Charles NAJMAN : 1956/2016

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Douloureux d’évoquer la mort de celui qui fut plus qu’un ami, un frère existentiel, l’un de ces complices et autres alter-ego essentiels sans lesquels l’existence paraîtrait régulièrement insignifiante, absurde, ou même insupportable. Charles NAJMAN était la vie, la gaité et l’intelligence incarnée, une source constante de propositions – vitales, artistiques et intellectuelles – mais aussi de contradiction et de drôlerie : rien d’académique, de professoral, de convenu dans sa façon d’associer les formes, les idées, les êtres, sans respect des frontières et des cloisons établies; parler avec Charles NAJMAN, c’était danser avec son esprit.

Ses obsèques ont été célébrées au cimetière de Bagneux, le vendredi 22 juillet 2016. Il a rejoint son père et son frère Maurice dans le caveau familial devant une foule émue par sa disparition foudroyante. Emmanuelle HONORIN a rendu hommage au compagnon de vie, Olivier ASSAYAS  au cinéaste, Laénnec HURBON à l’amoureux de Haiti, Claude ARNAUD à l’ami, avant Gérard DELAHAYE et Hélène FREDHANDLER, entre autres. 

« JEAN COCTEAU, A LIFE », BY CLAUDE ARNAUD

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Le 27 septembre 2016, Yale University press publie la version anglo-saxonne de la biographe que Claude ARNAUD consacra, en 2003, à Jean COCTEAU. Traduite par Lauren Elkin et Charlotte Mandell, et légèrement adaptée par l’auteur.

Translated by Lauren ELKIN and Charlotte Mandel, Claude ARNAUD‘s biography, Jean Cocteau, A Life, is to be published  by Yale University press, on the 27th of september 2016, in the US, and on november in the UK. Hardcover, 40$, 1024 pages, 6 1/8 x 9 1/4 26 b/w illus. ISBN: 9780300170573.

« Claude Arnaud is a writer and recipient of the 2006 Prix Femina Essai. Author of Chamfort, A biography (The University of Chicago press), he lives in Paris, France. Lauren Elkin is a lecturer in English and comparative literature at the American University of Paris. Charlotte Mandell is an award-winning translator of more than thirty books. »

Discover the cover, the backcover and the jacket…

« Unevenly respected, easily hated, almost always suspected of being inferior to his reputation, Jean COCTEAU has often been thought of as a jack-of-all-trades, master of none. In this landmark biography, Claude ARNAUD thoroughly contests this characterization, as he celebrates COCTEAU’s “fragile genius—a combination almost unlivable in art” but in his case so fertile.

ARNAUD narrates the life of this legendary French novelist, poet, playwright, director, filmmaker, and designer who, as a young man, pretended to be a sort of a god, but who died as a humble and exhausted craftsman. His moving and compassionate account examines the nature of COCTEAU’s chameleon-like genius, his romantic attachments, his controversial politics, and his intimate involvement with many of the century’s leading artistic lights, including PICASSO, PROUST, HEMINGWAY, STRAVINSKY, and Tennessee WILLIAMS. Already published to great critical acclaim in France, ARNAUD’s penetrating and deeply researched work reveals a uniquely gifted artist while offering a magnificent cultural history of the twentieth century. »

Blurbs:

Jean COCTEAU was the artistic ringmaster of 20th century Paris. Claude ARNAUD has written the definitive—and fascinating—life of this artist and impresario, and along the way has clarified mysteries about his sexuality and his collaboration with the Nazis.”—Edmund WHITE

« ARNAUD’s incisive and immensely readable biography of the brilliantly witty albeit flawed COCTEAU is a triumph. Thank God this essential book has finally been translated. Read it and wallow in twentieth-century art and letters. »—John RICHARDSON, author of A Life of Picasso, vols. I–III

Claude ARNAUD’s cornucopian biography give us a marvelous, if in some ways consolingly familiar, portrait of the upper echelons of Parisian aristo artistic circles . . . Simply everybody is here: from MISTINGUETT to Marcel PROUST, Robert de MONTESQUIOU to Anna de NOAILLES, Misia SERT to Natalie BARNEY, we wander through an enchanted period when talent seemed to earn immediate rewards, spiced by an undercurrent of discreet homosexuality. . . . Claude ARNAUDs work is welcome for reminding us just how remarkable its subject was. It is also welcome for its argument that the twentieth century has left few artistic survivors.”—Lachlan MACKINNON, Times Literary Supplement

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PARMI 100 qui comptent pour TRANSFUGE…

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Claude ARNAUD est parmi les 100 écrivains et cinéastes qui comptent pour Transfuge. Dans son numéro 99-100 daté de Juin-Juillet 2016, le Magazine l’inscrit, avec Simon LIBERATI, Charles DANTZIG, Jean-Noël ORENGO, Nick TOSHES, Marie NDAYE, Patrick DEVILLLE, Yannick HAENNEL, dans sa liste de favoris. Pour découvrir le sommaire de ce numéro historique et l’interview que Claude ARNAUD a accordé à Oriane JEANCOURT-GALIGNIANI

