Archives pour mars, 2019

Claude ARNAUD sur Fréquence protestante

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Claude ARNAUD est l’invité de Frédérick CASADESUS, sur la radio Fréquence Protestante, le jeudi 14 mars 2019, dans l’émission L’esprit de Réforme, pour évoquer la réédition, en collection ARLEA-POCHE, de son PROUST CONTRE COCTEAU. Pour écouter cette émission (Claude ARNAUD parle à partir de 18 minutes, après l’entretien de Frédérick CASADESUS avec Marc FUMAROLI)

In memoriam John Richardson (1924-2019)

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Difficile d’imaginer qu’un homme aussi passionnément vivant, actif, stimulant, incisif et drôle que John RICHARDSON ait cessé de vivre, après 95 ans d’une existence menée en fanfare, de Londres, où il naquit en 1924, jusqu’à New York, où il s’établit en 1960, en passant par la Provence, en particulier le château de Castille, où il vécut dix ans auprès de Douglas COOPER, collectionneur dédié au cubisme qui fut l’ami de PICASSO – une période que John RICHARDSON retraça dans The Sorcerer’ s apprentice (1999). Le commissaire de nombreuses expositions, entre New York, Londres et Paris, le collaborateur des grandes maisons de ventes, l’intime des plus grands peintres du XX° siècle, de Francis BACON à PICASSO en passant par WARHOL et Lucian FREUD – tous ou presque firent son portrait – John RICHARDSON s’était totalement investi à partir de 1980 dans une biographie monstre, A life of PICASSO (Random house, puis Knopff, traduite en partie en français aux éditions du Chêne). Il achevait le 4° tome, consacré aux années 30 et 40, quand la mort l’a surprit, à New York, chez lui, mais ses assistants, autour de Ross FINOCCHIO, sauront perpétuer cette entreprise sans précédent de recréation d’une vie, au jour le jour, sans complaisance ni malveillance, en l’inscrivant dans la grande et la petite histoire, avec une constante pertinence.

(J. Richardson par L. FREUD, en haut à g. et à dr. par A. WARHOL; ci-dessous chez lui, à New York)

CLAUDE ARNAUD AVAIT CONTRIBUÉ AU CATALOGUE DE L’EXPOSITION PICASSO, THE MEDITERRANEAN YEARS, 1942-1965, mise en scène par JOHN RICHARDSON À LA GAGOSIAN GALERY DE NEW YORK À L’AUTOMNE 2010, AVEC UN TEXTE,  « MINOTAUR, BANDERILLO », CONSACRÉ AUX RELATIONS PICASSO-COCTEAUPOUR DECOUVRIR CE CATALOGUE (EN ANGLAIS)

*Not an easy task to imagine such a passionately vivid, clever, stimulating, brillant and funny man to have left us, but John RICHARDSON has passed away, after an outstanding life that spanned 95 years. First in London, where he was born in 1924, and then in New York, where he settled in 1960, after spending time in the castle of Castille, Provence,  France, where he lived ten years with Douglas COOPER, PICASSO’s close friend – a friendship John RICHARDSON has brought to life in The Sorcerer’ s apprentice (1999). A curator of many exhibitions, in New York, London and Paris, a collaborator for some of the greatest auctions houses, a friend of some of the best artists of the XXth century, from Francis BACON to PICASSO, not to mention Andy WARHOL and Lucian FREUD – who painted his portrait -, John RICHARDSON was totaly involved, since 1980, in writing a unique biography A life of PICASSO (Random house, then Knopff). He passed away in New York city as he was finishing the fourth volume, focused on his life in the 30s and 40s, but his assistants, led by Ross FINOCCHIO, will keep working on this outstanding recreation of a life, day after day, without complacency nor prejudice.

CLAUDE ARNAUD HAS WRITTEN A TEXT, « MINOTAUR, BANDERILLO », DEDICATED TO THE PICASSO-COCTEAU FRIENDSHIP, FOR THE CATALOG OF AN EXHIBITION CURATED BY JOHN RICHARDSON AT THE GAGOSIAN GALERY OF NEW YORK (FALL 2010), PICASSO, THE MEDITERRANEAN YEARS, 1942-1965GET THAT CATALOG

« Proust contre Cocteau » salué par Alzie sur le site Babelio

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ALZIE écrit, en date du 8 mars 2018, Sur le site BABELIO :  « Au-delà de la rencontre entre PROUST et COCTEAU, magnifiquement restituée, du plaisir qu’il y a à lire l’histoire complexe d’une relation de douze ans, Claude ARNAUD se fait le passeur de deux oeuvres exceptionnelles et l’explorateur subtil et pénétrant des “ateliers de la fabrique de soi” qu’il annonce dans l’avant-propos (…) Son style fait mouche lorsqu’il (r)approche ces deux êtres semblables que tout oppose dans cette formidable chambre d’échos début de siècle. Il décrypte et documente merveilleusement leurs “mécaniques” de maturation créatrice ; lente pour Marcel, héritier d’un modèle littéraire ultra classique (RACINE et Mme de SEVIGNE…) ; fulgurante pour Jean issu d’un milieu valorisant fantaisie artistique et éclectisme (…)

