Qu’as-tu fait de tes frères ? : en France

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*DANS LA PRESSE

 

 

Dans LIVRES HEBDO du 4 juin 2010, SEAN JAMES ROSE écrit: « Après une histoire subjective de l’identité, Claude ARNAUD revient avec un roman autobiographique sous le signe de la fratrie. Eblouissant. (…) « Enfant, CLAUDE ARNAUD casse tous les thermomètres afin de faire rouler entre ses doigts le mercure qui s’en échappe en perles glissantes. La fascination pour toute matière mouvante n’a jamais quitté l’écrivain qu’est devenu l’auteur de QUI DIT JE EN NOUS (Grasset, prix Femina de l’Essai 2006). La question de l’identité, du moi – substance versatile s’il en est – court en rigoles d’interrogation dans tous ses livres. (…) Avec QU’AS-TU FAIT DE TES FRERES, l’auteur, né en 1955, parle de lui à la première personne (…) d’une avenue de Boulogne à l’émancipation sexuelle des années 70. Ce roman autobiographique (…), formidable anatomie d’un pays en voie de mutation (…) est écrit sous le signe de la fratrie, les deux ainées de CLAUDE, PIERRE, promis à un brillant avenir d’ingénieur, qui sombre dans la folie et se suicide, PHILIPPE, l’éternel rebelle et son mentor intellectuel qui disparait en mer … une tragédie grecque revisitée.

Dans le n° 42 de TRANSFUGE (sept 2010), DAMIEN AUBEL écrit: « Avec Qu’as-tu fait de tes frères?, CLAUDE ARNAUD, biographe de COCTEAU a écrit ses propres Enfants Terribles. Cet ambitieux roman panoramique, où défile la jeunesse tumultueuse de l’écrivain, commence lui aussi avec une fratrie étroitement soudée – « un organisme à trois têtes », qui cultive « une autarcie passionnée ». Et on sent encore, derrière le verbe précis de CLAUDE ARNAUD, derrière sa silhouette sobrement vêtue de noir, le feu qui animait ses trois frères. Au fil des années 70, Claude croisera tout le monde – BENNY LEVY, ROLAND BARTHES ou encore FELIX GUATTARI – sera de toutes les aventures intellectuelles (…) De la Gauche Prolétarienne qui nie l’individu à la psychanalyse lacanienne qui  perd en route la simple humanité. CLAUDE ARNAUD, auteur également de Qui dit je en nous? capte les inquiétudes d’un moi menacé d’extinction. Car cette bien cette question qui taraude le narrateur, persuadé de n’être rien en soi, sinon une matière indistincte, malléable à l’envi (..) Ce moi aux frontières tellement flottantes a quelque chose d’exaltant. Mais l’allégresse a son revers et Claude souffre aussi de cette indéfinition (…) Qu’as-tu fait de tes frères? restitue une époque brouillonne, fougueuse, ludique, impatiente de chasser l’ennui désespérant des décennies précédentes ». Pour en savoir plus…

Pour trouver ce numéro de Transfuge…

Dans LE MONDE du 27 août 2010, RAPHAËLLE REROLLE écrit: « Qu’as-tu fait de tes frères ? (Grasset, 368 p., 19 €), suscite beaucoup d’intérêt en cette rentrée. Remontant dans ses souvenirs, cet écrivain (auteur, entre autres, d’une biographie de COCTEAU) se livre à ce que l’on aurait appelé, en des temps moins « fictionivores », des Mémoires. Il va sans dire que que la couverture est illuminée des cinq lettres miraculeuses : roman (…) L’ensemble est d’un grand classicisme sur le plan littéraire, parfois pesant dans son premier tiers, mais passionnant dans ce que l’auteur dit ensuite de la fin des années 60 et du début des années 1970, du vent qui secoua soudain la  » société de morts-vivants » où il avait l’impression de vivre, de son engagement à l’extrême-gauche et de ceux qui en furent les leaders – à commencer par Benny LEVY le dirigeant de la Gauche Prolétarienne, dont Claude ARNAUD brosse un portrait saisissant. Subtil, posant avec limpidité des questions compliquées comme celles qui concernent l’identité sexuelle, sociale ou générationnelle, ce livre n’est en rien ce qu’on a naïvement coutume d’appeler un roman. Sauf à penser que le roman, dans sa gloutonnerie, aurait fini par avaler les auteurs eux-mêmes, avec la totalité de leur vie ».


