Affinités

Claude ARNAUD recommande « GIRL »

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On n’a pas vu film si sensible, si juste, si délicat, si mûr et si poignant depuis longtemps que GIRL. Et pourtant son acteur principal n’a que 15 ans, et son metteur en scène, Lukas DHONT, 27. Ce dernier ne s’est pas seulement mis au service de cette histoire d’un jeune danseur de la scène belge qui tend à toute forces à devenir femme, martyrisant ainsi un peu plus son corps, il a trouvé en Victor POLSTER un interprète inoubliable  – une conjonction unique qui précipite l’osmose entre le film, son interprète et les spectateurs des deux ( trois ?) sexes. C’est une chemin de croix, mais il est si intensément vécu qu’il devient, l’espace d’une heure et demi, le destin immanquable de qui a traversé l’adolescence, a vu avec angoisse son corps muer, s’est interrogé sur les moyens de parvenir à satisfaire ses désirs, et plus encore à les définir, dans la réclusion d’une chambre qui devient ici la métaphore même de la solitude, et le cocon où va immanquablement s’accomplir la métamorphose.

 

Dans « Un jour un destin », sur Fabrice LUCHINI

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(ph: copyright Bestimages)

Le dimanche 7 septembre 2018, Claude ARNAUD est intervenu dans l’émission  Un jour, un destin consacrée à Fabrice LUCHINI et animée par Laurent DELAHOUSSE. Réalisé par Laurent  ALLEN-CARON, un film intitulé Fabrice LUCHINI, voyages intérieurs, y retrace le parcours hors-norme de l’acteur, en s’appuyant sur les témoignages d’amis et d’intimes comme Jacques FIESCHI, Anne FONTAINE, Philippe LEGUAY, tout trois cinéastes et scénaristes, d’Emma LUCHINI, sa fille, et d’Emmanuelle GARASSINO, sa compagne, comme de ses frères, Michel et Alain LUCHINI, du philosophe-essayiste Alain FINKELKRAUT et donc de Claude ARNAUD. Pour voir cette émission…    

Sur la rentree litteraire 2018…

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Dans son numéro 2400 daté du 30 aout 2018, LE POINT a publié un article de CLAUDE ARNAUD sur A son image, l’excellent roman de Jerôme FERRARI (ACTES SUD), qui vient d’obtenir le prix du roman du journal Le Monde, ainsi que  le compte-rendu de sa rencontre à LONDRES avec Julian BARNES, à l’occasion de la traduction, au Mercure de France, du dernier roman de l’écrivain anglais, La seule histoire, dans une traduction de Jean-Pierre Aoustin.

Pour lire l’article consacré à J. Ferrari… et sa version papier

Pour découvrir le portrait de Julian Barnes... version papier

(Photos: Jonathan Perugia/Time Out/Camerapress/Gamma Rapho – sp + Jean Delmarty/Opale/Leemage)

