Archives pour janvier, 2018

« Jean Cocteau a life », in the Outstanding Academic titles of CHOICE (2017)/ dans la liste de CHOICE

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Every year Choice publishes a list of Outstanding Academic  Titles that were reviewed during the previous calendar year. This prestigious list reflects the best in scholarly titles reviewed by Choice: it contains approximately two percent of some 6,000 works reviewed in Choice each year. The award is granted by the American Library Association to books on the basis of “ their excellence in scholarship and presentation and their value as important – often the first – treatment of their subject”.

The editors apply several criteria to reviewed titles:
-Overall excellence in presentation and scholarship
-Importance relative to other literature in the field
-Distinction as a first treatment of a given subject in book or electronic form
-Originality or uniqueness of treatment
-Value to undergraduate students
-Importance in building undergraduate library collections. 

Jean Cocteau, A Life, by Claude ARNAUD (Yale University Press), has been named as one of these Outstanding Academic Titles in 2018. Read more… About CHOICE magazine

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Sous l’égide de l’American Library Association, Choice dresse chaque année une liste d’ouvrages d’exception publiés durant l’année écoule. Cette liste prestigieuse recense le meilleur des 6,000 titres chroniqués annuellement par Choice.

Les éditeurs répondent aux critères suivants:
-Excellence dans l’exposition et le traitement du sujet.
-Importance relative aux autres ouvrages publiés dans le même champs d’exploration.
-Originalité et singularité du traitement.
-Intérêt pour les étudiants concernés.

Jean Cocteau, A Life, par Claude ARNAUD (Yale University Press), a été choisi comme l’un de ces Outstanding Academic Titles pour 2018. Pour en savoir plus

« Une Imposante anthologie du Portrait », dans la Nouvelle Quinzaine Littéraire

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« II n’est pas sûr que les inventions du miroir et du portrait nous aient rendu service pour finir. Elles pourraient même avoir ouvert la boîte de Pandore a en croire ceux qui, de LA ROCHEFOUCAULD à FREUD et de Benjamin CONSTANT à CIORAN, s’attachèrent a démasquer nos prétentions. Ce besoin de comprendre n’est peut-être qu’une forme terminale de névrose : nous étions plus faciles à satisfaire quand nous étions des animaux comme les autres  [ ... ] Si les bêtes ne connaissent pas I’angoisse, juste la peur, c’est qu’elles ne s’analysent pas, qu’elles s’offrent sans réserve au monde. Il va nous falloir des millénaires avant de réapprendre à le faire ». C’est par ces lignes que Claude ARNAUD clôt son imposante anthologie du portrait dans la littérature, écrit Jean-Pierre CESCOSSE dans  « Zone Franche« , sa chronique abritée par la Nouvelle Quinzaine Littéraire no 1186, datée du 16 janvier 2018, en recensant PORTRAITS CRACHES, Un trésor littéraire de Montaigne a Houellebecq, Bouquins/Robert Laffont 2017. On y retrouve avec plaisir l’essayiste vif et subtil de CHAMFORT (Laffont, 1988) et PROUST CONTRE COCTEAU (Grasset, 2013). Ses commentaires et présentations nous éclairent, restituent habilement les contextes et les époques, sans nous écraser sous l’érudition. J’ignore toutefois si nous avons jamais été des bêtes « comme les autres » et (…) s’il est vrai que les animaux n’éprouvent pas d’angoisse et jusqu’à quel point nous sommes fondés a affirmer, sans anthropomorphisme (pouvons-nous jamais en sortir ?), qu’ils ne « s’analysent » pas. Mais cela ne m’empêche pas de partager la stimulante perplexité qui s’exprime ici. Je me permets d’y ajouter une question : quand nous aurons réappris a nous offrir « sans réserve au monde », éprouverons-nous le besoin de faire le portrait de notre état sauvage flambant neuf ? La conscience humaine peut-elle cesser de se fasciner elle-même? N’est-ce pas là son mode d’être, ce qui lui est propre? Rendez-vous dans quelques millénaires. En attendant d’avoir recouvré la « virginité » que Claude ARNAUD, non sans une légère touche d’humour mélancolique, semble appeler de ses vœux, nous resterons confrontés à nos démons éculés: vanité, esprit grégaire, instinct de lucre et de gloriole« . Pour découvrir l’intégralité de cette chronique

