Qu’as-tu fait de tes frères? : abroad/ à l’étranger

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images_6« Peu d’ouvrages, me semble-t-il, recréent aussi bien et dans une écriture aussi belle, le séisme de Mai 68 vécu par un garçon de douze ans, et les années confuses et libertaires qui ont suivi, écrit Jacques FRANCK le 23 août 2010. Que d’idées aberrantes, de comportements sexuels auxquels le sida a donné une issue tragique, que d’intellectuels qui ont renié leur idéologie d’alors, mais aussi que de convictions sincères et d’espérances naïves ont animé des jeunes qui voulaient changer le monde et que le monde a laissés au bord de la route ! Rescapé de cette période, Claude ARNAUD nous en porte témoignage dans un livre à situer entre les « Confessions » de ROUSSEAU et « L’Education sentimentale » de FLAUBERT. Pour lire cet article publié dans La Libre Belgique..

Le 24 septembre 2010, Jacques de DECKER a intitulé sa chronique dans le supplément littéraire du SOIR : « Arnaud et ses frères »:

 

« A quoi sert une autobiographie? A se justifier, à s’accabler. Rarement à tirer de l’expérience personnelle un artefact qui ait, pour le lecteur, valeur d’exorcisme. Il faut remonter au ROUSSEAU des « Confessions », retourner à « l’Âge d’homme » de Michel LEIRIS, se référer, plus près de nous, à nombre d’écrits de Pierre MERTENS pour mesurer la générosité qu’il faut à un auteur pour mettre son coeur à nu au point d’aider ses semblables à cesser de se jouer la comédie à eux-mêmes. Un livre s’impose dans cette rentrée plus surabondante que jamais (…) pour cette faculté de faire avancer la connaissance de l’humain, trop humain. Un histoire de fratrie qui s’inscrit dans le sillage des Karamazov, qui révèle les démons qui peuvent hanter les familles, et montre comment un idiot au sens dostoïevskien peut survivre à une tragédie familiale.

« Qu’as-tu fait de tes frères? » a cette force des livres qui saturent la mémoire, qui seront lus et relus, que l’on se recommande entre compagnons d’âme. L’auteur, Claude ARNAUD, n’a écrit en quinze ans que deux romans, mais surtout deux biographies d’une rare qualité, l’une sur CHAMFORT, l’autre, monumentale, sur COCTEAU (Gallimard, 2003), et puis un essai magistral, « Qui dit je en nous? » que le Femina a couronné en 2006. « Qu’as-tu fait de tes frères? est l’application de cette question implicite à lui-même. Troisième fils, après deux frères brillantissimes, d’un couple de moyenne bourgeoisie de province installé à la lisière du XVI° arrondissement et de Boulogne, il est le seul à devoir admettre qu’il a échappé au processus de démolition que peut être à la vie. Comment? A quel prix? Le livre apporte quelques réponse à cette interrogation abyssale.

Chaque chapitre est comme une station d’un calvaire d’apprentissage. L’auteur s’impose une honnêteté absolue, qui se moque des tabous, appelle un chat un chat (y compris quelques gros matous comme Frédéric MITTERRAND et Roland BARTHES), reflète le grand remue-ménage des moeurs et des idées dans les années 60-70, intègre les drames intimes dans la grande fresque de l’Histoire, et montre comment un être s’édifie parmi les décombres, à force d’essais et d’erreurs, sans tomber une seconde dans la complaisance. Un maître-livre. »

Pour lire cet article in extenso en ligne…

*QU’AS-TU FAIT DE TES FRERES est le coup de coeur, dans cette rentrée littéraire francophone, de DANIELLE LEEMANS, de la libraire « La Dérive » à Huy ( Belgique)

Jacques de DECKER a chroniqué avec enthousiasme le livre dans l’émission Mille-feuilles, dans le deuxième tiers de l’enregistrement, sur la Radio Télévision belge francophone, le 26 octobre 2010…

Dans le supplément littéraire du n°276 du TAGEBLATT, le quotidien luxembourgeois bilingue (allemand + français), YANN NICOL parle d’un libre «  passionnant et émouvant » où l’auteur « rend hommage à toux ceux qui l’ont constitué, comme homme et comme écrivain ». (Nov.-déc.2010)

images_7(photo : Pierre Albouy)

 

ETIENNE DUMONT écrit dans la Tribune de Genève : « Nous sommes vers 1960, porte de Saint-Cloud, dans un appartement un peu triste. La famille qu’on nous présente tient du modèle. Un père autoritaire, mais qui a bien réussi. Une mère lettrée et fine. Trois fils. L’aîné, Pierre, doit devenir une de ces bêtes à concours comme on les aime en France. Les grandes écoles lui tendront les bras. Philippe, le puîné, s’annonce brillant. Quant au petit Clodion, il reste un enfant. Et puis voilà! En mai 68, la belle machine se détraque (…) Il faut admirer l’impudeur avec laquelle Claude ARNAUD (à qui l’on doit une remarquable biographie de Jean COCTEAU, parue chez Gallimard en 2003) ose mettre en scène les siens… L’un des meilleurs sur la période, avec « Les vignes de Berlin » de Daniel Rondeau, aujourd’hui ambassadeur après s’être voulu ouvrier après 1968. Comme le monde peut décidément se révéler étrange… »

Pour lire le point de vue d‘Etienne DUMONT sur les prix décernés à la rentrée 2010…

Pour entendre Claude ARNAUD évoquer son livre à l’émission « A première vue », face à Pierre-Philippe CADERT, le 9 septembre 2010, devant les micros de la Radio Suisse Romande

Dans Le Matin du 25 octobre, Patricia GNASSO, sous le titre « Les Enfants Terribles », consacre un article vibrant au livre…

Pour voir le reportage que Payot libraires et L’Hebdo ont consacré au livre…

POUR TROUVER CE LIVRE EN SUISSE  ZU KAUFEN DIESE BÜCH IN SCHWEIZ….