« Très bien écrit, très bien construit l’essai est aussi très incarné. Il brosse un fin portrait de COCTEAU en illusionniste talentueux et pressé à côté de celui, plus acéré, du génial et infernal créateur asthmatique, « l’abeille tueuse » (c’est l’hypothèse finale) dont la métamorphose puis l’aura posthume puissante poursuivra pendant quarante ans le papillon COCTEAU et dont le “miel noir” nourrira des générations entières de lecteurs énamourés. Rien d’étonnant à ce que “La Recherche” soit le pivot de ce livre : elle est l’avant et l’après de leur commune mémoire ; puisque JEAN, témoin privilégié de sa genèse et auditeur du manuscrit que lui lisait Marcel dans la chambre de liège du Bd Haussmann (on entend presque la voix de Proust), fut l’une des cinq plumes à avoir vanté “Swann” et à avoir cherché un éditeur à son ami (…)

Peut-être Claude ARNAUD écrit-il ici le prolongement inspiré du travail de proximité entrepris par l’écriture de la biographie de COCTEAU en 2003 ? (…) Mais si son empathie pour Jean transparaît rapidement dans l’essai la position de recul qui lui permet aussi de faire exister Marcel jusque dans ses penchants les plus dissimulés donne un bel équilibre à ce passionnant moment de lecture où se dessine la quête sublime de deux artistes se rejoignant, dans la recherche de leur être véritable, grâce au talent d’un écrivain qui les rend profondément humains. » Pour lire ce très beau post in extenso

Ultime hommage à Jean-Paul CARACALLA

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Le mardi 5 mars 2019, en l’église saint-François-de-Sales à Paris, un ultime hommage à été rendu à Jean-Paul CARACALLA, auteur d’une trentaine de livres (Voyages, 1981, Les exilés de Montparnasse (1920-1940), 2006, etc…), éditeur (chez Dénoël), secrétaire de prix littéraires (Deux Magots, Léautaud…), qui relança en 1951 la Revue des Voyages pour publier CENDRARS, CHARDONNE, COCTEAU, MORAND, DEON, Louise de VILMORIN, Marguerite YOURCENAR.… Une foule, parmi laquelle on reconnaissait Jean-Luc COATALEM, Cécile GUILBERT, Eric NEUHOFF, Bernard PIVOT, Raphaël SORIN…, est venue saluer la générosité, l’élégance et l’enthousiasme d’un homme qui prouvait que la littérature peut aussi rendre heureux.  On se souviendra d’un Parisien capable de donner, avec le sourire, toute sa documentation à un jeune auteur dont il venait d’apprendre qu’il rédigeait un livre sur le même sujet que lui – c’est arrivé à Claude ARNAUD quand il commença à sa biographie de CHAMFORT. Harmonie d’un destin consacré aux autres, que traduisent ses dates même : 1921-2019.

« Proust contre Cocteau » vu par Erwan DESPLANQUES dans SUD-OUEST

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Dans la rubrique « C’est en poche » publié dans le SUD-OUEST du 3 mars 2019, dans un article intitulé « Les amitiés maléfiques », Erwan DESPLANQUES écrit: « À vingt ans d’intervalle, PROUST et COCTEAU ont étudié au lycée Condorcet, ont couru les bals puis les honneurs ; ce sont deux mondains – l’un triste, l’autre joyeux-deux « miroirs jumeaux » (dixit PROUST) dont les reflets vont se distordre au fur et à mesure de leur ascension dans le monde des lettres. « Peu d’écrivains se sont autant aimés, enviés, jalousés », écrit Claude ARNAUD dans ce livre magnifique qui, au-delà du portrait croisé, sonde l’énigme du geste créateur. »

Pour lire cet article in extenso

La ressortie de « Proust contre Cocteau » salué par Jacques FRANK dans La Libre Belgique

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Le 27 février 2019, dans son tout nouveau supplément culturel intitulé « Arts Libre », La Libre Belgique a publié un article de Jacques FRANK saluant la ressortie, en collection Arléa Poche, du Proust contre Cocteau en ces termes:

« Les éditions Arléa republient le brillant essai de Claude Arnaud sur l’étrange relation qui unit un temps Marcel PROUST, né en 1871, et Jean COCTEAU, né en 1889. Ils se rencontrèrent autour de 1910, le premier n’ayant encore rien publié de significatif, le second, poète brillant et drôle, virevoltant du salon de la comtesse de Noailles aux coulisses des Ballets russes. PROUST, fasciné, éprouva pour lui un “amour impossible”, asphyxiant, jusqu’au moment où Gide et la NRF le consacrèrent grand écrivain. Il laissa alors tomber COCTEAU, justifiant ce que Lucien DAUDET lui avait dit un jour : “Marcel est génial, mais c’est un insecte atroce”. Le romancier des Enfants terribles fut un des rares écrivains à multiplier les réserves sur La Recherche, comme s’il ne connaissait que trop bien… l’envers du décor. » J.F.

(en vitrine de la lib Delamain, au Palais-Royal; ph: Anne Bourguignon)

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