« Un livre personnel qu’on ne lâche pas jusqu’à la fin, tant il a le goût romanesque de la vérité« , écrit  BENOIT DUTEURTRE dans l’article qu’il a consacré au livre. Pour lire in-extenso ce papier publié dans le numéro 500 (sept. 2010) du MAGAZINE LITTERAIRE… comme sur le site de TV 5 Monde

« Loin des délices suspectes de l’autofiction, un homme, la cinquantaine venue, tente de cerner ce qui l’a fait. Le résultat est passionnant, qui tient à la fois du récit et d’une quête d’identité, confession d’un enfant d’une époque excessive et portrait d’une génération qui osa braver toutes les lois des pères« , écrit MARIE-FRANÇOISE LECLERE dans un article publié dans LE POINT du 26 août 2010…

Dans le n°388 de LIRE, Julien BISSON écrit: « En 1994, CLAUDE ARNAUD raflait le prix Femina du premier roman pour un texte baptisé Le Caméléon. Depuis, ce biographe acclamé – il a notamment consacré des livres à Chamfort et à Cocteau – a toujours été turlupiné par la question de l’identité et de ses variations, encore évoquée dans son récent essai Qui dit je en nous? Mais sans doute n’avait-il jamais osé l’affronter de manière aussi directe que dans ce Qu’as-tu fait de tes frères?, bouleversant récit placé sous l’égide biblique de la querelle entre Abel et Caïn. « Disons-le tout net: Qu’as-tu fait de tes frères est bien plus qu’un énième témoignage sur la période soixante-huitarde. A la galerie commune des illusions perdues, CLAUDE ARNAUD préfère le roman vrai d’une époque propice à la fiction et à l’invention de soi. Son itinéraire le verra d’ailleurs multiplier les avatars, de Clodion le gamin chevelu à Bastien le militant trotskiste, en passant par Arnulf l’androgyne vagabondant d’un sexe à l’autre…Autant de facettes de sa personnalité qui peineront à survivre à une folle décennie, hantée par les fantômes de Roland BARTHES, Félix GUATTARI et Benny LEVY. Vibrante de passions politiques et sentimentales, cette fresque captivante dépasse sans mal le simple requiem familial. Juché sur les barricades du souvenir, l’ancien Gavroche des journées de Mai dresse le tombeau de toute une génération. » Pour retrouver cet article in-extenso…

ASTRID DE LARMINAT écrit dans LE FIGARO LITTERAIRE du 2 Septembre 2010 : « Outre son intérêt historique, ce récit finement mené, émouvant, soulève des questions passionnantes sur la formation d’un homme: n’est-on pas autant l’enfant de son époque que de sa famille? (…) Une mélancolie flottante leste ses souvenirs, un étrange sentiment de défaite. Et si les années 70 avaient échoué à conquérir la liberté dont elles rêvaient? »

ALEXANDRE FILLON consacre au livre un article chaleureux, intitulé « Ces années-là sont inoubliables » dans SUD-OUEST du 5 septembre 2010. Pour le lire….

du 9 septembre publie un article, « Ex-fan des Sixities », où Grégoire LEMENAGER écrit: « Sous un titre qui brûle comme un reproche, c’est aussi la tragique histoire d’une famille de garçons dévastés par la radicalité révolutionnaire, la clochardisation, l’asile psychiatrique. Car tandis qu’on célébrait Deleuze et son « Anti-Oedipe« , les brillants aînés de Claude déclaraient la guerre à leur père, un directeur commercial porté sur la discipline, en appliquant au-delà de toute mesure les mots d’ordre soixante-huitards. l’auteur de « Qu’as-tu fait de tes frères? » n’a rien oublié de leurs naufrages mais a l’intelligence de n’en tirer aucune conclusion définitive. Avec une humilité de rescapé, déchiré entre la nostalgie d’une époque formidable et le souvenir glacé de ses impasses morbides, il signe un remarquable témoignage sur l’incroyable adolescence de toute une génération. » Pour lire cet article dans son intégralité…

(Photo Hannah, agence Opale)