Au Liban, la presse aussi est attentive aux chances de Qu’as-tu fait de tes frères? dans la saison des prix…


L’écrivain SALIM JAY consacre a QU’AS-TU FAIT DE TES FRERES ? un long article dans LE SOIR-LES ECHOS, quotidien marocain d’informations générales...

Dans l’édition du 22 novembre 2010 de QUANTANA, magazine des cultures arabes et méditerranéennes, SALIM JAY parle encore « d’un autobiographe au scalpel », et d’ »un champion de l’introspection muée en art du reportage ».

 

Pour trouver le livre au Canada
…en encore… 
Et en édition de poche…

« Fictionalized memoirs garnered some of France’s top literary prizes last fall, the prix Médicis going to Mathieu Lindon (reviewed below) and the Renaudot to Emmanuel Carrère’s Limonov, while Delphine de Vigan’s paean to her mother, Rien ne s’oppose  à la nuit, topped the best-seller list Claude Arnaud’s Qu’as-tu fait de tes frères (also reviewed here) was shortlisted for every prize the year before, one can read in a review published on the online site « Fiction and Film for French Historians, A cultural Bulletin« . Autobiographical fiction is “in” and we historians will have to wrestle with the beast, sooner or later, as we strive to separate fact from fiction and ponder why this hybrid format proved so popular. The French, more given to literary genre-bending than Anglo-Americans, refer to it as “auto-fiction.” The tone of the two gay memoirs under review is confessional and reflective, underlining the fact that the form of the narration is as important as its content. » Liana VARDI. Read the folowing

« Claude ARNAUD is a writer (…) He and his two older brothers used to devour literary classics under the sheets with flashlights long past their bedtime. Intelligent, impeccably cultured, and living just on the edge of Paris’s most elegant XVIth arrondissement, it isn’t that they showed great promise exactly; rather they were all set to follow the expected path of Parisian bourgeois boys from posh lycée to grandes écoles to a place among the country’s elite—the promise, like all social promises, fulfilled in advance and ready to be endlessly reproduced and passed on in orderly bourgeois fashion. But nothing goes quite as planned. The mother dies, two of the brothers turn out to be gay (or something like that; it’s France), the eldest descends into madness, and the father just doesn’t know what hit him. Needless to say, May ’68 didn’t help either. Claude’s life takes him from one leftist group, and one pseudonym, to another, providing Arnaud with an opportunity to give us an inside look into the various political movements of the seventies, followed by the growing disillusion that led to the rather pathetic, mercantile and AIDS-ravaged 1980s. Along the way, we meet famous people. Claude, as it happens, tells briefly of an evening, rue de Vaugirard, where he encounters Foucault, Guibert and Lindon. Guattari (as in “Deleuze and”) is a recurring presence in the book, and there are a few lovely pages on Roland Barthes, another homo who liked to read, lecturing at the Collège de France. But other than that, this part of the book is the least compelling. We get to spend much time at the Sept, the Palace and other famous Parisian nightspots of the era in the company of beautiful people(…) Unless, of course, the plan was to convey his own creeping boredom with the whole thing.

The story picks up again when the seventies come to a close and the family reappears on the other side of all the turmoil. Madness, it turns out, had been a narrative thread all along, from the Corsican uncle roaming carefree in the mother’s village, to Guattari’s utopian antipsychiatry experiments, to Claude’s brother Pierre’s slow but brutal unraveling in a world that, when all is said and done, remains unforgiving to its misfits. It is often sad, as you can imagine, but in the end it was the people you don’t know, not the famous ones, you grew attached to—the brothers and their increasingly confused father. When narrative and narrator alike wander aimlessly through the late seventies, you can’t wait for both to come home somehow—not to some idealized childhood home, of course, but to one pared down by life itself until all that is left is what truly matters.  » David CARON, University of Michigan. Read the whole text

get that novel in the U.K. and read its very first pages…
OR…

 

In the US…

Digital Book format: ePub (Adobe DRM)

…and in Australia…

 

 

ROBERTO SALVATORI a scritto, per Zeszyty Literackie, la rivista polacca:

 

 » Un romanzo che ha pagine di straordinaria intensità, squarci di struggente commozione, momenti di spericolata introspezione, maestria strutturale e stilistica, capacità di risarcire atmosfere e connotati di un’intera epoca, quella della tarda modernità. Un grande romanzo di formazione – definito dall’autore “biografia di un altro che ero io” -  che è al tempo stesso affresco di una generazione, cronaca familiare, educazione sentimentale, memoria giovanile » (02.2011) Per leggere l’intero articolo

TROVARE QUESTO ROMANZO IN ITALIA…

Der zwölfjährige Claude lebt Mitte der Sechziger Jahre irgendwo zwischen Boulogne und Paris. Er langweilt sich mehr oder weniger und verbringt seine Zeit mit gemeinsamer Lektüre zusammen mit seinen Brüdern Pierre und Philippe. Trotz oder gerade wegen seiner Begabungen, fällt es ihm schwer seinen Platz in der Familie zu finden. Mit dem Mai 1968 geschieht aber Umwälzendes. Paris geht auf die Barrikaden. Die revolutionäre Welle reißt den Jungen aus seinen familiären Zusammenhängen und trägt ihn in ein völlig neues Universum. Im gleichen Maß, wie sich die französische Gesellschaft auf die Revolte einlässt, zerfallen die starren Strukturen in Claudes Familie.

Saarbrücker Zeitung geschrift hat…

Zu kaufen diese Büch…  Oder…

Oder (IBook)

 

 

Em Portugal…

 

Via Wook

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