Evénements

MAÏA HRUSKA, 25ÈME BOURSE CIORAN

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La remise de la 25ème édition de la Bourse CIORAN  à donné lieu à une remise publique au Centre National du Livre, à Paris, ce 10 octobre 2025. Maïa HRUSKA a donné envie à tous les présents, à travers une conférence brillante qui a tourné à la performance,  de découvrir son essai à venir intitulé Pokoï, mot tchèque signifiant à la fois la chambre et la tranquillité, suret qui va traiter deu polyglottisme littéraire à travers les cas d’écrivains comme GOMBROWICZ, NABOKOV, CONRAD.., qui purent penser dans une langue et écrire dans une autre. Régine HATCHUNDO, présidente du Centre Nationale du Livre, a confirmé l’enthousiasme du jury (composé de Pascal PERRAULT, son directeur général, de Claude ARNAUD, écrivain, ancien lauréat, de Belinda CANONNE, essayiste et romancière et de Bernard LACARELLE, éditeur et ex-lauréat) pour le projet de Maïa HRUSKA qui entre idéalement en écho avec l’oeuvre de CIORAN, dont les droits de vente des livres continuent d’abonder chaque année la la bourse. Maïa HRUSKA avait déjà signé l’an dernier, avec Dix version de Kafka, un excellent essai, publié chez Grasset, sur les dix écrivains qui avaient les premiers traduits l’auteur de La Métamorphose, en le « réécrivant » à chaque fois dans leur langue.

Claude Arnaud

Pour découvrir le communiqué du Centre National du Livre

Le prix DECEMBRE remis à Laura VAZQUEZ

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Ce mardi 28 octobre 2025, le prix DECEMBRE a été attribué à Laura VAZQUEZ, dans les salons de chez Prunier, avenue Victor Hugo, Paris, pour son superbe récit initiatique « Les Forces » (Editions du Sous-Sol), long et puissant monologue intérieur d’une jeune femme ayant gardé, de l’adolescence, sa rage antifamiliale, et qui porte un regard à la fois féroce et comique sur le conformisme des majorités, mais aussi des minorités (scène splendide dans un bar lesbien). Un récit qui attaque à l’acide les normes dominantes mais fore aussi un espace littéraire inédit où les mots, en s’émancipant des phrases toutes faites,  semblent trouver la force de s’engendrer eux-mêmes. En la félicitant pour sa maestria, Claude ARNAUD, président du jury, a comparé « Les Forces » à  » L’homme du sous-sol  » de Dostoïevsky,  autre monologue halluciné d’une conscience aux prises avec l’absurdité du monde social. C’est la 37 ème fois que le prix ( qui s’est appelé Novembre les dix premières années) est décerné, et il est doté d’un chèque de 15.000 euros par la Fondation Bergé-Saint-Laurent. Pour en savoir plus… Et encore… 

Pour connaître les lieux où Laura VAZQUEZ doit présenter son livre en cette rentrée

(ph. de droite : Laura Vazquez à la Villa Médicis, photo de droite, remerciant le jury, ph. Klara BUDA)

En hommage à Angelo RINALDI

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Le mardi 4 novembre 2025, un hommage a été rendu à Angelo RINALDI dans sa ville natale de BASTIA. Claude ARNAUD devait participer à la table ronde animée par Pierre NEGREL dans la Méditathèque du centre-ville, rue Favalelli, en compagnie de Bernadette SPAGNOLI, co-réalisatrice d’un documentaire consacré à l’écrivain, et de Ferdinand LAIGNIER-COLONNA, mais il n’a pu accéder à son avion, faute de pièce d’identité papier, et a été remplacé par Francis BERETTI. Pour en savoir plus….

La seconde sélection du prix Décembre 2025 est tombée!

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Le jury du DECEMBRE a publié aujourd’hui la liste des trois titres finalistes du prix, qui sera remis le 28 octobre de cette année 2025. La voici:

David DUFRESNE, REMEMBER FESSENHEIM (Grasset)

Kevin ORR, LAURE (Le Seuil)

Laura VASQUEZLES FORCES (éditions du Sous-Sol)

La ou le lauréat(e) succédera à Abdellah TAÏA, récompensé en 2024 pour Le Bastion des larmes (Julliard), et empochera la récompense de 15 000 euros, dotée par la Fondation Pierre Bergé Yves Saint Laurent.