Dans le n°699 du 11 septembre 2010, JOSEPH MACE-SCARON écrit, dans un article intitulé « LES AVEUX D’UN MASQUE » :  » Qu’est-ce qu’un écrivain? C’est celui qui demeure fidèle à une obsession et la traite à travers mille variations sans jamais donner l’impression de se répéter ou de céder à un procédé littéraire. Cette grave question de l’identité qui pourrait bien être la question susceptible de donner la vérole à tout le siècle, a été abordée par CLAUDE ARNAUD dans un brillant roman, « Le Caméléon », dans un essai, « Qui dit je en nous », et dans sa remarquable biographie consacrée à Cocteau. Son dernier livre, « Qu’as-tu fait de tes frères? » complète et dépasse les ouvrages précédents puisqu’il nous raconte son apprentissage, une difficile entreprise de construction de soi quand il n’existe plus de construction assez solide pour étayer un être.

S’agit-il d’un roman? La question est vaine quand le plaisir de la lecture est au rendez-vous. Et quand on trouve, ici, le même sentiment de familiarité que l’on éprouvait en entrant dans le « Journal » de Matthieu GALEY qui est bien le roman d’une époque. ARNAUD ouvre grandes les portes de son moi. (…) Arrêtons de prendre les lecteurs pour des truffes. Le camouflage des personnalités côtoyées dans ce livre et des événements qui ont marqué l’auteur n’aurait pas rendu ce texte plus « romanesque ».

(…) Des critiques ont déjà relevé que l’on croisait dans ce roman les figures des principaux acteurs des événements…Mais ce sont peut-être les personnages « secondaires » qui tissent le mieux l’atmosphère de ces années 70. On relit ainsi avec joie les noms du romancier, dessinateur, dramaturge COPI, si peu conforme, ou de François CHÂTELET en ogre bienveillant du questionnement philosophique.

Le problème est que, tôt ou tard, cet éparpillement prépare le dégoût de soi. Le « Caméléon » finit par fuir tout engagement, et d’abord celui que commande l’intelligence du coeur. Un jour survient où le monde est regardé derrière une glace contre laquelle l’individu se heurte et se blesse. Jusqu’au moment où une forme de grâce, ici le salut par la littérature mais aussi, plus simplement, l’instinct de survie, la crainte de voir une famille entière s’anéantir comme dans « Les Dix Petits Nègres » d’Agatha CHRISTIE, permet de rassembler ce qui est épars. « Je veux une vie belle et chaude », s’écrie, à un moment, le narrateur. Naïveté? Immaturité? En tout cas lucidité de l’auteur quand il examine son cheminement passé et ce que sont devenus les protagonistes de ce conte dit par un idiot, plein de bruit et de fureur.

 Roman tragique, roman amoral (au sens gidien du terme), « Qu’as-tu fait de tes frères? » ne nous parle pas seulement de cette génération de 68 qui a cru renverser l’ordre établi et qui l’a, au final, renforcé. Il nous parle de son incapacité à transmettre. Et, de fait, nul doute que la prochaine interrogation sera bientôt:  » Qu’avez-vous fait à vos fils? »

Eric AESCHIMANN, dans le supplément Livres de Libération, en date du 16 septembre 2010, publie un remarquable article intitulé « Enfants de la Fratrie » qui se conclue ainsi:

« Les années 70 furent une tentative avortée, perdue d’avance, de rendre le monde liquide, d’en faire un seul et immense espace rempli de vibrations, un océan fictif où être au monde aurait voulu dire: se dissoudre dans l’universel. C’est en cela que la décennie 70 a une âme : c’est en cela qu’elle continue de nous parler, nous qui, au contraire, n’avons de cesse de dissoudre l’universel, de le fractionner en une myriade d’objets, d’images ou de fanatismes offerts à nos appétits consommateurs. » Pour lire cet article in extenso, et découvrir l’entretien qu’Eric AESCHIMANN a mené avec Claude ARNAUD