Photo: Laura Stevens

La Villa Gillet en danger…

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Des coupes sombres dans les subventions accordées à la Villa Gillet, ce lieu unique qui attire chaque année, à Lyon et dans sa région, des centaines d’écrivains de tout pays et des milliers de visiteurs, font craindre pour l’avenir de ce lieu unique: la villa Gillet organise chaque année les « Assises Internationales du Roman« , le festival des idées « Mode d’emploi« , sans parler des multiples rencontre qui voient écrivains et collégiens se rencontrer dans la région lyonnaise… Une diminution de plus de la moitié des subventions (dont -70% de la Région Auvergne-Rhône-Alpes) laissent entrevoir une restructuration qui impliquera de nombreux licenciements, au lendemain des Assises du Roman. Pour avoir souvent constaté la qualité des échanges proposés, l’implication et l’enthousiasme des équipes concernées – la villa Gillet est l’exemple même de » l’élitisme pour tous » -, Claude ARNAUD encourage à signer la pétition en ligne demandant la restauration de ces subventions, vitales pour la bonne marche de cette institution, dirigée de longue date par Guy WALTER

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La 16° bourse Cioran à Bruce Bégout…

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La 16e bourse Cioran, décernée par un jury composé de Claude Arnaud, écrivain et ancien lauréat, d’Emmanuelle Bensimon-Weiler, directrice générale du CNL (représentant Vincent Monadé, président), de Belinda Cannone, essayiste et romancière, et de Verena von der Heyden-Rynsch, auteure, traductrice et spécialiste de l’œuvre de CIORAN, a été attribué à Bruce BEGOUT pour un projet d’essai intitulé « La Grande fatigue «  – un projet ambitieux, dont la forme aphoristique, ouverte, plurielle, à rebours de tout dogmatisme, exprime avec élégance les perplexités de l’auteur face à l’époque et son ambiance catastrophique« .  Le projet se présente comme « une tentative de compréhension du nihilisme qui caractérise l’Occident depuis le début du XIXe« .
Né en 1967, Bruce Bégout est déjà l’auteur de nombreux essais, publiés pour la plupart chez Allia, dont un remarquable « De la décence ordinaire » (2008) consacré à Orwell, et de quelques romans.
Décernée tous les ans à un essayiste de langue française afin de lui permettre de mener à bien un projet d’écriture si situant dans la lignée du grand essayiste roumain, créée grâce au legs de Simone Boué sur les droits d’auteurs de l’œuvre d’Emil CIORAN dont elle fut la compagne, cette bourse est dotée d’un montant de 12.000 euros. En 2015, elle avait été à l’auteur d’origine mexicaine Santiago ESPINOSA, en 2014, à Jean-Philippe ROSSIGNOL.

Disegni di Cocteau da edizioni Clichy/ Les dessins de Cocteau en Italie

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Edizioni Clichy, à Florence (Italie) publient DISEGNI, un recueil de dessins de Jean COCTEAU, avec la préface que CLAUDE ARNAUD avait donné à leur réédition chez Stock, en France, en 2013 – ici traduite par Tania SPAGNOLI

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Pour lire cette traduction italienne

Le Edizioni Clichy, distribuite in tutta Italia da RCS Libri, pubblicanno DISEGNI, raccolta di disegni di JEAN COCTEAU, collana « Gare du Nord », con la traduzione, a cura di Tania SPAGNOLI, della prefazione di CLAUDE ARNAUD. Leggere questa prefazione

« Le Edizioni Clichy hanno appena ripubblicato in Italia l’introvabile volume di disegni fatto stampare nel 1923 da Jean Cocteau al compimento dei suoi 34 anni, scrive Claudio Castelacci nel Oggi (13 maggio). Si tratta di una straordinaria raccolta di 130 opere inedite nel nostro Paese (Disegni, pagg. 280, euro 19). Il poeta vi ritrae i suoi amici Raymond Radiguet, Pablo Picasso, Erik Satie, Francis Poulenc, ma anche numerose scene di vita quotidiana parigina… » Leggere questa recenzione

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Dans ARTPRESS du mois de juin 2016

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La revue ARTPRESS, dans son édition datée juin 2016, publie un article de Jean-Jacques MANZANERA sur « Je ne voulais pas être moi », le dernier volume de la trilogie autobiographique de CLAUDE ARNAUD:

