Qui dit je en nous ? : en France

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*DANS LA PRESSE

Le 1° Septembre 2006, Nicolas WEILL écrit dans Le Monde des livres :

« Voici un essai dont on peut dire que sa forme a été, avec bonheur, contaminée par son propos : la dislocation maladive du moi à l’ère moderne, dont le héros, bien plus qu’Oedipe, semble devenu un Narcisse à la conscience éternellement malheureuse… Ce livre n’appartient en propre à aucun genre défini et relève à la fois du bon journalisme, de la critique romanesque, de la philosophie comme de la confession, s’éloignant de sa fin pour la montrer toujours, dans un style élégant, quoique parfois exagérément « grand seigneur ». Claude ARNAUD, biographe du moraliste Chamfort (Robert Laffont, 1988) puis de Cocteau (Gallimard, 2003), est aussi celui d’un roman au titre significatif, Le Caméléon (Grasset, 1994). Il n’a cessé, y compris dans sa propre existence, dont il livre quelques secrets au début et à la fin de l’ouvrage, de s’intéresser à la porosité comme à l’affaiblissement des frontières des identités sexuelle, psychique, politique, etc.
Que ce livre ait pour origine une série de chroniques parues dans une revue polonaise de littérature, Zeszyty Literackie, ne l’empêche pas, pour des raisons de fond, de se voir aspirer par son sujet, dont la vogue littéraire dite de l’ »autofiction » ne constitue qu’un des symptômes. Organisé en variations entrecoupées de réflexions, il promène agréablement le lecteur de l’Ariège du XVIe siècle de Martin Guerre à Michael Jackson, des « hétéronymies » de l’écrivain portugais Fernando Pessoa, se démultipliant à travers des auteurs fictifs nés de son imagination, au pseudo-médecin Jean-Claude Romand, l’homme qui préféra assassiner sa famille plutôt que de lui avouer qu’il s’était fait passer pour ce qu’il n’était pas, un expert de l’OMS. Une galerie de portraits d’imposteurs fameux, anciens et modernes en somme, que Claude ARNAUD qualifie d’ »artistes existentiels », d’ »écrivain total », voire de « cabot du moi », qui, tous, prennent pour matière leur propre vie en s’en inventant une autre, qu’ils y croient eux-mêmes, en fous, ou qu’ils la simulent, en escrocs…

Pour trouver cet article in-extenso

Les chapitres les plus passionnants sont sans doute ceux qui retracent la pathétique et troublante invention de soi de Benjamin Wilkomirski : enfant suisse abandonné par une mère infortunée, choyé par de riches parents adoptifs, il se prend peu à peu pour un enfant rescapé des camps d’extermination, allant jusqu’à écrire ses « Fragments », atroces souvenirs admirés partout, jusqu’à Jérusalem avant que la découverte de la supercherie ne le renvoie à son insoutenable banalité”, écrit Thierry CECILLE dans Le Matricule des Anges, n° 77, daté d’octobre 2006. Pour lire cet article in-extenso…

“Terrible et passionnante, cette tapisserie humaine, tissée de minces fils de soi.” Jean-François JULLIARD, Le Canard Enchaîné, 4.09.2006

“L’essai brillant de Claude ARNAUD (…) s’attaque au mécanisme de la fabrication de soi, là où les secrets sont à la fois les mieux gardés et les mieux dévoilés, chez les grands imposteurs de l’histoire (…) Quelques cas singuliers ressortent de cette extraordinaire galerie : le cinéaste Eric von Stroheim(…), Kurt Gerstein (…), Binjamin Wilkomirski

L’auteur, avec un rare bonheur d’écriture, se plait à multiplier les pistes pour mieux égarer le lecteur de ce livre vertigineux. Mais il lui procure aussi une secrète jubilation, l’arrache aux prisons du sexe, du patronyme, de l’ethnie, l’invite à laisser pulluler en lui les personnalités principales et secondaires. Tout en l’avertissant que l’alternative au moi impérial ressemble fort au chaos de la schizophrénie.” Pascal BRUCKNER, Le Nouvel Observateur, 28.09.2006.