Pour en savoir plus

Le 6 octobre, en hommage à Edmund WHITE

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Le 6 octobre 2025, à la Maison de l’Amérique Latine, 217 bld Saint-Germain, Paris 75007, un groupe d’éditeurs, d’écrivains et de chercheurs composé de Claude ARNAUD, René de CECCATTY, Olivier COHEN, Albert DICHY et Gilles SIOUFFI ont rendu hommage à EDMUND WHITE, décédé ce mois de juin, IVAN NABOKOFF, son éditeur dans la collection FEUX CROISES chez Plon, n’ayant pu venir. Devant une cinquantaine de personnes, ils ont évoqués l’auteur d’Un jeune américain, de La Tendresse sur la peau, de La Symphonie des adieux et de d’autres grands livres qui auront marqué deux générations de lecteurs, et pas seulement homosexuels, tout comme Edmund WHITE aura conquis la plupart de ceux qu’il aura croisé, entre New-York, Paris, Rome, Venise et Londres, ses villes d’élection, aux cours de ses vies. Une jeune doctorante américaine, Emil DOUVILLE BAUDOIN a (merveilleusement) lu des extraits en anglais de A boy’s own story (Un jeune américain). Jean-Marie BESSET, écrivain, Isabelle BLONDIAUX, psychiatre, Annie COHEN-SOLAL, Christine JORDIS, autrice et éditrice, Odile HELLIER qui dirigea longtemps la librairie The Village voice à Saint-Germain des près, où Edmund White fit de très nombreuses rencontres, ont entre autres témoignés de l’importance d’un legs littéraire qu’il nous revient de faire fructifier.  Pour en savoir plus

Pour découvrir le compte-rendu de cette soirée par Christian PIERRE, sur le site Ecostylia Magazine

La première sélection du prix Décembre 2025

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Composé des écrivains, éditeurs, cinéastes et critiques Laure ADLER, Claude ARNAUD (président), Maxime CATROUX, Charles DANTZIG, Chloé DELAUME, Christophe HONORE, Maylis de KERANGAL, Patricia MARTIN, Amélie NOTHOMB et Arnaud VIVIANT, le jury du prix DECEMBRE s’est réuni, ce lundi 1 er septembre 2025 à Paris, pour établir sa première liste des meilleurs livres publiés en langue française lors de  cette rentrée littéraire. Il a élu onze titres parmi les 400 et quelques romans et la centaine d’essais, de recueils et de biographies parus ces derniers jours, en privilégiant les tentatives narratives et stylistiques les plus singulières. (ph. Klara Buda)

Voici cette liste:

  • « Au grand jamais », par Jakuta Alikavazovic (Gallimard)
  • « Jacky », par Anthony Passeron (Grasset)
  • « Le Bel Obscur », par Caroline Larmarche (Seuil)
  • « Les Forces », par Laura Vazquez (Sous-sol)
  • « Huysmans vivant », par Agnès Michaux (Cherche-Midi)
  • « Il pleut sur la parade », par Lucie Anne Belgy (Gallimard)
  • « Vertu et Rosalinde », par Anne Serre (Mercure de France)
  • « Flamme, volcan, tempête », par Pierre Boisson (Sous-sol)
  • « Laure », par Kevin Orr (Seuil)
  • « Remember Fessenheim », par David Dufresne (Grasset)
  • « Le Parlement de l’eau », par Wendy Delorme (Cambourakis)

Pour lire les premières réactions à cette sélection : dans L’Obs… ou LIvres Hebdo

La deuxième sélection est prévue le 14 octobre, et la remise du prix le 28. Le ou la lauréate recevra 15 000 euros de la Fondation Pierre Bergé Yves Saint Laurent.