Sébastien FARAMANS écrit, dans La Marseillaise du 9 septembre 2010:  » C’est un des beaux romans de la rentrée, et ce n’est pas toute à fait un ouvrage de pure fiction (…) une sorte d’autobiographie nourrie de souvenirs reconstruits par un formidable travail d’écriture. Texte bilan réflexion sur le devenir d’une jeunesse (…) QU’AS-TU FAIT DE TES FRERES? n’a pourtant rien du roman idéologique des années 1960-1979. Trop subtil pour cela, et maniant l’humour comme un moyen de ne pas se laisser envahir par la nostalgie, l’émotion (…) Euphorie collective, tragédie intime, description atypique d’un Paris, personnage de roman à lui tout seul – un roman digne, droit, intelligent, ample et ambitieux qui sonne juste et vrai. »

Béatrice ARVET, dans La SEMAINE du 19 août 2010 écrivait déjà:  » CLAUDE ARNAUD fait un travail de mémoire remarquable pour restituer les mécanismes de cette période euphorique (…) Les dix années postérieures à la révolte étudiante sont analysées, dépecées et restituées avec un réalisme qui touchera tous ceux qui ont vécu de près ou de loin cette époque. Récit d’une enfance française, subtile analyse de la violence des liens de sang, CLAUDE ARNAUD, par cet hommage poignant à ses parents et à ses frères, fait revivre dans ce roman générationnel les excès et les dommages collatéraux d’une jeunesse qui a cru pouvoir « jouir sans entraves » et qui a récolté plus de névroses que de bonheur. Un texte dont la force et l’honnêteté hantent le lecteur longtemps après la lecture. »

Dans LA CROIX du jeudi 30 septembre 2010, Antoine PERRAUD écrit:  » Ecrit sur la corde raide, le récit de CLAUDE ARNAUD narre et décrypte comment une famille traditionnelle, aux inhibitions classiques (…), passe de la rampe de lancement des années 50 au saccage des années 70. (…) Un déluge de tragédies viscérales, familiales et politiques a malmené l’auteur, un jour immoraliste, immoraliste toujours, mais qui en vient à frôler une sérénité douloureuse, sensible au sens du sacré comme en témoigne son titre (…) Les désordres, délires et désirs souterrains dans une France pompidolo-giscardienne occupent des pages atteignant la force des plus beaux journaux intimes et la netteté des meilleures études historiques ou anthropologiques (…) Les pages les plus poignantes concernent les deux frères (…) qui paient de leur vie le dérèglement des esprits et des corps, tandis que leur père, longtemps empêtré dans la tyrannie du conservatisme, devient doux et tolérant (…) A coup sûr, chacun sera bouleversé le livre refermé. »

« Une sorte de voyage au bout de la nuit », écrit Bertand de SAINT-VINCENT dans Spectacle du Monde…

« Avec une impressionnante économie, Claude ARNAUD écrit le tragique », note OLIVIER BARROT dans le mensuel PLEINE VIE d’octobre 2010

 


Pour lire l’article que Baptiste LIGER a consacré au livre dans l’EXPRESS du 8 octobre 2010…

« Pas à pas, maux à maux, le tableau de famille se craquelle. Intelligent (parfois trop), sensible, forcément nostalgique, Claude ARNAUD, en rendant hommage à sa jeunesse, dont il s’est séparé d’un commun accord, dresse le portrait bouleversant d’une fratrie que la vie a pris un malin plaisir à malmener. Un très beau livre », écrit Clémentine GOLDSZAL dans le « ELLE » du 8 octobre 2010. Pour lire cet article…

« ELLE », qui place ce liste dans ses dix coups de coeur romanesque de la rentrée 2010…

Dans le mensuel CORSICA d’octobre 2010, Marie-Jean VINCIGUERRA évoque « un extraordinaire roman d’apprentissage » avant d’écrire:  » Pourquoi, dans cette famille si riche en intelligences, le fléau de la schizophrénie s’est-il abattu? La consanguinité donne-t-elle une explication suffisante? (…) Au début de son roman-confession CLAUDE ARNAUD évoquait en des pages lumineuse le village d’une famille si bien enracinée dans la Corse profonde, Santa Lucia di Mercuriu, une sorte de paradis. Et pourtant, comme un mauvais présage, au plus haut de la montagne, n’y avait-il pas ce village en ruines, Zuccarello, dont la procession des descendants voulait conjurer la malédiction ? Témoignage bouleversant que celui d’un prophète de valeurs inédites écrasé par un ciel de malheurs! » Pour lire cet article in-extenso en ligne…

Arianne CHEMIN analyse, toujours dans CORSICA, la réception du livre en Corse…

En juillet 2011, Claude ARNAUD s’est prêté aux questions des rédacteurs du supplément Corse du Nouvel Observateur.