Claude ARNAUD, écrivain et critique littéraire, nous offre un livre de réflexion inclassable, chatoyant, au style brillant (…) Citant Michael Jackson, qui se rêve femme ou Blanc sans parvenir à l’être, Arnaud puise ses exemples de transformation du moi chez Binjamin Wilkomirski, le “déporté fictif” ou Jean-Claude Romand, le “médecin imaginaire” … (Il) égrenne des confidences personnelles d’où perle une certaine angoisse comme si, d’une chambre “à soi” adolescente, il ouvrait de multiples portes débouchant sur des abîmes.” Jean-Marc BASTIERE, Le Figaro Magazine, 23.09.2006

“La plupart des essais proposent une fin fermée, par définition pourrait-on dire puisqu’ils prétendent apporter réponses et solutions. La fin de celui-ci est si ouverte qu’elle n’offre rien moins que de poursuivre sur www.claude-arnaud.fr. Certains creuseront le syndrome de la Personnalité multiple quand d’autres questionneront les identités si confuses de tant de créateurs à la biographie tout d’un bloc. Nous nous permettrons, quant à nous, de demander à Claude ARNAUD de nous en dire davantage sur ces quelques lignes de la page 374: discrètement, il y fait allusion à son oncle interné pour schizophrénie, et à son propre frère aîné, successivement aveugle à canne blanche, ramasseur de cartons et vendangeur itinérant au fur et à mesure que le gagnait le Mal. L’épaisseur de certains livres sert parfois à camoufler ce presque rien qui est dit presque tout”. Pierre ASSOULINE, Le Magazine littéraire, novembre 2006. Pour lire cet article, repris le 12 décembre 2006 sur son blog La République des livres, in extenso…

“La rentrée littéraire est passée à côté du grand débat entre les oeuvres de Claude ARNAUD, de Jonhattan Littel, Les Bienveillantes, et le recueil des conférences d’Aharon Appelfeld, l’Héritage nu”. Christophe DONNER, « Le Monde 2″, 11 novembre 2006.

“Dégagé des traditions, l’individu moderne est sommé de s’inventer une identité. Claude ARNAUD explore ce « jeu du je » dans une somme littéraire éblouissante, couronnée par le prix Femina de l’essai.” Le Point, 16 novembre 2006. Pour lire l’article de Michel SCHNEIDER dans Le Point…

Discrète autant que remarquable, la bibliographie de l’écrivain et essayiste Claude ARNAUD… permet d’estimer d’emblée qu’à la question de l’identité de l’individu, ses fondements, ses flottements, ses indécisions, ses revirements, Claude ARNAUD a patiemment réfléchi, avant de livrer ce très bel essai…” écrit Nathalie CROM dans un article intitulé « Le Moi sans Toit« . Pour lire cet article dans le TELERAMA du 12.2006…

*A LA RADIO…

Qui dit je en nous? a fait l’objet d’une chronique dans l’émission d’Arnaud LAPORTE, « Tout arrive! », le 26 septembre 2006 sur France-Culture…

Pour entendre Claude ARNAUD parler de ce livre, et la lecture d’un extrait…

*SUR LES ECRANS

Pour voir CLAUDE ARNAUD parler de Qui dit je en nous? avec Olivier BARROT, dans son émission Un livre un jour…

*DANS LES BLOGS…

« Ce romancier est surtout connu pour être un essayiste, un critique, mais après avoir lu son oeuvre, je lui attribuerais volontiers la qualité de fin psychanalyste, même s’il n’en détient pas officiellement le titre. Pourquoi? Peut-être parce qu’il a su m’éclairer et décoder en langage clair ce que la déviance humaine a parfois l’impossibilité de fournir comme explications aux comportements et aux motivations qui s’y rattachent (…) Ce livre se situe à l’intersection de la psychanalyse, la littérature, la philosophie. Il est immensément riche », écrit Tempuslegendae sur le site de Babelio. Pour lire la totalité de ce post…

« Cet ouvrage, dont le titre sonne très « bouddhiste », est une fascinante étude sur l’identité, vue à travers l’histoire, la philosophie, la sociologie et la psychanalyse, écrit luc t. sur le site zen viabloga, le 06/10/2006. L’auteur, romancier et essayiste, était bien placé pour développer une sensibilité sur ce sujet puisqu’il a à son actif, deux biographies, l’une de Chamfort, l’autre de CocteauFoisonnant d’érudition, tout en restant parfaitement facile et agréable à lire, cet essai ne se veut cependant pas un ouvrage « savant » au sens restreint et académique du terme, ne serait-ce que par son ton très personnel et très direct, c’est aussi une réflexion dans laquelle l’auteur, contrairement à beaucoup de chercheurs qui se cachent derrière leur sujet, ose se décrire, et se dévoiler au premier chef dans le sujet traité. L’une des thèses du livre ? Le caractère emprunté, fabriqué, volatile et versatile de notre identité, de toutes nos identités. Avec, à titre d’illustration, la description de quelques cas saisissants d’imposture, à travers l’histoire.Pour lire ce post in extenso..

