Chamfort

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POURQUOI CHAMFORT?

En écrivant cette première biographie de CHAMFORT, je souhaitais explorer les arcanes d’une personnalité foncièrement divisée, autant que rendre hommage au moraliste qui avait fasciné Chateaubriand et Stendhal, avant d’inspirer Nietzsche.

Fils bâtard d‘une aristocrate et d’un modeste chanoine, il avait pris la place d’un enfant du peuple mort en bas-âge, et vécut dédoublé – à la fois cet enfant qu’un cousin épicier du chanoine avait élevé, et le fils de Mme de Vinzelles, dont la noblesse remontait aux croisades. Sa vie pourrait se résumer à la lutte inlassable que se livrèrent ces deux hommes : qu’il s’agisse de faire représenter une tragédie devant Louis XVI, à l’apogée de la monarchie, ou de demander la mort pour Marie-Antoinette, en pleine Révolution, ils le poussèrent toujours dans les directions les plus opposées – j’avais souvent en tête l’image des voitures auto-école dotés de deux volants. Chamfort finit « logiquement » par se suicider, sous la Terreur : le plébéien qui bataillait en lui avait tout sacrifié à la Révolution, mais celle-ci se souvenait de l’aristocrate qu’il était aussi. Claude Arnaud



Un an près la publication de CHAMFORT, CLAUDE ARNAUD participa à la publication du MONDE DE LA RÉVOLUTION, 12 numéros consacrés à la célébration du bicentenaire de la RÉVOLUTION FRANÇAISE. Avec, dans le n° 1, un portrait de BARNAVE, le tribu « retournée » par MARIE-ANTOINETTE, et dans le n° 2, un portrait de LACLOS, l’officier féministe qui avait fait, dans LES LIAISONS DANGEREUSES, le portrait des moeurs immorales de l’Ancien Régime.

Pour voir les sommaires…

(Photo: HANNA, Agence Opale)

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