Claude ARNAUD recommande…

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…le documentaire KING : DE MONTGOMERY À MEMPHIS produit et écrit par Ely LANDAU, monté avec l’aide de Sydney LUMET et de Joseph MANCKIEWICZ, sorti deux ans après la mort du révérend, aujourd’hui à nouveau en salle. Depuis le boycott des bus de Montgomery en 1955, l’une des premières actions publiques du leader noir, jusqu’à son assassinat à 39 ans, en avril 1968 à Memphis, par un suprématiste blanc, le film retrace la destinée quasi messianique de Martin Luther KING (1929-1968). Fait d’images tournées dans des conditions parfois périlleuses, au milieu des coups et des balles, ce long-métrage témoigne des prodigieux dons d’orateur du pasteur baptiste d’Atlanta, mais aussi de la conviction tellurique qu’il communiquait  à ses auditeurs. C’est un moderne Moïse qu’on découvre, à la fois bouleversé et stupéfait, et voit décidé, corps et âme, à sortir son peuple de la stigmatision sociale où l’a conduit un esclavage infâme, vieux de quatre siècles, mais aussi à le sauver de l’exil intérieur qui a résulté de l’abolition tardive de ce dernier. On découvre le courage surhumain, et l’infinie intelligence stratégique, du KING face à des forces armées et des populations blanches hostiles, non seulement dans le Sud profond et raciste mais aussi – c’est l’horrible surprise que réserve ce chef d’oeuvre -, dans une Chicago qui, sous le parapluie de son maire démocrate, se révèle un nid de suprématistes blancs, tout prêts aussi au lynchage dès que les Noirs sortent de leur ghetto et leur condition. Du Selma convenu (Ava duVernay) au cruel Do the right Thing (Spike LEE) en passant par le brillant BlacKkKlansman (du même), aucun film n’aura aussi bien montré l’infamie de la Ségrégation, mais aussi la bonté héroïque d’un homme qui paraît, a posteriori, le plus grand Chrétien que la terre ait porté, le seul à avoir vécu la doctrine d’amour de Jésus de Nazareth non comme une pénitence ou une croix, mais comme un acte de vie, vibrant de ferveur et même parfois de gaieté, au service de la justice et de l’égalité.

Claude ARNAUD recommande le « tombeau » dédié à Valérie LANG par François JONQUET

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Claude ARNAUD recommande le très beau livre que François JONQUET vient d’écrire en hommage à Valérie LANG, l’actrice décédée à 47 ans d’une tumeur du cerveau, en 2013 . Je veux brûler tout mon temps (Le Seuil) révèle, derrière la comédienne intense qui joua sous la direction de Stanislas NORDEY puis de Christine LETAILLEUR, et qui resta, pour beaucoup, une figure des années 80, époque où ses parents, Jack et Monique LANG, régnaient sur le ministère de la CULTURE, une sorte de mystique de l’amour, toute entière dédiée à des hommes qu’elle élisait, même quand ils ne la désiraient pas, surtout même quand ils ne se sentaient pas de l’aimer. Une sorte de Julie de LESPINASSE, cette épistolière du XVIII°siècle qui mourut d’amour pour un chevalier qui ne pensait qu’à l’éviter, l’équivalent moderne, dans une époque où (presque) chacun s’autorise (presque) tout, de cette Religieuse Portugaise qui, enclose dans son couvent, continue d’aimer en vain un homme qui ne lui répond pas, et dont GUILLERARGUES avait imaginé et écrit les lettres désespérées, au XVII° siècle. Un superbe tombeau, qui révèle non seulement un grand caractère, à la fois généreux, gâté et autodestructeur, mais tout une époque, celle de la Mitterrandie triomphante, qui paraît aujourd’hui aussi lointaine que la France des salons littéraires…

