT dans son numéro 2822 daté du jeudi 27 aout 2026, a publié une article de Claude ARNAUD consacré au « C’était ça ou mourir », remarquable premier roman de Thélyson ORELIEN, jeune écrivain haitiano-canadien de 38 ans. Le livre retrace l’Odyssée d’un migrant originaire de Port-au-Prince qui va traverser la frontière dominicaine, rejoindre le Brésil en changeant son identité, puis la Colombie et le Panama dans des conditions dantesques, avant d’atteindre par miracle le Canada. Un livre dur, coupant, drôle aussi, qui laisse une trace indélébile.

Pour lire cet article……

Le 21 septembre, Thélyson ORELIEN a remporté le PRIX du ROMAN de la FNAC. Le POINT en a profité pour republier cet article...

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