Affinités

Le meilleur livre de la rentrée 2019…

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LE POINT, dans son numéro 2454 date du 12 décembre 2019, a publié un article sur Le Dictionnaire égoïste de la littérature mondiale de Charles DANTZIG (Grasset). 1248 pages de réflexions, tantôt profondes, tantôt épidermiques, sur le génie, la vitalité ou l’imposture d’écrivains qu’on célèbre d’ordinaire – des centaines d’entrées aussi sur des auteurs en marge, ou confinés aux « happy few », DANTZIG crève les limites de l’écran sur lequel la critique littéraire, d’ordinaire, inscrit ses palmarès. Tout ici est libre, vivant, injuste parfois, remarquablement stimulant: le meilleur livre de la rentrée. Pour lire l’amorce de cet article

La 19° bourse CIORAN attribuée à Jean-Pierre MARTIN

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La dix-neuvième bourse CIORAN a été attribuée le 19 juin 2019 à Jean-Pierre MARTIN pour son projet d’essai intitulé La Curiosité, qu’il définit comme « un égarement salutaire, [...] un exercice de la pensée libre et un antidote irremplaçable de la croyance et de la conviction ». Décernée par le CENTRE NATIONAL du LIVRE chaque année et est dotée de 18.000 €, grâce aux droits d’auteur issus de la vente des essais de E.M. CIORAN, la bourse encourage l’écriture d’un ouvrage original ou singulier, par sa pensée et son écriture – et c’est bien le cas des livres de Jean-Pierre MARTIN, à la fois biographe de Henri MICHAUX et autobiographe subtil (Real book, Autopioanographie), auteur  d’un remarquable Eloge de l’Apostat et d’un non moins pertinent LIvre des Hontes. Le jury était composé de Claude ARNAUD, ancien lauréat, d’Emmanuelle BENSIMON-WEILER, directrice générale du CNL, représentant Vincent Monadé, président, de Belinda CANNONE, essayiste et romancière, et de Verena von der HEYDEN-RYNSCH,  traductrice en allemand de CIORAN.

Pour en savoir plus…

Sur le récit remarquable d’Umberto PASTI…

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Dans son numéro 2443, daté du 

Le Monde : Hors-série sur Proust

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A l’occasion du centenaire du prix Goncourt attribué à « A l’ombre des jeunes filles en fleurs », Le Monde republie le numéro Hors série qu’il avait consacré voici 3 ans à PROUST et où Claude ARNAUD avait publié un texte sur ses relations tumultueuses avec COCTEAU.

Pour avoir un idée du sommaire de ce numéro exceptionnel(Claude Arnaud par Laura Stevens)

Proust contre Cocteau salué par Vincent Jaury dans « Transfuge »

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Dans un article intitulé « Proust au microscope », consacré aux publications accompagnant le centenaire du prix Goncourt de PROUST, Vincent JAURY écrit dans le TRANSFUGE de mai 2019:

« On pourra lire aussi le brillant « Proust contre Cocteau » de Claude ARNAUD, où il narre les rapports passionnés et assassins de ces deux écrivains cannibales. De leurs rencontres en 1910 où COCTEAU, vingt ans, est fêté dans tout Paris alors que PROUST, plus âgé, finit la première mouture de la Recherche, inconnu du milieu des lettres. Rapports passionnés entre deux hommes dont la proximité est évidente : même curiosité insatiable, même désir effréné de plaire, même besoin de dominer l’autre, même courtoisie, même rapport maladif à la jalousie. Littérairement, des différences essentielles cependant : COCTEAU esquisse des silhouettes, chez lui les images défilent vite ; PROUST creuse le même sillon, se concentre longtemps devant une image qui lui paraît, s’analyse de près, et construit une roman cathédrale dans la lignée du roman du XIXe siècle. COCTEAU et PROUST ont des conceptions très différentes du roman, ce qui participa de leur éloignement. Et surtout, selon Claude ARNAUD, PROUST qui admira COCTEAU jusqu’à le pasticher, changea d’attitude à partir du moment où il fut édité. Là, PROUST devint injuste envers COCTEAU, l’accusant d’être frivole. Une fois reconnu par ses pairs, PROUST devint monstre, sans empathie et sûr de lui-même. »

 

« Proust contre Cocteau » chroniqué par Sam Astrid Breteau sur le site Babelio

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Le 9 mars 2019, Sam Astrid BRETEAU a dépose ce post sur le site BABELIO: « Avec la manière gracile de celui qui s’est beaucoup frotté au beau et à ses techniques, Claude ARNAUD démontre que le point final de la relation n’a jamais pu être posé, et qu’entre COCTEAU et PROUST la théorie de la brouille littéraire est infiniment mince devant les sacrifices qu’imposent la création littéraire anthropophage, et la conception toute personnelle de l’Art. Pour avoir été les meilleurs amis, s’aidant, se lisant, se cooptant, se cajolant, PROUST et COCTEAU se devaient d’être les meilleurs ennemis extravagants, passionnés, vindicatifs, jaloux, mesurés à dessein quand l’autre attendait de l’exaltation … comme un vieux couple en crise, en proie à des différends irréconciliables. »

Et S. A. BRETEAU de conclure: « Un essai tout à fait passionnant murmurant, à côté de ces portraits croisés, la petite histoire du « Contre Sainte-Beuve » qui a planté les jalons du structuralisme en Littérature. » Pour lire ce post in extenso

(en vitrine de la Librairie Compagnie, rue des Ecoles à Paris: ph. Anne Bourguignon)

