Portraits crachés : en France

C’est en termes chaleureux que Gilles MARTIN-CHAUFFIER rend compte, dans le PARIS-MATCH n° 3566 daté du 21 septembre 2017, de PORTRAITS CRACHES, que CLAUDE ARNAUD publie dans la collection BOUQUINS. Parlant d’une « promenade dans les archives de notre culture », dans un article intitulé « Du fiel dans le miel », et de modèles « vibrants de la tête aux pieds« , MARTIN-CHAUFFIER ajoute :

« Avec des collaborateurs comme BARBEY d’AUREVILLY, HUGO, Madame du DEFFAND, BALZAC, COLETTE, Léon DAUDET, inutile de dire que CLAUDE ARNAUD est comblé. Parfois, dans ses choix, chaque mot pique, chaque phrase blesse, on dirait qu’un hérisson tient la plume. A d’autres moments, tout glisse avec bienveillance comme un léger nuage blanc dans un ciel d’été. De toute manière, personne n’est jamais tout à fait content de ses propres portraits. Mieux vaut hausser les épaules comme HITCHCOCK qui disait à une actrice inquiète de voir la caméra négliger son meilleur profil:  » Votre meilleur profil, vous êtes assise dessus« . Le lecteur, lui, ne pourra que se régaler. Un énorme concentré d’ironie, de perspicacité, de lucidité, de bonté ou de méchanceté – toutes soumises à la dictature du style. »

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*Quoi de commun entre Michel de Montaigne et Michel Houellebecq ?, écrit Jean LACOSTE dans En Attendant Nadeau, la revue en-ligne, en date du 10 octobre 2017… Entre Céline et de Gaulle ? Entre Aragon et Drieu La Rochelle ? Rien, sinon qu’ils ont écrit des portraits de grand style que Claude Arnaud se fait un plaisir de citer et nous de relire. S’il est difficile de rendre compte d’un tel ouvrage (900 pages d’anthologie surabondante, assortie de commentaires souvent judicieux), il n’est pas aisé non plus de le lire. On est pris de vertige, comme si la totalité de la littérature française classique se trouvait rassemblée dans cette galerie de portraits, offerte à nos sélections arbitraires, pour ainsi dire sous une forme portable, comme un compagnon. Des portraits pour certains bien connus, d’autres à découvrir, au hasard d’une plaisante lecture buissonnière, d’autant plus justifiée que l’ouvrage repose sur un principe somme toute discutable selon lequel à peu près tout devient ou peut devenir portrait. Mais le lecteur, qui se plonge dans ces petites merveilles de méchanceté et de finesse psychologique, n’en a cure. Pour lire cet article in-extenso

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