« Une Imposante anthologie du Portrait », dans la Nouvelle Quinzaine Littéraire

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« II n’est pas sûr que les inventions du miroir et du portrait nous aient rendu service pour finir. Elles pourraient même avoir ouvert la boîte de Pandore a en croire ceux qui, de LA ROCHEFOUCAULD à FREUD et de Benjamin CONSTANT à CIORAN, s’attachèrent a démasquer nos prétentions. Ce besoin de comprendre n’est peut-être qu’une forme terminale de névrose : nous étions plus faciles à satisfaire quand nous étions des animaux comme les autres  [ ... ] Si les bêtes ne connaissent pas I’angoisse, juste la peur, c’est qu’elles ne s’analysent pas, qu’elles s’offrent sans réserve au monde. Il va nous falloir des millénaires avant de réapprendre à le faire ». C’est par ces lignes que Claude ARNAUD clôt son imposante anthologie du portrait dans la littérature, écrit Jean-Pierre CESCOSSE dans  « Zone Franche« , sa chronique abritée par la Nouvelle Quinzaine Littéraire no 1186, datée du 16 janvier 2018, en recensant PORTRAITS CRACHES, Un trésor littéraire de Montaigne a Houellebecq, Bouquins/Robert Laffont 2017. On y retrouve avec plaisir l’essayiste vif et subtil de CHAMFORT (Laffont, 1988) et PROUST CONTRE COCTEAU (Grasset, 2013). Ses commentaires et présentations nous éclairent, restituent habilement les contextes et les époques, sans nous écraser sous l’érudition. J’ignore toutefois si nous avons jamais été des bêtes « comme les autres » et (…) s’il est vrai que les animaux n’éprouvent pas d’angoisse et jusqu’à quel point nous sommes fondés a affirmer, sans anthropomorphisme (pouvons-nous jamais en sortir ?), qu’ils ne « s’analysent » pas. Mais cela ne m’empêche pas de partager la stimulante perplexité qui s’exprime ici. Je me permets d’y ajouter une question : quand nous aurons réappris a nous offrir « sans réserve au monde », éprouverons-nous le besoin de faire le portrait de notre état sauvage flambant neuf ? La conscience humaine peut-elle cesser de se fasciner elle-même? N’est-ce pas là son mode d’être, ce qui lui est propre? Rendez-vous dans quelques millénaires. En attendant d’avoir recouvré la « virginité » que Claude ARNAUD, non sans une légère touche d’humour mélancolique, semble appeler de ses vœux, nous resterons confrontés à nos démons éculés: vanité, esprit grégaire, instinct de lucre et de gloriole« . Pour découvrir l’intégralité de cette chronique

Pour trouver PORTRAITS CRACHES en librairie

« JEAN COCTEAU A LIFE », in the 2017′s best Lgtb nonfiction/ « COCTEAU » dans les meilleurs livres Lgtb de non-fiction de l’année

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« If any 20th-century creative genius warrants a 1,000-page biography, it’s JEAN COCTEAU, master of many trades, influencer of artists arguably his superiors, and, against all odds, a breathtakingly high-achieving opium addict, writes TIM PFAFF in the Bay Area Reporter published 12/21/2017. CLAUDE ARNAUD’s extraordinary biography (Oxford – mistake, it’s Yale UP! ), newly translated from the French, turns an authoritative history that seems to leave out nothing into a bona fide page-turner. Fair warning: this is the kind of scholarly book that could cost you additional money, tracking down and re-examining the multiple facets of COCTEAU‘s art, all of which ARNAUD writes about with deeply informed delectation. » Read more

GET THE BOOK IN THE US…OR VIA INDIE BOUND… IN CANADA… IN THE UK

« Si l’un des génies créateurs du 20° siècle méritait une biographie de 1,000 pages, c’était bien Jean COCTEAU, maître dans toutes les arts, source d’inspiration pour tant d’artistes qu’on peut tenir pour ses supérieurs mais aussi, contre toute attente, un opiomane fini, écrit Tim PFAFF dans The Bay Area Reporter du 12/21/2017. L’extraordinaire biographie de CLAUDE ARNAUD  (Oxford – erreur c’est Yale UP! ), tout juste traduite du français, n’est pas seulement un livre de référence qui ne laisse rien dans l’ombre, c’est aussi, tout bonnement, un récit captivant. Aimable avertissement: ce genre d’ouvrage pourrait vous coûter du temps et de l’argent, à pister et réévaluer les multiples facettes artistiques de COCTEAU, qu’ARNAUD décrit avec une délectation remarquablement informée. » Pour découvrir cette liste de 9 livres (en anglais)