« Ce livre est le fait d’un être, d’une famille et d’un temps, écrit Daniel MARTIN dans La Montagne du 24 octobre 2010. Les trois intimement mêlés. Fracassés par les événements de Mai (…) Si (ceux-ci) n’occupent que quelques pages de ce livre, leurs effets sont partout présents. CLAUDE ARNAUD dit la vérité de ce temps pris entre un formidable enthousiasme et la mort. »

Au-delà d’une reconstitution particulièrement réussie, Qu’as-tu fait de tes frères? décrit avec intelligence et sensibilité – et sans jamais juger – un monde en mutation, dépassé par ses illusions et sans cesse en quête d’identité. A l’image de l’éphèbe Arnulf, redevenu Claude« , écrit Baptiste LIGER dans Têtu de novembre 2010.

« Le destin tragique de cette fratrie égrenée par la mort sert de fil conducteur à (un) récit ­galopant, qui retourne le titre comme un gant : « Qu’as-tu fait de tes frères ? » devient peu à peu « Qu’ont fait tes frères de toi ? » Hanté par la certitude qu’il était voué à rester dans l’ombre, alors que ses frères valaient d’accéder au firmament, Claude ARNAUD se cache et se révèle dans un clair-obscur pénétrant », écrit Marine LANDROT dans le Télérama du 27 octobre 2010. Pour lire son article in-extenso

Dans les Dernières Nouvelles d’Alsace du dimanche 12 décembre 2010, Véronique LEBLANC écrit, dans un article intitulé Ex-fan des sixties

C’est le roman français qui a réussi à échapper à tous les prix littéraires. Le mieux écrit de la rentrée, le plus émouvant, le plus intelligent aussi et même le plus facile à lire. Un torrent de gens, de people, de lieux, de théories, de sexe dévale les pages sans jamais s’arrêter », écrit Gilles MARTIN-CHAUFFIER dans le PARIS-MATCH du 21 décembre 2010.

« Qu’as-tu fait de tes frères?, le vrai-faux roman de CLAUDE ARNAUD suscite l’unanimité de la critique, écrit David CAVIGLIOLI dans BIBLIOBS…

*DANS LES BLOGS

« Un très beau roman« , affirme, en le notant 8/10, un post déposé sur le blog culturel…

« Cette vaste fresque rédigée d’une langue classique et nerveuse est à la fois le requiem des frères fourvoyés et l’oratorio des rêves foudroyés« , lit-on à propos de ce « beau livre laïc, hanté, à la fois crépusculaire et scintillant », sur le blog de la médiathèque de la ville de Frejus…

« Autobiographie d’un enfant doué qui ne peut trouver où « être avec » dans un moment de l’histoire ou toute pensée était « d’être contre ». Beau titre qui fait sonner le remords du survivant car les siens ont disparu dans la tourmente », écrit Tobie NATHAN dans le post, malicieusement intitulé « Autofliction », qu’il consacre à cet « autoroman »…

« Ce livre réussit au final son pari : il ne sombre à aucun moment dans les ornières du roman sociologique, tout en faisant de la marginalité des années 70 l’objet principal de sa narration ; il ressuscite bel et bien cet air du temps déjà ancien, fait « de pollens, de haschisch et de gaz lacrymogènes», sans céder au florilège, au culte idiot ou à l’anecdotique ; enfin tout en analysant minutieusement chaque étape du Réel parcourue par son héros, il ne livre pas de solutions prémâchées, son auteur paraissant guéri de toute tentation idéologique, et ne sombre donc pas non plus dans l’abîme du roman à thèse, lit-on sur le site de Solko

« Cette plongée dans les années qui suivent mai 68 est magnifiquement servie par la belle écriture de Claude Arnaud. C’est avec un plaisir non dissimulé que le lecteur part à la rencontre de Pierre Victor, leader de la gauche maoïste, d’Alain Geismar ou encore de Frédéric Mitterrand, alors exploitant de salles de cinéma. Il s’attache aux figures – nombreuses et complexes – dépeintes avec précision et profondeur par l’auteur« , lit-on sur le site de Parutions.com…