Au légendaire château de CERISY-LA-SALLE

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CLAUDE ARNAUD est intervenu, ce mardi 5 août 2025, au colloque  » JEAN COCTEAU, DÉNIAISEMENT DES LETTRES ET DES ARTS« ,  au château de CERISY-LA-SALLE, lieu de rencontre légendaire où se croisèrent les ténors du NOUVEAU ROMAN et de la NOUVELLE CRITIQUE après avoir pris le relai des rencontres de PONTIGNY, qui réunissaient régulièrement GIDE, MAURIAC ou MALRAUX. Il est longuement revenu sur la genèse de sa biographie de COCTEAU devant un public attentif de chercheurs, d’universitaires et de curieux, en compagnie de David GULLENTOPS, éminent spécialiste de l’œuvre et auteur de plusieurs essais sur l’intermédialité chez COCTEAU.

GAZA persécuté

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L’armée israélienne a fini par reconnaître une « erreur » après que son protecteur américain se soit étonné que l’église catholique de la Sainte Famille de Gaza ait été bombardée, mais ce sont des dizaines d' »erreurs », à cette aune, que Tsahal commet chaque jour dans cette bande martyr – à ceci près que ce sont d’ordinaire des mosquées, des hôpitaux, des écoles, des dispensaires, des immeubles civils qui sont visés par centaines. Personne ne doute que certaines de ses installations n’abritent encore dans leurs sous-sols des cellules du Hamas, mais cette stratégie militaire, après plus de deux ans de pilonnages massifs censés avoir éradiqué le groupe islamiste,  ne peut plus masquer le désir quasi-assumée de vider la bande de ses habitants en les dégoûtant d’y survivre plus longtemps. L’incapacité de l’Europe à sanctionner Israël de ce nettoyage ethnique à peine déguisé n’est pas acceptable. Pourquoi l’Ukraine occupée, la Birmanie des putschistes ou la Biélorussie dictatoriale et pas Gaza? Comment peut-on tolérer que chaque jours des dizaines de malheureux venus chercher de l’aide alimentaire soient tirés comme des lapins? La vengeance sans fin ne peut servir de stratégie militaire, les standards humanitaires doivent être les mêmes partout. 

HAÏTI martyr

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Les gangs port-aux-princiens, dirigés par un ancien policier de la Police Nationale d’Haïti connu sous le nom flatteur de BARBECUE, au sein d’un consortium ironiquement baptisé « Vivre Ensemble », ont incendié en début de semaine le légendaire hôtel OLOFFSON. Là, depuis plus de cinquante ans, défilaient tous les amis d’HAÏTI, des plus modestes intervenants internationaux agissant au sein des ONG aidant le pays, aux plus glamour des célébrités qui prenaient alors plaisir à honorer  » la perle des Antilles », de Graham GREENE, qui évoqua le lieu dans Les Comédiens, à Aubelin JOLICOEUR, célèbre chroniqueur de la vie locale et de Mick JAGGER, des Rolling Stones, au cinéaste danois Jurgen LETH,  le mentor de Lars von TRIER – tous y avaient une chambre à leur nom, tout comme Charly NAJMAN, qui tourna de remarquables films sur place, de ROYAL BONBON, prix Jean VIGO 2002, aux ILLUMINATIONS de Mme NERVA. La perte de cet hôtel, comme l’a dit son animateur Richard MORSE, qui est aussi le leader du groupe musical RAM, n’est rien à côté des milliers des victimes des gangs, kidnappés, violés, rackettés, raffalés depuis des années, mais elle est symptomatique de la spirale autodestructrice qui emporte le pays, créant des dizaines de milliers de réfugiés, détruisant écoles, hopitaux, commissariats, fermant aéroports, ports et routes par dizaines, traumatisant des myriades de simples gens et précipitant ce pays, autrefois l’héroïque auteur de son affranchissement contre les colons français qui l’avaient réduit en esclavage, à une atroce impuissance. Qui a de nombreux et anciens liens  avec ce pays ne peut que souhaiter un sursaut national, et un armement massif de la population pour qu’elle se libère de cette tyrannie, la plus sanglante qu’il ait connu depuis son indépendance entre 1789-1804.

Pour célébrer Georges LIEBERT…

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La revue trimestrielle COMMENTAIRE, dans son numéro 190 daté de l’été 2O25, rend hommage au remarquable éditeur et essayiste que fut George LIEBERT (1943-2025).  CLAUDE ARNAUD y a contribué avec un texte intitulé « LA TEMPÊTE GEORGES ». Pour lire l’amorce de cette contribution... Et pour découvrir ses premiers paragraphes…

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