Portraits crachés : la quatrième de couverture

Ce volume rassemble près de cinq cents portraits de personnages ayant existé (de Saint Louis à Mao) ou qui ont été inventés (du Gargantua de Rabelais à la Léa de Colette). Tirés de mémoires, de lettres ou de romans, ces textes révèlent la richesse d’un genre littéraire à part entière qui joua un rôle décisif dans l’essor de l’individualisme à la française, et de notre passion pour l’analyse. Cet ouvrage regroupe des autoportraits célèbres, comme ceux de Montaigne, de la Grande Mademoiselle ou de Rousseau, et des textes devenus introuvables, de Jouhandeau ou de Cingria. Portraits historiques et de caractères (l’Avare, l’Hypocrite…) côtoient ici portraits de peuples, de villes et même d’animaux.

Bien plus qu’une anthologie, ce livre sans équivalent est l’œuvre d’un écrivain qui s’est toujours demandé Qui dit je en nous ?, en même temps qu’un journal couvrant des années de lectures.

Le plaisir seul a dicté les choix de Claude Arnaud : genre bref par essence, le portrait s’y prête tout particulièrement. Mme de Sévigné comparait les fables de la Fontaine à ces paniers de cerises dans lesquels on picore, avant de finir par tout dévorer. Ces Portraits crachés ont la saveur des bonheurs immédiats.

Romancier et essayiste, Claude Arnaud a pratiqué l’art du portrait sous diverses formes. Brève, dans la trilogie autobiographique lancée par Qu’as-tu fait de tes frères ? en 2010, longue, dans ses biographies (Chamfort, 1988 ; Jean Cocteau, 2003). Il a reçu le prix Femina de l’essai 2006 pour Qui dit je en nous ?

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