« Au cours du récit, on sent le personnage mûrir et se rendre compte que si personne de vivant n’a pas vocation à se caser, il ne peut non plus rester dans la complète indécision et qu’il faut choisir certaines voies, ce qui implique des non-retours. Autant prendre alors la peine d’explorer auparavant le maximum de chemins de traverses, pour ne pas regretter le nécessaire choix, une contrainte en soi et non une obligation sociale. C’est une attitude incongrue aujourd’hui. Il faut un certain courage pour publier de nos jours une ode à l’excès et à la liberté, sans poser au nostalgique de surcroît. ARNAUD nous livre ici un bien beau texte recherché, plaisamment cultivé, autoréflexif, vivant et fortement … intempestif », lit-on sur le site de e-litterature.com, déposé par Hervé Georgelin…

« Chaque mot, chaque expression en langue corse est juste et sans erreurs d’écriture (comme il arrive souvent lorsque les auteurs sont seulement d’origine), mais chaque évocation de l’île, chaque jugement porté sur le village de montagne ou les villes de chez nous sont de première main et vécues réellement, aux temps enchantés de l’enfance », lit-on sur le site  Musanostra, sous la plume de Jacques Fusina…

« Ce qui me sidère, c’est qu’il a une mémoire d’éléphant, ce n’est pas inventé, c’est comme photographié : et cela ne concerne pas que les venues en Corse, non ! C’est même quand il fait des références à l’histoire, aux événements qu’il a vécus, qu’il est précis ! », écrit Jean M., toujours sur le site Musanostra…  « Au milieu de toute cette scansion de la société en mouvement, cette énumération lancinante mêlant action politique, drogues, sexualité débridée, on lit entre les lignes un écho à cette douleur, qui continue de sourdre encore aujourd’hui, une douleur inguérissable, lancinante qui rend le livre incroyablement dur, remuant, lui évitant en même temps de ressembler à ces livres de « grands déballages intimes » », lit-on sur le site du Livraire.com en date du 16/09/2010… « Qu’as-tu fait de tes frères de Claude Arnaud chez Grasset je l’avais acquis après avoir entendu Guy Bedos en dire grand bien. Bonne pioche », lit-on sur le blog de Jacques Berthommeau... 

« Un roman absorbant, complexe, qui dévoile une culture très française, très parisienne, très marginale, tant par son écriture que par les thèmes exploités, un vocabulaire recherché, mais un récit combien exaltant, captivant, émouvant jusqu’au bout. Une recherche identitaire autant personnelle que sexuelle. Une autre belle découverte de la rentrée 2010, écrit Nancy Giroux sur son blog…

« Trois frères et leurs errances respectives. Les drames accompagnés de leurs souffrances. La mort. Un roman que le Lecteur aborda en catimini, mais dans lequel il finit par s’immerger puis par s’identifier. Le roman d’un temps qui n’est plus, d’un temps dont les traces s’estompent. Claude Arnaud ne dénigre ni ne caricature. Il est le Narrateur. Et sa Narration mérite plus que du respect ou de l’attention », lit-on sur le site Canalblog…

« Bien qu’intitulé « roman », Qu’as-tu fait de tes frères ? est largement un récit autobiographique, lit-on sur le site cestcommeça. Mené à un rythme rapide, il est à l’image de son narrateur : d’une grande élégance, évoquant les êtres et les choses comme en passant, sans appuyer. Ce sont vingt années qui défilent en 360 pages, témoignage sur une époque qui nous est devenue presque étrangère, et succession de figures de la culture française (de Roland Barthes à Hervé Guibert). Pour lire ce post en entier… 