Pour trouver PORTRAITS CRACHES en librairie

Sur « Le traquet kurde » de Jean ROLIN et la mort de POL

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Le POINT, dans son numéro 2367 daté du 11 janvier 2018, publie un article de Claude ARNAUD sur le remarquable dernier livre de Jean ROLIN, Le traquet kurde (éditions POL): « Précision du coup d’œil et acuité de la plume, ROLIN lance ses trilles sur les décombres des empires coloniaux, conclue ce papier intitulé « Drôle d’oiseau« . Lui qui doit regretter que les services secrets français ne recrutent pas d’écrivains, au contraire des anglais, trouve là un fumier idéal pour ses rêveries, à l’instar d’un Patrick DEVILLE ou d’un COATALEM. Sa  chasse au traquet tourne au vagabondage enchanteur : c’est lui qu’on regarde butiner, avec une curiosité inlassable, les livres d’histoire et d’ornithologie. Le gazouillis se fait livre, la plume s’envole pour assouvir notre insatiable besoin d’aventure. » Pour lire cet article

C’est l’occasion de saluer, chapeau bas, Paul OTCHAKOVSKY-LAURENS, qui vient de mourir à  73 ans, dans un accident de voiture sur l’île de Marie-Galante, et qui aura, chez Flammarion et chez Hachette, puis à la tête des éditions POL, fondées en 1983, publié quelques-uns des auteurs marquants de ces dernières décennies, d’Emmanuel CARRERE à Jean ROLIN précisément, et de Camille LAURENS à Patrick LAPEYRE  en passant par Edouard LEVE et Olivier CADIOT. Il avait aussi fait connaître, ou contribué à le faire, Richard MILLET et Renaud CAMUS, qui lui auront donné leurs meilleures livres, avant que leurs croisades idéologiques ne les séparent. Dans un film récemment sorti, Editeur, et vu ces derniers jours au cinéma Galande, à Paris, POL racontait comment il pratiquait ce « métier », en rendant hommage à ceux qui l’avaient précédé , dont Roland CAYROL, lequel disait éprouver autant de curiosité, en ouvrant un manuscrit, qu’en entrevoyant la vie de l’occupant d’un appartement en rez-de-chaussée: c’est cette curiosité diabolique et ce dévouement intégral aux auteurs qui va manquer à la littérature.

Pour lire le témoignage de Jean ROLIN, recueilli par Christophe ONO-DIT-BIOT pour LE POINT

Pour lire celui de S. Amigorena

Cet art si français du portrait…

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« L’inélégance du titre se fait vite oublier, écrit dans le SUD-OUEST Dimanche du 6 décembre 2017 Isabelle BUNISSET, en évoquant la parution de PORTRAITS CRACHES, un trésor littéraire, de Montaigne à Houellebecq (BOUQUINS Robert Laffont). Dès la préface, admirablement écrite, retraçant la longue histoire d’un genre littéraire, tour à tour réprouvé et prisé. Dans cette anthologie à la subjectivité parfaitement assumée, Claude ARNAUD – essayiste, biographe, critique littéraire – révèle le rôle déterminant du portrait et de l’autoportrait dans le tropisme individualiste et l’évolution de la société. S’en tenant presque exclusivement à des textes écrits en  langue française, il en a collecté près de cinq cent, issus de mémoires, romans, poésies, fables, maximes (…) Il faut saluer l’entreprise ardue, l’immense labeur que représente cette somme. Tout comme la finesse des analyses magnifiées par l’élégance de l’écriture. Aucun esprit de célébration compassée. En surface,  tous ces textes sont dissemblables, en profondeur ils communiquent par cette volonté de s’approcher de l’énigme. La chose se retire à mesure  qu’on l’approche. Inlassable quête que Claude ARNAUD nous donne à entendre dans sa belle mélopée. Chapeau bas. »

Pour découvrir cet article in extenso

Pour trouver PORTRAITS CRACHES en librairie

(ph. Hannah Assouline)

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