« Le dernier « roman » de Claude ARNAUD se pose comme une œuvre a la fois pleinement ancrée dans les grandes lignes de la mouvance auto-fictionnelle et assez singulière pour mériter que le lecteur le plus exigeant s’y arrête Construit comme une réponse apparemment indirecte a Qu’as-tu fait de tes freres ? (2010) Je ne voulais pas être moi indique des le titre que le rassemblement identitaire de ses strates de vie constituera l’objectif principal de I’auteur et de son écriture rétrospective du TU au MOI en passant par let(s) JE. Se penser comme « locataire de son être » avant d’en devenir le « propriétaire », sinon serein au moins reconcilié, tel pourrait être I arc de la trajectoire que le lecteur accomplit avec Claude Arnaud
Pas d’exhibitionnisme mais un étonnement dénué de calculs et empreint de douleur au fil de moments dont le cœur demeure, plus encore que les rencontres amoureuses la perte de ses deux frères aînés I’un via un suicide avéré, I’autre de manière plus étrange – presque antonionienne – en mer. « Deux cadavres cohabitent en moi. L’un a le visage rongé par le sel, l’autre les traits soufflés par sa chute libre. Je suis leur vivant tombeau » Claude Arnaud se montre élégant, en quête de l’expression juste qui scande un déroulé ou il ne nous, ni ne s’octroie la moindre concession face à ces temps de l’existence ou s’affirment les vanités de l’amour, des mondanités littéraires ou de I expérience haïtienne durant laquelle s’accentue la nécessite vitale d’un changement de peau Le lointain intérieur est comme exploré jusqu’à I’os d’une possible dissolution avant un possible retour au flux de I’existence. « L’homme arrive novice a chaque âge de sa vie », avait déclare Chamfort qu’Arnaud a commente dans un bel essai ».

Dans LE POINT du jeudi 26 mai 2016

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LE POINT du jeudi 26 mai 2016 publie un article de Claude ARNAUD intitulé « L’Antéchrist de Hollywwod est de retour » consacré à la sortie, aux éditions Tristram, du second tome des révélations de Kenneth ANGER sur l’envers du décor hollywoodien. Voici l’entame de cet article…

« Portées par le succès d’Hollywood Babylone, bible noire racontant le premier Hollywood, les éditions Tristram publient Retour à Babylone, la suite que lui donna en 1986 Kenneth Anger son auteur. Inédit en français, ce brûlot fait revivre l’âge d’or d’une industrie où triomphent le parlant, la couleur et le sexe, mais aussi la drogue et le crime. Avant tout connu comme cinéaste underground (son Fireworks et son Scorpio rising marquèrent Scorsese et David Lynch), Anger avait rédigé le premier tome alors qu’il s’était exilé en France, après avoir reçu une lettre admirative de Cocteau, et qu’il travaillait pour Langlois à la Cinémathèque : seul Pauvert avait osé l’éditer, en 1959, l’Amérique attendit 16 ans… »

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DANS L’OBS, PARMI LES « 10 bons livres à lire pour le printemps »…

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Dans L’OBS daté du 14 mai 2016, Grégoire LEMENAGER  a choisi JE NE VOULAIS PAS ÊTRE MOI parmi les 10 bons livres à lire pour le printemps. Sous le titre « Métamorphoses » il écrit:

« En exergue, Cioran «Les sources d’un écrivain, ce sont ses hontes.» A l’intérieur, une prose qui coule de source, précisément. C’est celle d’un homme qui, voyant la soixantaine approcher, contemple ses métamorphoses et les tragédies qui l’ont ravagé. Prolongeant le déchirant «Qu’as-tu fait de tes frères ?», Claude ARNAUD revient ici sur les tragiques disparitions de ses brillants aînés, sur une jeunesse erratique faite de coucheries en tous genres, sur des engagements révolutionnaires passés de mode, et sur l’individu qu’il est devenu, le jour où il a compris que, «patriarche improbable» de sa famille à 43 ans, il était désormais «l’unique responsable de son sort».

Ce « survivant d’une histoire triste» touchait alors le fond du trou. Il lui restait à découvrir Haïti, «pays sans chapeau» où l’on sait le goût de la vie et des mangues, mais aussi l’être solaire qui allait devenir sa femme, lui qui avait tant aimé les hommes. «Il est possible d’assumer plus d’une identité dans une vie», note ce biographe de COCTEAU. Sa confession est celle d’un enfant du siècle dernier, effaré par ce que sa génération en a fait. Il ne se reconnaît plus, mais s’est trouvé.

« QUI EST CLAUDE ARNAUD? » dans Le Monde des Livres

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Jean-Louis JEANNELLE, dans un article intitulé « Qui est Claude Arnaud? » publié par Le Monde des livres en date du 27 avril 2016, rend ainsi compte de  » Je ne vouais pas être moi », dernier volume de la trilogie autobiographique inauguré avec « Qu’as-tu fait de tes frères? »:

« La fascinante décomposition de sa famille, la relation passionnelle le liant à ses deux frères, sa découverte des révolutions nées des années 1970, son amour des hommes dont les voies inattendues le conduisent aussi à celui des femmes…  : Claude ARNAUD avait déjà brassé l’étonnante matière de son existence dans le merveilleux Qu’as-tu fait de tes frères ? ou dans Brèves saisons au paradis (Grasset, 2010 et 2012). Je ne voulais pas être moi ne donne pourtant jamais une impression de redite, tant son auteur met d’honnêteté et d’élégance à s’adresser à lui-même la question qu’il posait en 2006 à une longue tradition d’« auto-inventeurs »  : Qui dit « je » en nous ? Une exigence l’anime  : « Garder le désir de changer  ». A l’issue de ce parcours désordonné, fait de vivants portraits, de destins gâchés, d’incertitudes douloureuses mais fécondes, ou encore d’un cancer surmonté, Claude ARNAUD peut enfin se dire l’« auteur de [sa] vie ».

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