« La question n’est pas nouvelle, écrit le psychanalyste Jean-Luc Vannier sur le site Nice premium en septembre 2008. Mais le chaos du monde moderne dans lequel nous donnons le sentiment de nous perdre a remis l’interrogation primordiale à l’ordre du jour : qui sommes nous ? En ces temps « d’ordre symbolique affaibli », on ne rechignera donc pas devant la réédition chez Hachette Littératures des réflexions de l’essayiste CLAUDE ARNAUD sur cette identité qui nous « glisse entre les doigts ». De cette « maîtrise du moi » évoquée par SENEQUE à celui qui n’est « plus maître dans sa maison » selon FREUD, raison déjà avancée par PASCAL pour le rendre foncièrement « haïssable », le romancier n’hésite pas à se donner en exemple dès l’introduction afin d’illustrer les mille et une astuces et autres étrangetés sur ce que l’on croit généralement être « soi ». Pour lire ce post in extenso, intitulé « L’Identité incertaine »

*SUR LA TOILE

*Pour lire un entretien de Claude ARNAUD au sujet de son rapport aux livres et aux librairies, à l’occasion de la sortie de QUI DIT JE EN NOUS?…

*Claude ARNAUD, auteur en 2006 de l’ouvrage « Qui dit je en nous ? », constitue sans doute l’un des auteurs qui a le mieux réussi à cerner les enjeux liés à cette question d’un « nouveau soi », lit-on sur Culturemobile, site consacré à l’essor des avatars numériques sur le Net, dans un post intitulé Des identités multiples et bricolées. 

Cet essayiste et romancier, dont l’ouvrage est sous-titré « Une histoire subjective de l’identité », fait ainsi remarquer que les « grandes fabriques qui nous ont produits et sculptés depuis l’Antiquité – la religion, la patrie, le milieu, le genre sexuel… – ont largement perdu de leur savoir-faire ; l’identité ne s’hérite plus, elle s’acquiert en bricolant. Et il ajoute: Au moi impérial du XIX° siècle a succédé un ego morcelé et volatil,

l’individualisme démocratique s’est imposé. Le narcissisme est devenu phénomène de masse ».

Pour lire ce post

*DANS LES JURYS

Qui dit je en nous? a figuré sur la liste du Prix Renaudot de l’Essai…

les deux premières listes du Prix Femina de l’Essai…

et du Prix Médicis…

Il a reçu le PRIX FEMINA de l’essai le 30 octobre 2006.

* A L’UNIVERSITE…

Le chapitre « Martin Guerre, ou l’un et l’autre » de « Qui dit je en nous? » a servi de base à un Séminaire européen en Sciences de l’éducation organisé à l’automne 2010 par le Conservatoire National des Arts et Métiers (CNAM-Paris 13) et les Universités de Louvain la Neuve (Belgique) et de Genève (Suisse), intitulé « Formation des adultes, biographisation des parcours ». Pour en savoir plus…

« Qui dit je en nous? » a aussi servi de base de réflexion à un café philo…   Et à cet autre…

*EN 2016, Brigitte Almudever et Raymond Dupuy, professeurs de psychologie sociale à l’Universite Toulouse Jean-Jaures, ont co-signe un article introduisant un dossier de la Nouvelle Revue de Psychosociologie (2016/2 n° 22) consacre a « L’individu pluriel » et partant de l’analyse du sujet faite par Claude Arnaud dans Qui dit je en nous?. Pour découvrir cet article

*DANS LES LIBRAIRIES

Pour trouver ce livre (version papier et e-book)… …ou juste en version e-book…

Et encore…

*EN POCHE

Cet essai a été publié dans la collection de poche Hachette/PLURIEL en juin 2008.Pour le trouver en ligne…

Pour en savoir plus…

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