« PORTRAITS CRACHES » DANS L’OBS

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« Les esprits subtils qui sévissent aux heures de grande écoute sont formels, écrit Grégoire LEMENAGER dans l’OBS du 11 décembre 2017. L’individualisme fait rage, c’est la faute à Mai-68. Les esprits subtils se seraient-ils trompés? On n’ose le croire. Ils auraient pourtant de quoi s’en prendre aux vrais coupables : SAINT AUGUSTIN, des aristocrates désœuvrés du Grand Siècle, Marcel PROUST et tous ces écrivains qui ont accrédité l’idée que chacun est singulier, en pratiquant génialement l’art délicat du portrait. Cette idée-là n’allait pas de soi, dans une civilisation où seul Dieu peut véritablement nous connaître, mais tant pis pour Dieu : le genre a accouché d’un riche « trésor littéraire » que Claude ARNAUD rassemble et analyse en allant « de Montaigne à Houellebecq ». Y mettre son nez vaut toutes les leçons de psychologie managériale du monde. Ici, CHATEAUBRIAND croque son ami JOUBERT : « C’était un égoïste qui ne s’occupait que des autres.» Là, SACHS montre COCTEAU comme « un illusionniste effrayant qui savait escamoter les cœurs et ne vous rendait qu’un lapin ». Et là, entre mille autres perles, LA ROCHEFOUCAULD signe un extraordinaire éloge à triple fond du cardinal de RETZ : « II paraît ambitieux sans l’être », résume son meilleur ennemi. L’art du portrait est aussi un art de la perfidie. » 

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ET ENCORE

Ressortie de « Mme du Deffand et son monde », par B. CRAVERI

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Le jeudi 7 décembre 2017, LE  POINT, dans son numéro 2361, a publié un article de Claude ARNAUD saluant la ressortie de Mme du Deffand et son monde, la magistrale biographie de Benedetta CRAVERI aux éditions Flammarion. « L’épistolière dont CIORAN fit le flambeau de l’incrédulité à la française trouva en Benedetta CRAVERI un portraitiste hors-pair, voilà trente ans, y lit-on. Aujourd’hui réédité, avec une préface de Marc FUMAROLI éclairant son emprise intellectuelle sur VOLTAIRE, Madame du Deffand et son monde consacre la perspicacité prémonitoire de l’essayiste italienne: avant même Chantal THOMAS ou Sofia COPPOLA à sa façon, la petite-fille de Benedetto CROCE  relança notre curiosité pour l’avant-1789, auquel elle consacra en 2003 une somme indépassée. Largement traduite depuis, cette vie de Mme du DEFFAND revient donc couronner cette francisista qui perpétue elle-même, entre ROME, NAPLES et PARIS, cette sociabilité éclairée et joueuse sans laquelle l’Europe ne serait plus qu’un terminal touristique« 

« PORTRAITS CRACHES » dans TRANSFUGE

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« Claude    ARNAUD    déballe    sa    bibliothèque, écrit Damien AUBEL dans le n° 114 de TRANSFUGE daté décembre 2017. Avec la liberté et la souplesse joyeuses d’un MONTAIGNE butinant parmi ses livres, le romancier et fin connaisseur de COCTEAU ou de CHAMFORT nous convie à une balade dans le genre du portrait. Des jeux de société des Précieuses au mordant impitoyable d’un cardinal de RETZ, du XVIII’ siècle qui élargit les frontières de l’exercice et s’ouvre aux marginaux, jusqu’aux prodigieuses entreprises de zoologie humaine d’un BALZAC ou d’un ZOLA, personnages historiques    et    fictionnels    se    succèdent    au fil    d’extraits    sertis    dans    la    prose    de    Claude ARNAUD. Avec, comme point nodal et mètre-étalon, le « patron » Saint-Simon. Et comme basse continue à cette symphonie, qui a parfois des allures de carnaval des animaux (Claude ARNAUD n’oublie pas les merveilleuses vignettes de BUFFON, son cheval ou son chat), la même rumeur, insistante comme le grondement d’une révolution de la psyché et de l’écriture : la liberté. »

Pour découvrir le sommaire de ce numéro Pour lire cet article, et l’entretien de trois pages qui le suit

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ET ENCORE

(Ph: Franck Ferville)

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