« Claude ARNAUD balaye (…) près de 50 années au cours desquelles, à travers l’histoire de sa vie, de sa famille, il peint une époque qui a vu un modèle de vie se désagréger, exploser, de fortes espérances naître et la vie des idées pour arriver à notre époque riche encore de changements: Un très beau roman que je vous invite vivement à découvrir… », écrit Herwannsur le site Lecture-Ecriture.  « L’une des forces du récit de Claude ARNAUD est de raconter cette époque à travers les yeux d’un enfant, puis d’un adolescent qui n’a rien à justifier comme acteur des événements, mais qui se laisse emporter, émerveiller, instrumentaliser, abuser, lit-on sur le blog de TV5 Monde. Dans une succession de chapitres bien rythmés, le jeune « Arnulf » devient d’abord militant gauchiste ; puis il rejoint l’entourage de Félix Guattari, chantre de la libération sexuelle, et vit à 16 ans toutes les folies d’une époque éprise de politique, d’expériences radicales et d’utopie. Il observe aussi ses aînés, protagonistes de cette révolution des moeurs : ceux qui élargissent d’abord son horizon mais qui lui laisseront, à 20 ans, l’impression d’entrer dans la vie avec la gueule de bois. Claude ARNAUD, que l’on connaît pour sa biographie de Cocteau et pour son remarquableQui dit je en nous ? (prix Femina de l’essai), revient à la question qui hantait ses précédents livres : celle de notre identité, si fragile. Il le fait ici sur un mode plus intime, en mêlant le tableau d’une époque à l’histoire de ses propres transfigurations. Il montre aussi comment l’air du temps accélère la décomposition de sa famille, après la mort prématurée de sa mère : parce que ses frères abandonnent leurs études sous la pression politique ; parce que leur père fait soudain figure de coupable social et générationnel, sous le jugement implacable de ses jeunes gardes rouges (…) Un livre personnel qu’on ne lâche pas jusqu’à la fin, tant il a le goût romanesque de la vérité ». Pour lire ce post in extenso

Pour lire le commentaire infiniment plus sévère laissé par Frédéric Chambesur son blog

« L’autre livre qui a accompagné ces trois jours passés loin de Paris est à la fois la chronique d’une période, n’est ni tout à fait un roman, quoi qu’en ait son très élégant auteur, ni tout à fait un recueil de souvenirs, mais bel et bien la chronique, élégante mais lucide et sans fard, de trois décennies ou presque de vie intellectuelle se confondant de bout en bout avec celle d’une famille française. Pour ceux qui l’ont fréquenté de près, c’est surtout un magnifique portrait en creux du regretté PHILIPPE ARNAUD (1951-1996), éclairant en termes choisis et délicats la complexité du personnage, éminemment attachant, et les multiples zones d’ombre, volontiers entretenues, que pressentaient ses proches, mais n’en levant pas pour autant complètement le voile – qui l’aurait pu, fût-ce au sein de sa famille ? – sur les paradoxes inhérents, et presque « constitutionnels », propres à l’auteur des meilleurs essais jamais consacrés à Robert Bresson, à Sacha Guitry et à la Rencontre au cinéma. Lorsqu’il n’allait pas bien, PHILIPPE ARNAUD n’avait pas son pareil pour s’esquiver sur d’élégantes et facétieuses pirouettes… » peut-on lire sur le site Aide-mémoire, une encyclopédie du cinéma. Pour lire ce post en entier...

*CHEZ LES LIBRAIRES

Lu et conseillé par A. Libbra, librairie Charlemagne à Toulon, N. Djogasevic, Libraire Les Cyclades à Saint-Cloud, J.-L. Aubarbier, Libraire Majuscule à Sarlat-la-Canéda, Nicolas Hughin, de la librairie La Sorbonne à Nancy. Dans « Pages des Libraires », septembre 2010, Valérie Ehrhardt, de la Librairie Au Poivre d’âne à La Ciotat, écrit:

 » ….Dans une écriture aussi fougueuse que l’était cette époque (…), tantôt légère et tantôt sévère, l’auteur nous invite à une belle promenade aux cotés des acteurs (…) qui croisent sa route: intellectuels et écrivains, vivants et morts jalonnent le récit comme autant de petites gouttes d’histoire. Et c’est avec un grand plaisir, beaucoup d’émotions et de tendres sourires que nous cheminons avec CLAUDE ARNAUD au fil de vingt chapitres qui composent cette ode aux absents. »

*POUR TROUVER LE LIBRAIRE QUI, DANS VOTRE REGION, DIFFUSE CE LIVRE SOUS FORMAT PAPIER

*OU NUMERIQUE…

(Photo Hannah, agence Opale)

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