Claude ARNAUD sur Fréquence protestante

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Claude ARNAUD est l’invité de Frédérick CASADESUS, sur la radio Fréquence Protestante, le jeudi 14 mars 2019, dans l’émission L’esprit de Réforme, pour évoquer la réédition, en collection ARLEA-POCHE, de son PROUST CONTRE COCTEAU. Pour écouter cette émission (Claude ARNAUD parle à partir de 18 minutes, après l’entretien de Frédérick CASADESUS avec Marc FUMAROLI)

In memoriam John Richardson (1924-2019)

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Difficile d’imaginer qu’un homme aussi passionnément vivant, actif, stimulant, incisif et drôle que John RICHARDSON ait cessé de vivre, après 95 ans d’une existence menée en fanfare, de Londres, où il naquit en 1924, jusqu’à New York, où il s’établit en 1960, en passant par la Provence, en particulier le château de Castille, où il vécut dix ans auprès de Douglas COOPER, collectionneur dédié au cubisme qui fut l’ami de PICASSO – une période que John RICHARDSON retraça dans The Sorcerer’ s apprentice (1999). Le commissaire de nombreuses expositions, entre New York, Londres et Paris, le collaborateur des grandes maisons de ventes, l’intime des plus grands peintres du XX° siècle, de Francis BACON à PICASSO en passant par WARHOL et Lucian FREUD – tous ou presque firent son portrait – John RICHARDSON s’était totalement investi à partir de 1980 dans une biographie monstre, A life of PICASSO (Random house, puis Knopff, traduite en partie en français aux éditions du Chêne). Il achevait le 4° tome, consacré aux années 30 et 40, quand la mort l’a surprit, à New York, chez lui, mais ses assistants, autour de Ross FINOCCHIO, sauront perpétuer cette entreprise sans précédent de recréation d’une vie, au jour le jour, sans complaisance ni malveillance, en l’inscrivant dans la grande et la petite histoire, avec une constante pertinence.

(J. Richardson par L. FREUD, en haut à g. et à dr. par A. WARHOL; ci-dessous chez lui, à New York)

CLAUDE ARNAUD AVAIT CONTRIBUÉ AU CATALOGUE DE L’EXPOSITION PICASSO, THE MEDITERRANEAN YEARS, 1942-1965, mise en scène par JOHN RICHARDSON À LA GAGOSIAN GALERY DE NEW YORK À L’AUTOMNE 2010, AVEC UN TEXTE,  « MINOTAUR, BANDERILLO », CONSACRÉ AUX RELATIONS PICASSO-COCTEAUPOUR DECOUVRIR CE CATALOGUE (EN ANGLAIS)

*Not an easy task to imagine such a passionately vivid, clever, stimulating, brillant and funny man to have left us, but John RICHARDSON has passed away, after an outstanding life that spanned 95 years. First in London, where he was born in 1924, and then in New York, where he settled in 1960, after spending time in the castle of Castille, Provence,  France, where he lived ten years with Douglas COOPER, PICASSO’s close friend – a friendship John RICHARDSON has brought to life in The Sorcerer’ s apprentice (1999). A curator of many exhibitions, in New York, London and Paris, a collaborator for some of the greatest auctions houses, a friend of some of the best artists of the XXth century, from Francis BACON to PICASSO, not to mention Andy WARHOL and Lucian FREUD – who painted his portrait -, John RICHARDSON was totaly involved, since 1980, in writing a unique biography A life of PICASSO (Random house, then Knopff). He passed away in New York city as he was finishing the fourth volume, focused on PICASSO’s life in the 30s and 40s, but his assistants, led by Ross FINOCCHIO, will keep working on this outstanding recreation of a life, day after day, without complacency nor prejudice.

CLAUDE ARNAUD HAS WRITTEN A TEXT, « MINOTAUR, BANDERILLO », DEDICATED TO THE PICASSO-COCTEAU FRIENDSHIP, FOR THE CATALOG OF AN EXHIBITION CURATED BY JOHN RICHARDSON AT THE GAGOSIAN GALERY OF NEW YORK (FALL 2010), PICASSO, THE MEDITERRANEAN YEARS, 1942-1965GET THAT CATALOG

A propros de Nico et de Garth Greenwell

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Le magazine LE POINT a publié le 16 décembre 2018 sur son site, dans la rubrique « Littérature: séance de rattrapage », deux articles de Claude ARNAUD sur Nico, the end, de James YOUNG, traduction Charles Villalon, Séguier, (321 p. 21 euros), un ouvrage écrit par un compagnon de l’ex-song leader du Velvet Underground,  et sur Ce qui t’appartient, le très beau premier roman de Garth GREENWELL, traduit de l’anglais (États-Unis) par Clélia Laventure, Rivages, 252 p. 21 euros, cet article s’intitulant: « L’intello et le chat de gouttière ».

Pour découvrir ces deux articles


Claude ARNAUD recommande « GIRL »

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On n’a pas vu film si sensible, si juste, si délicat, si mûr et si poignant depuis longtemps que GIRL. Et pourtant son acteur principal n’a que 15 ans, et son metteur en scène, Lukas DHONT, 27. Ce dernier ne s’est pas seulement mis au service de cette histoire d’un jeune danseur de la scène belge qui tend à toute forces à devenir femme, martyrisant ainsi un peu plus son corps, il a trouvé en Victor POLSTER un interprète inoubliable  – une conjonction unique qui précipite l’osmose entre le film, son interprète et les spectateurs des deux ( trois ?) sexes. C’est une chemin de croix, mais il est si intensément vécu qu’il devient, l’espace d’une heure et demi, le destin immanquable de qui a traversé l’adolescence, a vu avec angoisse son corps muer, s’est interrogé sur les moyens de parvenir à satisfaire ses désirs, et plus encore à les définir, dans la réclusion d’une chambre qui devient ici la métaphore même de la solitude, et le cocon où va immanquablement s’accomplir la métamorphose.

 

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